5 conseils pour élever ses enfants dans la joie

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En tant que parent, à l’instar de l’apôtre Paul, on ne fait pas toujours le bien que l’on voudrait faire… Parents de quatre enfants et grands-parents, Walter et Patricia Stuart comptent 52 ans de mariage et ne cachent pas les difficultés surmontées. Psychothérapeutes et formateurs en relation d’aide, ils proposent des fondations pour une vie familiale chrétienne heureuse.


Définissez vos priorités


« Les foyers sont gagnés par les mensonges de la société : gagner plus, avoir davantage, être puissants… Courir après ce modèle fallacieux et inaccessible nous rend insatisfaits, et nos frustrations rejaillissent sur nos proches. Apprenons à vivre le moment présent, là est la joie. N’attendez pas le week-end, les vacances ou la retraite pour être heureux en famille. C’est maintenant qu’il faut vivre et savourer les petits moments d’amour et de joie partagés. Qu’est-ce qui est important pour vous aujourd’hui, à cette étape de votre vie ? Définissez vos…

7 idées de sorties amusantes avec les enfants

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Théâtre : Le Chat botté


Le Chat botté est un des héros (ou plutôt antihéros) les plus célèbres de la littérature. Pourquoi donc se lancer dans une nouvelle adaptation, une nouvelle interprétation ? Peut-être à cause de ce qui fait la magie des « grands » textes : leur intemporalité. Ici, l’artiste et metteuse en scène Rébecca Stella, spécialiste des contes initiatiques, après avoir monté les Malheurs de Sophie et Un bon petit diable, actualise le texte de Charles Perrault. Le chat est une chatte, masquée, sorte de Catwoman prête à tout pour faire de son maître un puissant riche. Très gai et coloré, l’univers graphique de la pièce nous plonge dans le jeu de ce personnage fripon qui fait l’apologie de la ruse et de la tricherie. Un moment délicieusement burlesque, qui prolonge l’histoire de ce chat magique.


Jusqu’au 6 janvier 2018, au théâtre de l’Œuvre, Paris IXe. www.theatredeloeuvre.com À partir de 4 ans.


Cirque : Le Nouveau Monde


Gilles Cailleau s’est réveillé un matin excédé de faire des cauchemars toutes les nuits. Des cauchemars sur notre monde et ses horreurs. Migrants qui meurent en mer, guerres sans fin, chômage, solitude… Mais comment s’amuser de notre époque où tout semble partir à vau-l’eau ? C’est la question que se pose, à 53 ans, le comédien, musicien, poète, mime, magicien. Avec des poèmes, des jouets, des poupées, une guitare, des bouts de bois ou des morceaux de fer, il détourne le tragique pour alléger, un peu, les choses. Sur une scène à 360° où le public est tout près de lui, il tente de rassembler, de partager, « pour aller mieux ». Et il dit que ça marche ! Un moment poétique où l’on souffle et où l’on rit, à déguster en famille.


Du 15 au 23 novembre, au Théâtre national de Nice (06), www.tnn.fr En tournée en 2018 : www.attentionfragile.net À partir de 10 ans. 


Festival : Le Txiki Festival


Marre de voir vos chérubins passifs devant les écrans ? Emmenez-les faire un tour au Txiki (« petit » en basque) Festival de Biarritz ! Son ambition est justement d’apprendre aux bambins à analyser les images et à en fabriquer eux-mêmes pour leur permettre de devenir des spectateurs actifs, des producteurs responsables et des citoyens éclairés. Au menu de cette cinquième édition, placée sous le signe du rêve : des ateliers d’initiation à la photo, à la radio ou à la réalisation de film, mais aussi des projections de courts métrages d’animation qui déboucheront sur l’attribution de deux prix par deux jurys d’enfants. L’occasion pour les petits de commencer à exercer leur esprit critique et à se confronter au débat. Et pour la première fois, l’événement s’exportera aussi à Bayonne et dans le Gers.


Du 25 au 29 octobre à Biarritz (64).Et aussi à Bayonne et dans le Gers. Toutes les infos : www.txikiproductions.com À partir de 6 ans. 


Salon : Kidexpo. La Vie de Jésus en Playmobil


Comme les années passées, le diocèse de Paris sera au salon Kidexpo, durant les vacances de la Toussaint. Dans un espace de 30 m2, les jeunes visiteurs pourront découvrir une maquette géante de la Terre sainte, avec personnages, décors et animaux… en Playmobil. Des animateurs bénévoles accueilleront les enfants pour parler avec eux des épisodes de la vie de Jésus. Une maquette d’église montrera que la vie chrétienne est une réalité d’aujourd’hui. Des tables permettront aux plus jeunes de colorier des scènes d’Évangile et aux pré-ados de répondre à des quiz. Dans ce temple de la consommation, le diocèse de Paris offre un moment gratuit d’émerveillement et de culture religieuse.


Du 26 au 30 octobre, porte de Versailles, Paris XVe. www.kidexpo.com À partir de 7 ans. 


Ciné : Zombillénium


Les lecteurs du journal Spirou ont fait le succès de la bande dessinée Zombillénium, qui a inspiré ce film d’animation, d’Arthur de Pins et Alexis Ducord. Ils y retrouveront le même décor, un parc d’attractions peuplé de monstres, mais qui ne font pas vraiment peur puisque le ton est à l’humour sur fond de luttes syndicales. Momies et morts-vivants revendiquent plus d’égalité dans les salaires ! Design élégant, clins d’oeil à Twilight, clip musical et léger conflit sentimental entre une petite fille en quête d’amour et son papa : les pré-ados s’amuseront et seront touchés. Sans trembler.


En salles le 18 octobre. À partir de 8 ans.


Expo : Hello My Game Is…


Dès le début 2017, de drôles de bestioles ont investi le Musée en herbe. Des petits monstres pixellisés en mosaïque, tout droit sortis du jeu vidéo Space Invaders. L’artiste de street art Invader, à l’identité toujours inconnue, a installé son atelier dans cet espace parisien parmi les plus originaux dédiés aux enfants. Dans quatre salles on pourra découvrir à l’aide d’une carte interactive, de bornes de jeu ou d’un mur de magnets ses « envahisseurs » qu’il a collés dans le monde entier. En outre, une photo de l’atelier de l’artiste permet de l’apercevoir au milieu de ses outils. Peut-être arriverez-vous à le dévoiler ? Qui sait…


Jusqu’au 7 janvier 2018, au Musée en herbe, Paris Ier. musee-en-herbe.com À partir de 3 ans. 


Expo : René Goscinny, au-delà du rire


Mis à part ses personnages mythiques (Astérix, Obélix, Lucky Luke, le Petit Nicolas) et ses 500 millions de livres vendus à travers le monde, traduits dans plus de 150 langues, que savons-nous de René Goscinny ? Si peu de chose. Et pourtant… Avec cette rétrospective proposée par le musée d’Art et d’Histoire du judaïsme en partenariat avec l’Institut René-Goscinny de Paris, on réalise que la vie du dessinateur, né en 1906, fils d’émigrés juifs originaires d’Ukraine et de Pologne, mérite d’être connue. Dès le début, une photo de lui encore bébé, les yeux immensément ouverts et les doigts gourmands, donne le ton : un virtuose au parcours incroyable est né. Dans les premiers croquis, réalisés pendant les années 1940 et inspirés de l’actualité politique, on reconnaît les figures parodiées de Churchill, Staline, Hitler ou Laval. On comprend alors que Goscinny a toujours été un poil rebelle, subversif, et que le « rire goscinnyen » part d’une volonté farouche de construire du comique, tant dans les dessins qu’il a faits pour la presse que dans les livres qu’il a signés ou même dans Pilote, le premier magazine de BD destiné aux jeunes, qu’il a créé en 1959 avec les plus grands (Albert Uderzo, Morris, Sempé et Jean Tabary). « Car mon but, ce n’est pas d’instruire, mais d’amuser », philosophait l’artiste. Mais ne peut-on pas s’instruire en s’amusant ? D’une planche à l’autre, une frénésie incroyable se dégage, et on ne sait plus où donner de l’oeil. Un régal.


Jusqu’au 4 mars 2018, au musée d’Art et d’Histoire du judaïsme, Paris IIIe. www.mahj.org À partir de 10 ans. 

“Ma famille est toxique“

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« Depuis 4 ans maintenant, je fais silence radio avec ma mère qui a 80 ans, ma sœur, mon beau-frère, mon frère, ma tante, sœur de ma mère…. Et ma fille a voulu rompre ce silence depuis 1an, car elle avait besoin de réponses à des questions qu’a priori il n’y avait que moi qui pouvait lui apporter…

Pourquoi ce silence ? Pour plusieurs raisons : la première, ma tante (porte-paroles de ma sœur et ma mère) a accusé mon époux actuel de voyeurisme à l’encontre de ma fille… c’est pure calomnie ; la deuxième, après avoir signé une donation-partage, ma mère souhaitait me faire signer une donation transgénérationnelle pour le déshériter… chose que j’ai refusée.

Je vous épargne les coups-bas de ma sœur.

Plusieurs précisions pour connaître le contexte. Depuis que j’ai divorcé avec le père de ma fille, ma famille a bien voulu m’aider matériellement parlant (aide que j’ai acceptée, à contrecœur, et à mon grand désarroi). J’ai commencé la boisson à cette période jusqu’en 2008, je suis abstinente depuis 9 ans. J’ai pris de la distance avec cette famille qui régentait ma vie ; je n’ai jamais eu ma place de cadette dans cette famille, j’ai été mise de côté plusieurs fois, etc.

Comment est-ce possible de renouer avec ma famille alors que, depuis un moment, j’ai compris que c’était des personnes toxiques dans tous les domaines de ma vie ? Et pourtant ce n’est pas facile tous les jours de vivre avec cette idée. C’est un combat permanent. Même ma fille m’a dit que sa grand-mère parle souvent de moi et qu’elle souhaitait que je renoue contact avec elle… Je lui ai répondu que, pour sauver ma santé mentale, cela m’était impossible.

Je crois bien que pour moi la famille c’est fini…

Désolée pour la longueur de ce message et merci de m’aider à trouver une solution, si tenté qu’il y en ait une…

Bien cordialement à vous,

Anne

P.S. Mon père était alcoolique ma sœur et mon beau-frère sont dans alcoolisme… »


> La réponse de Jacques Arènes :


C’est clair, votre mari n’est pas bien accepté. J’ai une question : êtes-vous sûre que, vis-à-vis de lui, tout est pure calomnie ? Qu’en pense, par exemple, votre fille, la première concernée par l’accusation qui est faite ?


Vous répétez comme un leitmotiv que cela n’est pas possible, que c’est fini, que votre famille est toxique… Personne ne vous oblige à renouer avec eux, et vous dites non de toute votre force. Mais, au fond de vous, cela résiste. Et c’est aussi la voix de votre fille qui vous fait douter, et redouble la petite voix intérieure qui y croit encore. Parce que votre fille tient à ce que vous repreniez le contact. Elle semble se cacher – à moins que cela ne soit vous – derrière la demande de sa grand-mère, et d’autres encore (je n’ai pas cité toute le courriel). Mais c’est aussi elle qui vous le demande, sans pourvoir le formuler à la première personne. Personne ne vous oblige, mais ces deux petites voix, intérieure et extérieure, ne vous laissent pas tranquille. Et vous poussent au moins à y réfléchir. Et peut-être à vous décentrer de votre opinion.


Le lecteur est intrigué par la toxicité, réelle ou virtuelle, qui circule dans la famille, l’alcool, la médisance ou la calomnie, comme si c’était un destin. Vous soulignez d’ailleurs, en guise de postscriptum, votre « hérédité » en termes d’alcool. Comment se débarrasser de ce qui colle à la peau et à l’âme ? Vous y êtes pourtant arrivée pour la dépendance à l’alcool. Pour ce qui concerne les paroles fielleuses, et votre « dépendance » à une famille « toxique », c’est plus difficile. Cela « colle » encore plus à l’être que n’importe quelle addiction. C’est vrai qu’il existe des groupes où les langues ne savent pas se tenir.


C’est alors très courageux de ne pas se laisser prendre par une ambiance générale où les personnes sont trop proches et où, en même temps, la bienveillance n’est pas au rendez-vous. C’est pourtant la première chose à faire ou plutôt à ne pas faire ; ne pas consentir à la toxicité qui s’insinue partout. Vous avez le pouvoir – c’est le seul que vous avez – que tout cela ne passe pas par vous. Vous avez exercé jusqu’ici ce pouvoir en vous retirant du jeu. Ne plus les voir, c’est ne plus risquer de blesser ou d’être blessée. Est-ce possible autrement ? C’est la question risquée que vous pose votre fille. Vous n’êtes plus dépendante à l’alcool, il s’agit alors de ne plus vous montrer dépendante vis-à-vis de votre mère, de votre sœur, comme vous l’étiez auparavant, financièrement sans doute, mais aussi affectivement. L’autonomie la plus achevée n’est pas de complètement couper les ponts, mais de trouver une juste distance, et de ne pas avoir besoin constamment du regard et de la reconnaissance de l’autre pour avancer.


Si vous en êtes arrivée là, il est peut-être possible de renouer, non pas comme si de rien n’était, mais simplement pour que le lien existe, sans non plus être dévorée par lui. Votre mère et votre sœur n’ont peut-être pas changé. Vous si. Pour cette raison votre fille devenue adulte vous pose la question du lien. Répondez-y sans vous presser, et prenez le temps de discerner si vous êtes assez forte pour cela. Un paramètre est important : votre mère n’est pas éternelle. Vous avez du temps, mais vous n’avez pas tout le temps.

“Mes beaux-parents nous mettent la pression pour avoir des enfants“

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« Je ne sais plus trop comment m’y prendre avec mes beaux-parents. Nous avons de bonnes relations mais depuis quelques temps, je sens comme une forme d’intrusion dans notre couple. Tout est parti de notre choix de vie et de leur forte envie de devenir grands-parents. Ceci est une situation inconfortable dans notre couple… Cela fera plusieurs années que nous sommes ensemble, avec 5 ans de vie commune. En effet, lorsque nous nous sommes mis en couple au lycée, nous savions déjà que notre relation serait sérieuse. De mon côté, mes parents sont divorcés et viennent d’un pays outre-mer. J’ai beaucoup de frères et sœurs. Nous entretenons des liens très forts. Mes parents, quels que soit leurs différends, m’ont toujours poussé à faire des études, à être indépendante et me poussent à partir de la région, voire du pays comme ils l’ont fait, si je dois trouver du travail. Du côté de mon ami, la séparation pour faire des études a été un peu plus compliquée. Il faut savoir que c’est le seul de sa famille à vouloir faire des études… D’ailleurs, il en a un peu souffert car il y a eu des discussions houleuses à ce sujet. Beaucoup d’incompréhension de leur part sur son envie de partir du cocon familial.

Lorsque j’ai eu mon baccalauréat, nous avions proposé à nos parents respectifs de vivre en « colocation » tous les deux, puisque nous allions étudier dans la même ville. Au final, cela s’est fait très naturellement. Bien que nous soyons jeunes, nous savions très bien ce que l’on voulait pour nous et notre couple. Vivre en couple nous a permis de traverser les moments difficiles vis-à-vis de nos études ensemble, et travailleurs comme nous sommes, nous nous sommes dit que nous ferions un sacrifice de quelques années pour atteindre nos objectifs. A ce moment-là tout va bien pour nous deux, il y a quelques réflexions des beaux-parents, mais nous n’y prêtons pas attention.

En effet, au tout début, on ne prêtait pas trop attention à notre petite vie. Contrairement à son frère aîné, on ne nous offrait pas de “smart box” pour partir en vacances alors que l’on savait que nous n’en prenions jamais. Cependant, depuis que celui-ci s’est séparé de sa compagne on dirait que l’espoir de devenir grands-parents s’est projeté sur nous. Il est vrai que notre couple devient sérieux. Et pour le moment, nous ne sentons pas l’envie de fonder une famille juste après la fin de nos études… Pour le moment nous souhaitons pourtant profiter de la vie, de notre couple.

Aujourd’hui, notre rythme de vie s’est intensifié. Mon ami est sur sa dernière année d’étude et a potentiellement trouvé du travail à l’étranger. De mon côté, je l’ai toujours poussé, comme il a fait pour moi, à dépasser ses limites. Malheureusement ses parents l’ont mal pris. “Pourquoi partir d’ici ? Tu peux trouver un travail moins prestigieux et rester. Quand vous aurez des enfants, ceux-ci n’auront pas leurs grands-parents à côté et donc pas de repères.” Au début, ce sont des plaisanteries, mais à force de nous le rabâcher, j’ai envie de leur dire stop…  

De mon côté, je ne leur réponds jamais car sur le moment, je suis outrée que je ne sais pas quoi dire. Et par respect, je me tais…Cependant, leur envie d’être grands-parents, surtout pour ma belle-mère, se fait de plus en plus forte. Mon ami n’y prête plus attention car, de toute façon, il veut partir. En revanche, de mon côté je le prends très mal vis-à-vis de ses parents car je sens comme une forme d’intrusion, mes propres parents ne réagissent même pas de cette manière… Plus ils m’en parlent, moins j’ai envie de fonder une famille, car j’ai peur qu’ils nous sautent dessus. J’ai envie qu’ils comprennent que nous sommes grands, que nous faisons les choix à deux et non à quatre. Nous n’avons pas besoin de leur approbation pour avancer mais seulement qu’ils acceptent et nous laissent le temps de nous construire… 

Comment faire pour poser ses limites sans offenser les uns et les autres ? Comment s’imposer en tant que femme et homme car nous ne sommes plus des adolescents ? Et surtout, pourquoi cette forte envie de devenir grands-parents alors que nous-mêmes ne voulions pas devenir parents pour le moment ? Et pourquoi le projeter sur nous ?

Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire, je souhaite à tout prix éviter les conflits mais lorsque trop de réflexions s’accumulent, j’ai tendance à exploser jusqu’à couper les ponts… et c’est surtout ce que je souhaiterais éviter. »


La réponse de Jacques Arènes :


J’ai coupé une partie de votre lettre, pour vous conserver une part d’anonymat, et celle-ci égrène divers exemples de la manière dont vous ressentez vos beaux-parents comme cherchant à vous instrumentaliser, aux profits de leurs propres désirs. Parce qu’en fait, il ne s’agit pas de votre désir, mais du leur. En tous cas, vous le percevez comme cela. Vous le ressentez d’ailleurs plus crument que votre ami, qui a l’air de prendre quelque distance vis-à-vis de la situation.


En fait, votre lettre est un mixte d’un vœu affirmé d’indépendance et d’une forme curieuse de dépendance, vis-à-vis de ce qu’on vous dit, des « réflexions » qui vous sont adressées, selon votre expression. Leur attente est « trop ». Et elle est d’autant plus exacerbée que vous avez pris de la distance, votre ami et vous, ne serait-ce qu’en pilotant avec une grande volonté tous les deux le bateau de vos études, qui sont importantes pour l’un et pour l’autre.


Votre vie commune, telle qu’elle s’est déployée, échappe en quelque sorte à leur « système ». Vous n’avez pas « besoin » d’eux, et ils vous l’ont fait payer. En avantageant financièrement, par exemple, tel frère plus proche d’eux. Il n’est pas rare que des avantages indument accordés à un membre d’une fratrie soit aussi un fil à la patte, payé au prix fort par une forme de dépendance. Cela n’est pas votre cas, et vous leur échappez, mais, en même temps, vous constituez actuellement leur seul espoir de petits enfants. Cet espoir détient une telle force qu’il sera difficile d’éviter leurs « réflexions » si vous continuez à les voir. La pression affective va donc continuer, directement ou indirectement.


Il s’agit donc de leur dire clairement que vous n’en êtes pas à ce moment-là de votre vie, en leur demandant de ne pas insister. C’est cela ne plus être adolescent : affirmer votre propre position, non pas comme une revendication, mais comme une réalité à laquelle ils doivent s’habituer. Ce serait encore mieux que cette position soit soutenue à deux, pour lui donner plus de force, si les remarques désagréables envers vous se poursuivent.


Il y a aussi quelque chose que vous devez élucider : vous expérimentez une situation « étrange » dans laquelle vous demeurez géographiquement loin de votre famille d’origine, pourtant si proche affectivement, alors que vous êtes en proximité « physique » avec la famille de votre ami, tout en tentant de vous préserver d’elle. Il est difficile ainsi de trouver un équilibre. Je vous pose alors une question plus personnelle : qu’en est-il quand vous sortez du « nous » ? Quand vous relatez votre trajectoire, ce « nous » est constant. « Nous sommes grands », « nous faisons les choix à deux », qu’ils « nous laissent le temps de nous construire », etc. Ce « nous » est heureux et cohérent. Vous vous êtes battus tous les deux pour avancer. Votre couple est, en quelque sorte, aussi une famille ; il constitue un refuge et une ressource. Et cela vous a été utile, si loin de vos parents, qui n’ont pas pu, quant à eux, faire couple jusqu’au bout.


Quittez cependant un peu le « nous », pour connaître votre propre désir. Notamment votre désir d’enfant ; qui n’est sans doute pas, comme vous l’affirmez, aujourd’hui réel. Écoutez cependant ce que vous vous racontez à vous-même, en dehors du bruit fait par votre belle-mère d’un côté, et en dehors de cette nécessité de « construire » votre existence, d’un autre côté. Vous avez mobilisé pas mal de courage dans le passé, et vous voulez maintenant profiter de la vie. C’est tout à fait respectable. Même si ce n’est pas le moment, laissez-vous aller à rêver à comment cela sera quand vous aurez envie d’un enfant, dans un futur plus ou moins proche. Où vous aimeriez alors vivre, et auprès de qui ?


En pensant à tout cela, il est possible que vos parents vous manquent. Votre « nous » très solide, vous l’avez aussi édifié pour faire face à ce côté étrange de votre vie commune avec, du côté de la famille de votre ami, ce « trop » de pression, alors que, du côté de votre famille d’origine, vous avez un goût de trop peu… Cette « étrangeté » qu’il a fallu affronter, a suscité le côté déjà très adulte de votre couple, mais elle a aussi généré ce parfum de manque avec lequel vous aurez à cheminer…

Sapristi ! Soyez polis, les petits !

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Dans la cour de récré ou à l’entraînement de foot retentissent parfois, de la bouche même de nos chères têtes blondes, des mots fleuris à faire rougir un régiment d’artillerie. Plutôt que de faire la sourde oreille, les parents veilleront au grain. C’est l’une des recommandations de la psychologue Gene Ricaud-François, dans son ouvrage Tiens-toi droit(e) !


Pourquoi dit-on des gros mots quand on est enfant ?


Plusieurs raisons l’expliquent : le mimétisme, le goût de l’interdit, l’affirmation par la transgression. C’est aussi un moyen facile de faire réagir ses parents ! Lorsque l’enfant grandit, les gros mots permettent d’être accepté dans un groupe, de faire rire les…

Qui sont les nouveaux profs ? 

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Pour la première fois cette année, Jérôme a aidé sa fille à préparer trousse et cahiers la veille de la rentrée. Mais, le jour J, il ne s’est pas attardé à discuter avec les parents de ses camarades. Car cette fois, c’est en coulisses qu’il se trouvait, dans le rôle de professeur des écoles, avec une classe de petite et moyenne section. À 38 ans, après 15 ans dans les études de marché, le Montpelliérain vient en effet de réussir le concours. « Je ne pensais pas que cela marcherait du premier coup, c’est une belle surprise », se félicite l’enseignant stagiaire. Las de jongler entre panels et statistiques, il aspirait à « remettre l’humain au cœur de son travail » et la paternité avait éveillé en lui le goût de la transmission. 


Un changement de voie atypique ? Pas tant que ça. D’après le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) et son rapport sur « L’attractivité du métier d’enseignant », ce type de reconversion serait en hausse. En 2015, 14,9% des admis aux concours du premier degré étaient salariés ou fonctionnaires hors Éducation nationale, contre 8,4% en 2005. Si l’on y ajoute les personnes inscrites en tant que demandeurs d’emploi, la proportion des lauréats ayant eu une première vie professionnelle s’élève à 25%. Le phénomène est moins prononcé du côté du secondaire (14% des lauréats du Capes), mais il gagne là aussi du terrain. « On rencontre de plus en plus de collègues venant du secteur privé, confirme Angélina Bled, chargée des questions de carrière pour le syndicat SE-Unsa. Certains sont attirés par l’utilité sociale du métier. Dans un contexte d’incertitude économique, la stabilité que représente le statut de fonctionnaire joue aussi. En revanche, il est plus rare qu’il s’agisse de revenir à un rêve d’enfance. » Comment ces espoirs se confrontent-ils au terrain ? Étape par étape, retour sur les dilemmes et les surprises de ces jeunes profs de 30, 40 ou 50 ans.


Le temps du déclic


En mars 2017, Jérôme planchait encore sur les commandes d’un institut d’études. En mai, il passait le concours de recrutement des professeurs des écoles. Derrière ce calendrier serré se cachait une réflexion entamée quelques années plus tôt : « J’ai réalisé que tout s’était enchaîné à partir d’un premier stage en école de commerce et que je n’avais en réalité jamais vraiment choisi le secteur dans lequel je travaillais. » Il a alors pris un congé personnel de formation, s’est même essayé à l’immobilier, avant que l’enseignement l’emporte. Mieux vaut d’ailleurs mûrir sa décision dans un monde où les virages suscitent encore la perplexité. 


« Quand je me suis lancée dans les concours, j’ai dû affronter beaucoup d’avis négatifs de la part de gens qui, peut-être, n’avaient eux-mêmes jamais osé aller au bout de leur rêve !, se souvient Marie-Aude, ancienne ingénieure en environnement. C’était assez difficile à gérer dans la mesure où je ne voyais pas encore les bénéfices de ma démarche et devais sacrifier congés et loisirs à mes révisions. » N’aurait-elle pas mieux fait d’évoluer dans son secteur ? « Face au doute, je me rappelais aussi combien j’avais aimé animer des formations pour des collègues. » Et 10 ans plus tard, à 45 ans, depuis une école privée de région parisienne, elle avoue dans un rire ne rien regretter. 


Primaire ou secondaire


Enseigner, oui, mais dans quel contexte ? Quand on a une passion ou une expertise dans un domaine précis, les postes en secondaire peuvent aider à les valoriser. C’est ainsi que Pierre Barrault est devenu professeur de vente en lycée professionnel à 54 ans, après 25 ans en tant que commercial dans l’industrie informatique. Quant à Annie Liétout, forte d’un diplôme d’anglais et d’une carrière d’interprète et d’acheteuse dans l’œnologie, elle s’est naturellement tournée vers la langue de Shakespeare quand elle a choisi d’enseigner, à la quarantaine. 


Avec son master en aménagement du territoire, Julien Verdet aurait pu, dans la même logique, capitaliser ses connaissances en géographie. Mais, ayant beaucoup travaillé en centre de loisirs lorsqu’il était étudiant, il préférait retrouver ce public d’enfants qu’il avait apprécié, sans se cantonner à un domaine. « Le professeur des écoles prend en charge tout le programme d’une classe, ce qui lui permet de monter des projets transversaux et enrichit le métier », ajoute Delphine Guichard. À ces préférences peuvent s’ajouter des considérations pratiques : « Dans le premier degré, les concours s’organisent par académies, ce qui garantit aux candidats de rester dans leur région. Dans le secondaire, cela se joue au niveau national, ce qui fait qu’un Bordelais peut très bien être nommé à Créteil », rappelle Angélina Bled du SE-Unsa. Une réalité qui a conforté, par exemple, Jérôme dans son choix du primaire. 


Le recrutement dans le privé donnant plus de marge au chef d’établissement, c’était l’occasion de valoriser l’expérience acquise dans ma première carrière.

– Mathieu Bouteloup, ex-avocat


Public ou privé


Croyante et pratiquante, Marie-Aude a apprécié de partager cette année des temps de prière avec ses élèves pendant le carême, « dans le respect des convictions de chacun », souligne-t-elle. Mais ce n’est pas la foi qui l’a poussée à choisir l’enseignement privé. « Dans une ambiance catholique, face aux demandes de la direction, je baisse peut-être plus facilement la garde que je ne le faisais en entreprise. Or il faut se méfier du management à l’affectif et protéger son espace personnel », témoigne l’ancienne ingénieure. Sa décision, prise il y a 10 ans, tenait aux bons échos qu’elle avait eus sur l’année de formation dans le privé et l’accent mis sur le travail d’équipe. Pour Mathieu Bouteloup, ex-avocat, c’est une autre considération qui a joué : « Le recrutement dans le privé donnant plus de marge au chef d’établissement, c’était l’occasion de valoriser l’expérience acquise dans ma première carrière. » Mais si les candidats doivent indiquer leur choix lors de l’inscription et passer un entretien avec des représentants de l’enseignement catholique, « les épreuves de concours sont les mêmes et les barèmes d’admission aussi », fait-il remarquer. 


Les aléas des concours


« Même si l’on a déjà un bac+5 et de l’expérience en entreprise, il faut refaire ses preuves en passant par un concours, puis par une formation intensive. Étudiant ou quadragénaire en reconversion, on est tous dans le même panier et c’est une impression assez étrange de revenir sur les bancs de la fac quand on a déjà animé des réunions en milieu professionnel », raconte Julien Verdet, 33 ans, lauréat en 2015 dans l’académie de Rouen. Si le pas n’était pas facile à franchir, Julien s’était néanmoins inscrit un an auparavant dans une École supérieure du professorat et de l’éducation (Espe) pour préparer le concours. « J’ai quitté mon emploi et pris un contrat de surveillant de lycée pour me consacrer aux révisions, vu que les notes obtenues sont déterminantes pour les affectations. »


Les chances fluctuent aussi selon les années et les disciplines dans le secondaire, ou selon les régions dans le premier degré. En 2017, par exemple, 37,4% des aspirants professeurs des écoles ont été admis à Paris contre 74% à Versailles, 25% à Rennes et… 13% en Corse. Candidate malheureuse dans l’Ouest, Christelle, 50 ans, souligne que la porte de l’enseignement reste malgré tout ouverte, l’Éducation nationale recrutant régulièrement des contractuels pour effectuer des remplacements. Mais, au-delà du bonheur d’aider ses élèves à progresser, cette ancienne assistante de direction change plusieurs fois d’école en cours d’année et avoue « une certaine amertume face à la précarité de (s)on statut »


De l’open space à la classe


Animés par l’envie de transmettre, les nouveaux professeurs peuvent être décontenancés devant des auditoires bien moins enthousiastes qu’eux. « Je n’avais pas anticipé que les élèves s’intéresseraient souvent plus aux notes qu’à ce qu’ils apprennent », reconnaît Annie Liétout. Face aux classes difficiles de ses débuts, elle avoue avoir hésité à jeter l’éponge… au bout de quelques semaines seulement : « Mais je ne m’étais tout de même pas donné la peine de passer un concours pour rien ! » L’ex-œnologue a alors su se forger une carapace et trouver du soutien auprès de collègues. Aujourd’hui à la retraite, elle reconnaît avoir passé « de bons moments » dans l’enseignement, même si elle préfère ne pas y avoir fait toute sa carrière. « Je pense qu’il y a une vraie richesse à faire ce métier dans un deuxième temps, observe Gilles Vernet, ex-trader. Son côté rituel peut être usant à long terme, mais c’est aussi un cadre qui donne une grande liberté d’action, à travers des projets permettant d’ouvrir les élèves à d’autres horizons. » Et si les passerelles entre les métiers se multipliaient un jour vraiment ?


 


Elle a réalisé son rêve 
de jeunesse

« Depuis les cours particuliers que j’ai donnés pendant mes études, j’ai toujours gardé en moi l’envie d’enseigner. Mon parcours en école de commerce m’a d’abord menée au contrôle de gestion, puis à la maîtrise d’ouvrage informatique. Je pilotais des projets pour de grandes entreprises et je me suis plu dans ce rôle d’organisation et de dialogue. C’est lorsqu’on m’a confié un poste très éloigné de mon domicile, alors que j’avais deux enfants en bas âge, que mon mari m’a rappelé ce rêve d’être prof et m’a demandé si le moment n’était pas venu de me lancer. Ce que j’ai fait, à 38 ans. Aussitôt devant une classe, je me suis demandé pourquoi je n’avais pas franchi le cap plus tôt ! J’aime voir les élèves progresser et j’aime aborder avec eux des sujets aussi variés que Victor Hugo ou le Vendée Globe. Si le métier est plus facile à concilier avec une vie de famille, il ne faut toutefois pas négliger la part de “télétravail” : je n’avais jamais imaginé avoir autant de corrections et de préparations à effectuer le soir et le week-end ! »
Delphine Guichard, 48 ans, ex-chef de projet, professeure et directrice d’une école publique (Loir-et-Cher). 


« Mettre mon énergie 
au service des jeunes »

« J’ai aimé mon premier métier d’avocat d’affaires, je ne regrette pas de l’avoir exercé. Mais, au bout de 15 ans, j’avais le sentiment d’avoir fait le tour des challenges possibles. En rencontrant un camarade de fac reconverti en prof de philo, j’ai eu un déclic : cette énergie que je déploie pour résoudre des dossiers très techniques, n’aurait-elle pas plus de portée dans l’enseignement ? J’ai choisi l’histoire-géographie, car c’est la matière que je préférais, adolescent, celle qui donne le plus de prise sur le fonctionnement du monde. Un tel changement de vie implique des sacrifices matériels. En effet, on reprend au premier échelon de la grille des carrières, avec un salaire de débutant. Mais je suis à l’aise dans une classe et heureux d’aider les élèves à développer leur esprit critique. Je pense avoir fait le virage, à 45 ans, qui me convenait. »
Mathieu Bouteloup, 48 ans, ex-avocat d’affaires, professeur d’histoire-géographie dans un lycée privé catholique de Nantes.


 


> L’avis de La Vie : 


Depuis le 12 septembre et jusqu’au 12 octobre, les inscriptions aux concours de professeurs sont ouvertes. Elles concernent les métiers de professeurs des premier et second degrés, de conseillers d’éducation et psychologues de l’Éducation nationale. Les étudiants désireux d’embrasser ces carrières seront cette année encore les plus nombreux à se présenter aux concours qui auront lieu au printemps prochain et sont les mêmes que l’on choisisse d’intégrer l’enseignement privé ou l’enseignement public. En quelques années, la part de professionnels opérant une reconversion dans ces domaines est devenue significative : un admis au concours du premier degré sur quatre a déjà eu une expérience professionnelle (la proportion d’admis au Capes est moins spectaculaire). À l’approche des 40 ans ou des 50 ans (il y a tout de même un âge limite pour le concours, entre 65 et 67 ans), les motivations des intéressés visent souvent des objectifs communs : retrouver un métier qui a du sens, bénéficier d’horaires de travail conciliables avec une vie familiale quand il y a des enfants, pouvoir gérer des projets de manière autonome sans plus avoir son N+1, voire N+2 sur le dos… Si tout cela réuni semble séduisant, la réalité est parfois décevante. Alors, devenir maître des écoles ou professeur, est-ce une fausse bonne idée ? Ou une voie pour retrouver le goût d’aller travailler le matin, à envisager sérieusement ?
Véronique Durand, secrétaire générale de la rédaction

Que devient 
l’éducation populaire ?

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Dans le gouvernement actuel, le portefeuille de l’éducation populaire est entre les mains du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Est-ce inhabituel ?


Oui. Depuis les années 1960, le secteur jeunesse et éducation populaire avait son propre secrétariat d’État, sa délégation, ou il était rattaché à un ministère. Dans ce dernier cas, il était compris dans l’intitulé « Jeunesse et Sports ». Alors que le sport bénéficie d’un ministère à part entière, l’éducation populaire n’apparaît plus dans l’intitulé du ministère de référence. Ce n’est pas un très bon signal. La Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) installée à côté de la Bibliothèque nationale de France continue son activité mais il est plus difficile de repérer son champ d’action et les orientations politiques en jeu. La coordination du mouvement associatif a regretté que le secteur soit confié à l’Éducation…

“Bien souvent, la pilule représente un choix par dépit“

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Selon votre enquête, depuis une quinzaine d’années, des milliers de femmes déclarent « arrêter la pilule ». Ce phénomène s’explique-t-il par les scandales en 2013 sur pilules de 3e et 4e génération, qui aggravent chez certaines d’entre elles les risques de thromboses veineuses et artérielles ?


Finalement, le sondage que j’ai réalisé auprès de 3616 francophones de 13 ans à plus de 50 ans et de tous milieux sociaux qui ont pris la pilule montre que les affaires des pilules de 3e et 4e génération n’ont pas eu autant de poids qu’on aurait pu l’imaginer. Seules 17% d’entre elles affirment avoir arrêté la pilule à cause des scandales. La première raison qui les incite à délaisser cette méthode de contraception, ce sont les effets secondaires qu’elle engendre, qui sont bénins en eux-mêmes mais pénibles au quotidien (baisse de libido, migraines, prise de poids, etc.).


Depuis les années 2000, apparaît une nouvelle génération de femmes plus écolo et avertie des risques pour la santé. Elles recherchent une contraception aussi efficace que la pilule mais sans effets néfastes sur leur corps. Aujourd’hui, elles sont en train de défricher de nouveaux chemins et poursuivent un combat loin d’être facile car elles sont très peu entendues et accompagnées. En tout cas, entre 2010 et 2013, nous sommes passés de 50% de femmes qui prennent la pilule en France à 41%, selon l’Institut national d’études démographiques (Ined) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Un phénomène que l’on peut observer dans de nombreux autres pays Occidentaux.


La pilule correspond à la définition exacte de ce qu’est un perturbateur endocrinien.


Baisse de libido, migraines, nausées, acnés, dépression… On connaissait déjà ces effets secondaires dits bénins de la pilule, mais y a-t-il des risques plus graves ?


La pilule œstroprogestative, que prennent 90% des Européennes, est classée depuis 2005 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) comme cancérigène avéré pour les seins, le foie, le col de l’utérus et les voies biliaires. Ces risques sont qualifiés de faibles. Cependant des scientifiques pointent des biais dans les études qui minimiseraient ces risques et avancent un faisceau de preuves qui tendent à montrer que le potentiel cancérigène de la pilule serait plus élevé qu’on ne le croit.


Concernant les accidents thromboemboliques, sept Françaises subissent chaque jour un problème de santé important à cause de la pilule œstroprogestative (phlébite, embolie pulmonaire) soit 2529 chaque année. Chaque mois, près de deux en meurent et certaines sont handicapées à vie. Enfin, d’autres problèmes se dessinent, étant donné que les hormones de la pilule se stockent dans les graisses de manière persistante et pourraient atteindre le fœtus des femmes qui tombent enceintes quelques mois après l’arrêt de la pilule. Certaines études montrent par exemple que les aberrations chromosomiques augmentent de manière significative quand le bébé est conçu peu de temps après l’arrêt de la pilule.

Familles d’accueil : prendre un enfant par la main 

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« L’an dernier, notre fils aîné a eu un grave accident, il a passé deux semaines dans le coma. Il a été pris en charge par des équipes très compétentes et nous l’avons beaucoup entouré. Lorsque le danger a été écarté pour lui, nous avons eu envie de faire profiter d’autres enfants de cette qualité de soins et de les accompagner. Nous avons contacté la Chaîne de l’espoir », témoigne Bérénice Launay, mère de quatre enfants de 3 à 9 ans.


Ouvrir les portes de sa maison à des tout jeunes moins bien lotis peut leur permettre de se remettre en selle. Que ce soit en accueillant des enfants étrangers venus en France se faire opérer, en devenant parrain ou marraine de proximité ou en embrassant la profession d’assistant familial, proposer un cadre rassurant et une attention particulière, c’est répondre à des besoins essentiels, quand les parents sont dans l’impossibilité de les combler. Bien différentes, toutes ces formes d’engagement…

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« L’an dernier, notre fils aîné a eu un grave accident, il a passé deux semaines dans le coma. Il a été pris en charge par des équipes très compétentes et nous l’avons beaucoup entouré. Lorsque le danger a été écarté pour lui, nous avons eu envie de faire profiter d’autres enfants de cette qualité de soins et de les accompagner. Nous avons contacté la Chaîne de l’espoir », témoigne Bérénice Launay, mère de quatre enfants de 3 à 9 ans.


Ouvrir les portes de sa maison à des tout jeunes moins bien lotis peut leur permettre de se remettre en selle. Que ce soit en accueillant des enfants étrangers venus en France se faire opérer, en devenant parrain ou marraine de proximité ou en embrassant la profession d’assistant familial, proposer un cadre rassurant et une attention particulière, c’est répondre à des besoins essentiels, quand les parents sont dans l’impossibilité de les combler. Bien différentes, toutes ces formes d’engagement…