Visioconférences, apéros Skype : “L’écran n’est pas la présence”

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Comment expliquez-vous l’accroissement très net de l’utilisation de moyens de communication vidéo « en live », tels Skype, WhatsApp video, Facetime, Zoom ?


Actuellement, l’extérieur est perçu comme agressif et le moindre contact avec les autres comme potentiellement dangereux. Vivre confiné est également anxiogène, non pas parce que vivre seul le serait, mais parce qu’il s’agit d’une situation qu’on n’a pas choisie. Or, nous avons naturellement tendance à essayer de contourner la contrainte. C’est en effet une façon de reprendre le pouvoir sur sa vie. Ainsi, continuer à voir les autres alors que c’est interdit est une façon de reprendre du pouvoir sur ce que nous avons à traverser. Pour lutter contre le stress, nous avons besoin d’avoir une vie qui soit la plus normale possible. C’est un système de défense. Regardez les gens qui se sont précipités pour faire des courses. Il y avait certes la peur d’avoir faim, de manquer, etc. Mais je…

Pâques avec les enfants : Jésus est ressuscité, il est vraiment ressuscité

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La résurrection, qu’est-ce que c’est ?


« Jésus est ressuscité ! », se disent joyeusement les chrétiens le jour de Pâques, puis ils répondent par : « Il est vraiment ressuscité ! » Mais qu’est-ce que cela signifie ? Qu\’en ressuscitant, Jésus est revenu à la vie, après être mort. Et qu’il est à nouveau là, présent, avec un corps différent – glorieux – mais…

Pâques avec les enfants : Jésus est ressuscité, il est vraiment ressuscité

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La résurrection, qu’est-ce que c’est ?


« Jésus est ressuscité ! », se disent joyeusement les chrétiens le jour de Pâques, puis ils répondent par : « Il est vraiment ressuscité ! » Mais qu’est-ce que cela signifie ? Qu\’en ressuscitant, Jésus est revenu à la vie, après être mort. Et qu’il est à nouveau là, présent, avec un corps différent – glorieux – mais…

Confinement : Petit guide pour vivre la semaine sainte avec des enfants

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Le « triduum » pascal qui, en latin, signifie « trois jours » s’étend des vêpres du Jeudi saint au vêpres du dimanche de Pâques. L’Eglise célèbre la Passion, la mort et la résurrection du Christ. Les enfants peuvent être associés de différentes manières à ce sommet de la vie liturgique, malgré l’impossibilité de sortir.


JEUDI SAINT


Jardin de Pâques

Si on ne l’a pas déjà réalisé, c’est le moment ! Il s’agit de représenter avec les moyens du bord la Cène, le Golgotha et une grotte fermée par une lourde pierre.


Des ressources chrétiennes en ligne pour les enfants


Fête des prêtres

Lors de la Cène, Jésus institue l’Eucharistie et le sacerdoce. Les volontaires peuvent faire un dessin, un poème, un refrain, un mail qui sera adressé au curé de votre paroisse. C’est aussi le jour par excellence où l’on prie pour tous les prêtres de la Terre, en particulier ceux qui sont décédés ces derniers mois du coronavirus, et les jeunes qui se préparent au sacerdoce.


Lavement des pieds

Nous aussi, nous pouvons nous laver les pieds ou les mains en famille, à tour de rôle, chacun exprimant un « pardon » en mettant le savon et un « merci » en faisant couler l’eau. Un moyen concret pour grandir en humilité et en gratitude.


Procession au reposoir

Mais c’est aussi le début de la Passion du Christ… En cette nuit, il se retire au Jardin des Oliviers en demandant à ses apôtres de rester avec lui et de veiller pendant son agonie. Habituellement, les paroissiens sont invités à une veillée et à une adoration du Saint-Sacrement. Pour ce Triduum 2020 à la maison, il est possible de prévoir une petite procession avec des bougies, du coin prière habituel jusqu’à un petit oratoire édifié pour l’occasion où s’élèvera une croix. Il sera décoré de fleurs, illuminé ; des tapis et des coussins seront placés au sol. Les plus grands qui le souhaitent auront l’autorisation de se relever la nuit pour venir y prier un moment, en union avec Jésus.


5 conseils pour occuper ses enfants sans écrans


VENDREDI SAINT


14 stations

Comment matérialiser les 14 stations ? Selon les âges et les envies, les enfants pourront simplement dessiner une croix sur une feuille, ou bien découper des croix dans du carton, décalquer la scène représentée ou encore réaliser de mini croix avec des bâtonnets d’esquimaux collés. Profitant du temps libre offert par le confinement, Joséphine, Louis-Marie et Augustin, âgés de 7 à 10 ans, ont fabriqué eux-mêmes 13 croix avec des bouts de bois reliés par un brêlage, un nœud appris aux scouts. Avec son opinel, Louis-Marie a écorcé sur chacune un carré où le chiffre de la station a été pyrogravé. La quatorzième, plus grande, servira de croix de procession. Elles seront toutes réparties dans le jardin et la dernière sera fichée devant la cabane qui représentera la grotte. De leur côté, leurs parents ont lancé un appel à leurs carnets d’adresses : « Croyants ou non croyants, confiez-nous une intention de prière et nous la porterons pour vous ! » Un bon moyen de permettre à tous de déposer leur fardeau, leur inquiétude et de les soutenir par la communion spirituelle.


Chemin de croix

Vous pouvez vous inspirer de celui-ci sur le site Idées Caté. Ceux qui le souhaitent peuvent aussi mimer la scène en prévoyant quelques déguisements sobres. On prévoira différents refrains : « O croix dressée sur le monde… », « Aimer, c’est tout donner », « Sur les chemins de la vie, sois ma lumière, Seigneur », « N’aie pas peur, laisse-toi regarder par le Christ », « Grain de blé tombé en terre si tu ne meurs pas », « La ténèbre n’est point ténèbre devant Toi, la nuit comme le jour est lumière », « Sainte Vierge ma mère, laisse-moi te contempler », « Victoire, Tu règneras ».


Lorsque la station s’y prête, la famille peut l’accompagner d’un geste : déposer un caillou à chaque fois que Jésus tombe, entourer la grande croix d’un linge lorsque Véronique lui essuie le visage, embrasser la croix lorsque le Christ est cloué dessus, s’agenouiller lorsqu’Il y meurt, s’appliquer sur les poignets une goutte d’huile essentielle de ravintsara, de lavande ou d’eucalyptus lorsqu’Il est détaché et embaumé, puis une bougie devant le tombeau fermé…


Jeûne

A midi, c’est bol de riz ! Les enfants ne jeûnent pas, mais ils peuvent se contenter d’un repas modeste et fade, en communion avec les enfants qui souffrent de malnutrition dans le monde. Dans le même esprit, ils éviteront aussi bonbons et sucreries aujourd’hui.


L’heure de la miséricorde

Jésus pousse son dernier soupir et expire à 15 h. Peu avant, tout le monde s’arrête ! Petits et grands se rassemblent au coin prière afin d’accompagner le Fils de l’Homme dans ses derniers instants terrestres. Ce moment est vénéré par de nombreux chrétiens dans le monde, depuis que sœur Faustine (1905 – 38) a rapporté dans son Petit journal ces propos de Jésus : « Immerge-toi tout entière en ma miséricorde en l’adorant et en la glorifiant ; fais appel à sa toute-puissance pour le monde entier et particulièrement pour les pauvres pécheurs, car à ce moment elle est grande ouverte à toutes les âmes. À cette heure-là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres ; à cette heure, la grâce a été donnée au monde entier : la miséricorde l’emporta sur la justice. » En famille, on peut chanter le refrain « Par Ta douloureuse Passion, prends pitié de nous et du monde entier. » C’est le moment de confier ceux qui, à cause de la pandémie, meurent seuls à l’hôpital, ceux qui pleurent leurs proches, ceux qui redoutent la mort et ne croient pas dans la vie éternelle. Désormais, l’Eglise catholique a institué le dimanche suivant Pâques le « dimanche de la divine Miséricorde ».


Partage

C’est le moment de penser aux autres ! Quelle action ou quelle association la famille choisit-elle de soutenir financièrement ? Les enfants peuvent aussi réaliser des cartes de Pâques ou des dessins à envoyer à leurs grands-parents, à leurs parrains et marraines ou à des personnes âgées isolées via la plateforme lancée par dix cousins dans ce contexte de Covid19 : https://1lettre1sourire.org/


Si cela n’a pas été fait, pensons aussi à (nous) offrir un panier réalisé par des moines et moniales, un geste solidaire concret et… gourmand ! Rendez-vous sur le site d’un monastère proche de chez vous ou en ligne comme sur le site de l’Artisanat monastique (colis envoyés une fois par semaine, le mercredi, tenir compte des délais de livraison actuellement allongés).


Repas

Un peu de soupe, du pain… Le dîner peut être pris en silence, en écoutant des chants sacrés. La playlist de circonstance de Virginie, mère de 4 enfants : Leçons de Ténèbres de Couperin ou de Charpentier, Passion selon saint Jean ou Passion selon saint Matthieu de Bach, Les Sept dernières paroles du Christ en Croix de Haydn, Stabat Mater de Pergolèse ou de Vivaldi. L’idée est de préserver un certain recueillement dans la maison et dans les cœurs.


5 conseils de « Maman vogue » pour (sur)vivre en famille


SAMEDI SAINT


En théorie, on ne fait rien ! L’inactivité permet de mieux mesurer ce temps qui passe si lentement, le froid d’une journée sans Dieu, qui s’est retiré de la Terre. Dans les monastères, les cloches ne sonnent plus ; certains marquent les heures par une crécelle. Les statues sont masquées à l’aide de tentures violettes. Dans un contexte de confinement, nous vous proposons néanmoins quelques activités à réaliser avec les enfants ! Essayons de les vivre calmement, en chuchotant…


Pas de disputes !

Pour maintenir une ambiance sereine, si on relevait le défi de ne pas se disputer aujourd’hui ? À chaque fois que l’un des enfants (ou des parents) parviendra à retenir un gros mot, une colère, un coup, il ira déposer dans un vase transparent un cotillon coloré de Noël.


Une minute de silence

C’est le jour du grand silence… C’est le jour de la Vierge Marie qui, dans cette longue attente, a gardé la foi – et en elle la foi de toute l’Eglise -, quand tous vacillaient. En nos cœurs aussi, la foi et l’ineffable espérance sont à fortifier. Là encore, la musique aidera, notamment l’hymne acathiste à la Mère de Dieu, chant d’action de grâce cher à la tradition byzantine, composé au VIIe siècle. Il sera proposé aux enfants de vivre une minute de silence afin d’entrer dans ce mystère… plusieurs fois par jour si le cœur vous en dit ?


Décorations

Faute de jolies branches jaunes de forsythia ou de feuillages verts, on les fabrique soi-même. A vos feutres et paires de ciseaux ! On choisit ses couleurs : jaune, blanc, vert, rose ? Et puis on décline, au gré des envies : guirlandes en papier, marque-places pour le repas dominical, œufs décorés, vitraux maison, versets bibliques calligraphiés… N’oublions pas de confectionner des fresques qui orneront les fenêtres.


Fabriquer son cierge pascal

Façonnez une croix rouge à l’aide de la cire de… Babybel. Posez-la sur un cierge puis réchauffez-la à l’aide d’un sèche-cheveux. Lorsque les bords se ramollissent, appuyez fortement jusqu’à ce qu’ils adhèrent. Voilà votre cierge pascal familial, sur une idée des cisterciennes de Boulaur !


Un mur de gratitude ou d’intentions

Un pan de mur peut être habillé de posts-it jaune sur lesquels les enfants auront écrit un merci ou confié une personne chère, isolée, un voisin, etc.


Veillée pascale

Avant que les grands la regardent à la télévision, on peut imaginer une petite veillée pour les plus jeunes. Elle débutera par une procession avec des lumignons, du fond de l’appartement plongé dans l’obscurité, comme dans les ténèbres, jusqu’au au salon où l’on regardera la célébration. Bougies chauffe-plat, cierges pour chandeliers, bougies flottantes… cette année, en guise de feu pascal, on sort tout le stock pour illuminer l’appartement ! On les place dans des pots en verre, avec ou sans sable, avec ou sans eau. Puis on lira en famille l’histoire du Salut, de la Genèse à la résurrection, dans une bible pour les tout-petits.


Chocolat chaud

Comme il se doit, la fin de la cérémonie télévisée sera suivie de l’exclamation « Christ est ressuscité !» à laquelle on répond « Il est vraiment ressuscité ! ». Sauriez-vous le proclamer dans différentes langues ? « Christus ist auferstanden ! » en allemand, « Cristo resucita ! » en espagnol, « Krisztus feltámadt » en hongrois, « Cristo ressuscitado » en portugais, « Kristus dibangkitkan » en indonésien… Les enfants s’amuseront à compléter la liste. C’est tout le peuple des rachetés qui proclame ainsi sa joie ! Avant de s’octroyer un chocolat chaud et quelques douceurs au cacao bien mérités…


DIMANCHE DE PAQUES : on célèbre la résurrection


Alléluia, alléluia, alléluia ! C’est le jour de la grande fête ! Dès potron-minet, les lève-tôt emboîteront le pas de Sainte Marie-Madeleine et se rendront devant le jardin de Pâques. La pierre a été roulée… Il est ressuscité !!! On augmente le son pour que résonne dans tout l’appartement le Alleluia de Haendel ou, dans un autre style, le Jesus is King de Kanye West afin de réveiller les dormeurs. Car une surprise les attend…


Chasse aux œufs 

Les cloches sont passées ! Même dans un appartement, il y a mille possibilités de cachettes… à vos paniers et gare aux recoins, ça va déménager !


Le passage

« Pessah » signifie passage. Passage du peuple hébreu en Terre promise, passage du Christ de la mort à la Vie, notre propre passage de la vie terrestre à la vie céleste où, par sa résurrection, Jésus a réouvert les portes du paradis. Comment le concrétiser en famille ? Prenez deux feuilles A 4. Sur la première, inscrivez « MORT » en noir et en lettres capitales et, tout autour, ce que ce mot évoque pour chacun : « tristesse », « solitude », « isolement », « coronavirus », « peur », « souffrance », etc. Sur la seconde, inscrivez « VIE » de toutes les couleurs et procédez de la même façon en marquant autour : « joie », « douceur », « fête », « éternité », « amour », « chaleur », etc. Ensuite, pourquoi ne pas recouvrir la table de la salle à manger de deux draps blancs, formant ainsi un tunnel. Scotchez par terre, à l’entrée du passage, la feuille « MORT » et à la sortie, à l’opposé « VIE ». Petits et grands se glisseront à quatre pattes dessous et chemineront ainsi, avec force rires, de la mort à la vie.


Habits de fête

Aujourd’hui, chacun se met sur son 31 ! Et si on choisissait d’être en harmonie avec la couleur liturgique en portant tous un vêtement ou au moins un élément blanc, symbole de la résurrection ?


Messe en direct

Là aussi, on soigne le décor : l’ordinateur sera posé sur une nappe blanche, des bougies allumées, un bouquet de fleurs fraîches ornera l’ensemble (une idée expérimentée par Sandrine dont les deux garçons avaient même endossé leur aube pour la messe dominicale). Chhhhhuuut ! C’est parti pour une messe recueillie, en communion avec tous les autres téléspectateurs confinés. Pour sa part, la famille (mélomane) de Virginie a répété un chant d’offertoire « Jésus mon Dieu, mon Sauveur » avec deux guitares (le papa, le garçon) et un violon (la fille).


Table de fête

Après la cérémonie, un apéro rassemblera toute la famille, tandis que les papilles se réjouissent de savourer le menu pascal. La place de chacun est attribuée par un joli marque-place. Dans les assiettes, les serviettes sont pliées façon origami. Les bougies sont réparties sur la nappe blanche. Que la fête continue !

5 conseils pour occuper ses enfants sans écrans

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Ingénieure de formation, Perrine Colignon a toujours cousu. Expatriée à Londres depuis plus de treize ans, elle a découvert des ateliers créatifs pour les kids, un moyen privilégié de partager un bon moment en famille. Sur son site fondé il y a dix ans, elle présente les tutoriels des activités abordables qu’elle a pris plaisir à réaliser avec ses propres enfants aujourd’hui âgés de 7, 11, 13 ans. Et elle fait des émules, puisque son site compte désormais 80.000 visites hebdomadaires.


1) Planifiez ce moment privilégié


Très vite, j’ai voulu initier mes enfants à apprendre de façon ludique mais sans écrans, en faisant appel aux sens, à la motricité fine. Au quotidien, nous sommes souvent pris dans une spirale et, à la fin de la journée voire de la semaine, on réalise qu’on n’a pas fait grand-chose en famille. Passer du temps ensemble n’a pas de prix. En temps normal et plus encore en ce temps de confinement, le loisir créatif permet de se poser autour d’une table et d’un projet. Il engendre le plaisir de créer, de donner forme et vie à des objets inanimés. À plusieurs, on s’entraide, on se donne des idées, on progresse, les idées nouvelles arrivent. Et l’exercice satisfait petits et grands car la réalisation est assez rapide.


2) Préparez l’environnement


Finalement, il n’y a pas besoin de grand-chose : une paire de bons ciseaux, de la peinture, des gommettes. J’achète du papier de soie, des masking tapes (ruban adhésif coloré), des fils chenille, des pompons… Conservez des matériaux de récup’ : magazines, rouleaux d’essuie-tout, boîtes d’œufs, bocaux en verre. Le matériel sera bien trié, entretenu, et les enfants doivent pouvoir le trouver seuls. Évitez simplement les paillettes, par exemple, qui se glissent partout… L’idéal est d’avoir une table dédiée dans une salle de jeux.


3) Proposez et laissez-les disposer


Surtout, ne les forcez pas. Placez les ressources à disposition sur la table et chacun fait ce qu’il en veut. Parfois ils n’auront pas envie, parfois ils trouveront l’activité nulle ; parfois au contraire ils iront d’eux-mêmes farfouiller dans un carton et s’installer à la table. Parfois je m’y mets seule et l’un ou l’autre me rejoint. L’activité manuelle doit rester un plaisir, à commencer pour vous-même !


4) Puisez de l’inspiration


Avec eux, partez de leurs envies et des univers qu’ils apprécient. J’aime bien aussi créer en lien avec la saison ou avec ce qu’ils apprennent à l’école. Lorsque ma fille a abordé les Egyptiens, par exemple, nous avons créé des pyramides en Lego, des sphynx à partir de tubes de papier-toilette. Regardez toutes les productions publiées sur Pinterest, sans pour autant vous comparer car il s’agit souvent de professionnelles… Puisez quelques idées, que vous adapterez à leur âge et à leurs goûts.


5) Libérez leur créativité


Vous êtes prêts ? Alors il suffit de se lancer ! Il n’y a pas d’enjeu, pas de « bon » ou de « mauvais » dans l’art. C’est une manière de s’exprimer librement. Ne submergez pas les enfants de consignes afin de libérer leur créativité. Lâchez prise sur le fait qu’ils ne fassent pas comme vous auriez fait, s’ils préfèrent peindre les feuilles d’un arbre en violet… Observez leur processus de création : ce qu’ils imaginent est intéressant ; ils peuvent même nous donner des idées ! Picasso disait que les véritables artistes étaient les enfants, car ils sont moins formatés, plus spontanés, que les adultes…

 

Expédition virtuelle sur Mars 

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De cet embarcadère où l’imagination nous a déposé, le regard parcourt une vaste étendue désertique aux nuances rougeâtres, comme si le sol raviné était grignoté par la corrosion. Des blocs de rocaille affleurent çà et là, crevant la surface sablonneuse. Au loin, des buttes et des collines aux crêtes écorchées, des falaises ébréchées et des cratères modèlent et crevassent cette terre martienne sèche et froide. Un terrain de roches saillantes et de fines poussières, soulevées par les vents qui, inlassablement, en brossent les reliefs. Quelques gravillons roulent sous nos semelles d’astronaute, d’une netteté telle sur ce sol tavelé que l’on serait tenté d’en cueillir une poignée !


Une perspective inouïe


Devant ce panorama somptueux de Mars, dévoilé sur son site par la Nasa (www.nasa.gov), l’agence spatiale américaine, l’impression de dépaysement est intense. Et si troublante que l’on se surprend à plisser les yeux pour apercevoir, sur notre gauche,…

5 conseils de « Maman vogue » pour (sur)vivre en famille

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Laure d’Alançon est l’auteur de Ma grossesse épanouie (Editions du Rocher, est la fondatrice de Maman vogue, média de référence pour les mères, qui compte 400.000 visites par mois).


1. Redécouvrir la joie d’être maman


N’est-ce pas le rôle fondamental d’une mère de donner de l’amour inconditionnel à chacun ? Au quotidien, nous sommes si souvent dans le rush en permanence, même le week-end, avec les activités extra-scolaires, les invitations d’amis, les départs. En réalité, nous passons peu de temps ensemble, en famille. Or le temps passe vite… Profitons de ce temps qui nous est offert pour nous retrouver, aller à l’essentiel, mieux exprimer notre amour, savourer la chance d’être ensemble.


2. Programmer


Pour éviter l’anarchie et que la maison soit sens dessus dessous, mieux vaut compartimenter ! Il circule sur Internet des chartes familiales du confinement. À chacun de s’en inspirer et de l’adapter pour sa propre famille. Le secret réside dans l’articulation des différents agendas. Pour cela, il faut prévoir des idées pour canaliser l’énergie des enfants pendant que l’on télétravaille, cuisiner avec eux deux ou trois repas, programmer un Skype avec leurs grands-parents, les laisser appeler des personnes isolées…


3. Préserver un moment de solitude


Veillons à ce que chacun puisse trouver un vrai moment en solitude ! Soi-même, pour ne pas péter un câble, les enfants comme les adultes… À tour de rôle, on peut s’enfermer dans une pièce et s’adonner à ce qui nous ressource : lecture, prière, série, séance de sport en vidéo -il y en a pour tous les âges en ligne, écriture, etc. C’est vital. 


4. Prier


Profitons de ce Carême si particulier pour réintroduire des temps de prière en famille : le matin, à midi ou en fin de journée… Cette épreuve nous invite à nous tourner vers Dieu pour déposer nos inquiétudes, demander des grâces pour notre pays, pour nous-mêmes, les personnes isolées, âgées, célibataires. Nous pouvons nous confier à la Vierge Marie, rejoindre des chapelets en ligne, vivre la communion spirituelle.


5. Chouchouter son couple


Pour que les parents puissent profiter d’une soirée à deux, les enfants sont couchés tôt ! Il faut veiller à préserver un temps de qualité et d’échange en couple, faire le point sur la journée, l’organisation, sa manière de gérer le stress, etc. Pour une fois qu’on a du temps, en 5, 10 ou 15 ans de mariage, on en profite pour revenir sur notre préparation au sacrement, ouvrir un cahier de couple, échanger en profondeur. C’est aussi le moment de se projeter et de tirer les conséquences de cet événement qui illustre les limites de la mondialisation et de la consommation : qu’allons-nous changer dans notre manière d’être, de consommer, de voyager ? Si nous nous posons les bonnes questions et agissons, nous sortirons grandis de l’épreuve.

Jeux de société : damez le pion au confinement !

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Certains après-midi, Anne-Sophie et son fils, Ilyes, 6 ans, sillonnent les périlleuses contrées de la préhistoire. En quête d’os, de cailloux ou de bois pour assurer la survie d’une tribu d’énergumènes vêtus de peaux de bêtes. Déplié sur la table du salon de leur maison de Saint-Germain-Laval (77), un plateau de jeu dévoile les reliefs d’un territoire sauvage. 


Quelques personnages en carton, des jetons, des dés, des cartes : en quelques minutes, le décor est planté. « Nous devons partir à la cueillette et à la chasse, nous reposer dans des grottes… Krom est un jeu familial qui apprend à gérer ses ressources. » Parfois, abandonnant les « Kromagnons » à leur sort, Anne-Sophie et Ilyes changent d’époque. Ils se propulsent dans le Ciel interdit pour relever un ambitieux défi spatial : découvrir les mécanismes d’une plateforme expérimentale et réussir à faire décoller une fusée. Le nez pointé vers le plafond, l’engin trône…

Parler du coronavirus et de la mort aux enfants

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Éteignez la télé


Au lendemain des attentats du 13-Novembre, Marie-Frédérique Bacqué a reçu en consultation des parents qui ne comprenaient pas pourquoi leur enfant ne mangeait plus ou dormait mal. Ils n’avaient pas perçu que, sans leur en avoir touché un mot, les enfants avaient été fortement marqués par ce qu’ils avaient vu, même en passant, à l’écran.


Expliquez avec des mots simples


Dites-leur qu’il y a en ce moment une maladie avec un virus (ou un microbe, ce mot imprécis est parfois mieux connu) qui est dangereux ; on peut en mourir, mais, dans la majorité des cas, on vit. Vous pouvez leur décrire les symptômes courants, et expliquer que cette maladie peut toucher les enfants, mais qu’ils se défendent mieux que les parents et les grands-parents. C’est pour cela que toute la famille reste enfermée et que l’on est séparé de gens que l’on aime – amis, cousins, etc. 


Coronavirus : Blois, la ville où même les pigeons se confinent


Dénichez le positif dans la situation


Il faut leur dire que l’on profite de belles journées, de moments ensemble, que l’on va apprendre plein de choses et jouer ensemble ! C’est si rare quand les parents travaillent…


La façon la plus simple d’aborder le sujet de la mort, c’est de commencer par la vie !


Osez parler de la mort


La crise sanitaire peut être l’occasion d’évoquer la mort avec les enfants, d’autant qu’ils vont de toute façon en entendre parler. En réalité, c’est souvent les adultes qui préfèrent éviter le sujet. La façon la plus simple d’aborder le sujet, c’est de commencer par la vie ! Ils aiment à en parler – naître, grandir, etc. –, et la mort apparaît comme la suite naturelle : ils sont capables d’entendre cette vérité. On peut leur dire que tous les êtres vivants sont mortels. En général, on meurt quand on est très âgé ou très malade, mais parfois on décède plus jeune. Et dites simplement en quoi vous croyez. Si certaines questions vous déstabilisent, il ne faut pas hésiter à dire que vous ne savez pas répondre.


Trouver son chemin après la disparition d’un être cher


Rassurez-les


Une fois expliqué que les enfants sont moins touchés et que les parents se protègent en se confinant, n’oubliez pas de leur dire que les animaux domestiques ne craignent rien ! Le fait que le chat ou le chien de la famille puisse tomber malade inquiète parfois un enfant davantage que l’idée que sa grand-tante soit contaminée. 


Enfin, expliquez-leur qu’ils peuvent agir, à leur manière, en adoptant les mesures barrières, qui forment comme un barrage contre le virus pour éviter qu’il ne se propage ; elles évitent de transmettre la maladie. Faites du lavage des mains un moment ludique.


Pour aller plus loin

Pour parler du virus, des bandes dessinées très bien faites sont disponibles sur Coco Virus.

Pour parler de la mort, on peut se référer aux guides réalisés par la fédération européenne Vivre son deuil : 
Comment parler de l’enterrement avec mon enfant ?
Comment parler de la crémation avec son enfant ?

Des ressources chrétiennes en ligne pour les enfants

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Coloriages et activités d’éveil à la foi


Certes, ils n’embêtent plus les paroissiens le dimanche matin, mais mieux vaut occuper les plus jeunes pour que les parents puissent s’unir à la messe télévisée et vivre une vraie communion spirituelle… Sur leur site, les Éditions Mame offrent des coloriages ainsi que des cahiers d’activités, notamment un cahier de dix pages consacrées à la Semaine sainte et à Pâques.


Le carême avec Théobule


Comme chaque année, ces vidéos des dominicains de Lille sont destinées aux enfants de 6 à 11 ans. Témoignages d’enfants, évangile en vidéo, questions expliquées… un contenu riche et accessible. En ce carême 2020, ils invitent ainsi à lire la Bible en sept semaines et à constituer un jeu des sept familles. Pour vous inscrire, rendez-vous sur theobule.org !


Culte en famille


« Aider les familles à vivre, rayonner et transmettre la foi et l’amour de Dieu à la maison », tel est l’objectif de l’association protestante Graines2vie. Ces chrétiens créatifs proposent des idées pour mener une séance familiale qui explorera un passage biblique en deux temps, trois mouvements. Abonnez-vous pour recevoir gratuitement chaque semaine le courriel « Plic » afin de vivre ces « rendez-vous en famille ».


Chanter ensemble et partager des histoires


Aidez-vous de YouTube pour avoir le bon ton, le rythme et l’accompagnement. On s’abonne à la chaîne Sing to God, référence de la musique chrétienne francophone. Notre coup de cœur pour la playlist de « Jeunesse en mission » qui diffuse les 17 titres de son CD J’aime l’Éternel – Kids, réalisés par un chœur d’enfants.


À noter aussi : une partie du catalogue des livres audios Mame sont disponibles gratuitement sur les sites Deezer et Spotify. Au programme : de nombreux chants pour enfants, dont les fameuses Chansons de Loupio, le petit héros de Jean-François Kieffer, mais aussi des récits de la Bible à écouter et plusieurs titres de la très belle collection « Graines de saints » (François, Thérèse, Van et Mère Teresa), de Bénédicte Delelis et Anne-Sophie Rahm.


Construire son chemin de carême… et son jardin de Pâques


L’actualité nous fait parfois oublier que nous sommes en route pour Pâques ! Si vous l’avez zappé, il est encore temps de réaliser votre chemin de Carême. Parmi tous ceux qui existent, on flashe sur le Calendrier de la solidarité développé par Caritas Canada qui nous emmène au fil du fleuve Amazone.


Et pour vivre la Semaine sainte, on met la main à la pâte afin de confectionner son « jardin de Pâques » ! Un peu d’inspiration à puiser parmi les modèles répertoriés sur le blog Choisis la vie.


En lien avec votre paroisse et votre diocèse


Les initiatives se multiplient afin de rester connectés ! N’hésitez pas à vous rendre sur le site de votre paroisse ou de votre diocèse afin de savoir ce qui est proposé. Et pourquoi ne pas envoyer un mail ou une vidéo réalisée en famille afin de manifester à votre curé votre communion ?


Offrir des dessins aux plus isolés


Poèmes, coloriages, dessins, citation inspirantes… vos enfants ont du talent ! Vous ferez des heureux en scannant les chefs-d’œuvres colorés de vos artistes en herbe et en les déposant dans la boîte-aux-lettres de voisins âgés ou à l’Ephad du coin. Certains hôpitaux affichent aussi les œuvres qui auront été scannées et envoyées par mail. Sollicitez votre curé ou l’équipe de pastorale de la santé pour connaître les besoins et les adresses.


Des films spirituels à (re)voir en famille


Réseau international lancé en 2000, NetForGod est une mission de la communauté du Chemin Neuf qui produit chaque mois un documentaire de trente minutes. Il en existe aujourd’hui une centaine, parmi lesquels « Les moines de Tibhirine » ou « Martin Luther King ». Celui du mois dernier, « Sicile, terre d’accueil – Rencontre avec l’humanité blessée » nous immerge dans trois centres d’accueil pour migrants, à Palerme. Retrouvez-les gratuitement en streaming sur netforgod.tv !


En DVD sur le site de sajedistribution.com ou en VOD sur lefilmchretien.fr (5,99€ par téléchargement ou 9,99€ l’abonnement en streaming pour un mois), c’est le moment de faire le plein de films chrétiens. Animation (L’Incroyable histoire de Jésus est accessible dès l’âge de 6 ans), vies de saints (Philippe Néri, Don Bosco, Bakhita, Mère Teresa…), comédies (Tout mais pas ça !, plutôt pour les adolescents), etc. Parmi les 70 titres du catalogue, vous devriez trouver de quoi répondre aux aspirations des petits comme des grands.