Veuves, elles choisissent de se consacrer à Dieu

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Quand on a la trentaine, que l’on est mère de famille et que la mort vient faucher son époux, comment retrouver goût à la vie et lui redonner un sens ? À cette question, les femmes de la fraternité Notre-Dame de la Résurrection ont été brutalement confrontées. Aujourd’hui, elles sont près de 300 veuves dans le monde à être engagées dans cette association de fidèles de droit diocésain, placée sous l’autorité de l’archevêque de Paris. 


Créée en France en 1943 par Henri Caffarel, le prêtre fondateur des équipes Notre-Dame, la fraternité répondait au désir de vie consacrée de femmes endeuillées par la guerre. Elles avaient alors confié à la Vierge de la grotte de Lourdes cette prière : « Ô Mère médiatrice, nous te confions notre désir de consacrer à Dieu nos vies entières et, par là même, de nous donner pour l’éternité à celui qui fut notre compagnon de route dans le temps. » Aujourd’hui, le mouvement essaime surtout en Afrique et en Inde,…

Pourquoi faut-il rédiger un testament ?

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Né sous X, Jean-Pierre Degavre, 75 ans, n’a jamais été enclin à avoir des enfants. « Célibataire, j’ai consacré ma vie à mon travail – j’ai fait toute ma carrière chez Prisunic, racheté en 1997 par Monoprix – et aux autres, notamment à ma famille adoptive », raconte ce Briviste d’origine, aujourd’hui installé à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne). Arrivé à l’âge de la retraite, il a pris contact avec son notaire pour rédiger un testament. « N’ayant pas d’héritier direct, je voulais choisir ce qu’allait devenir mon patrimoine », confie-t-il. Il a donc choisi de…

Et si l’on imprimait nos crêpes ?

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Rien à faire, le beurre reste coincé dans la seringue ! Il en est ainsi avec la technologie de pointe : il y a parfois un bidule qui dérègle le machin. Ce jour-là, le chef Jean-Marie Baudic, conseiller technique au Centre culinaire contemporain, à Rennes, ne parvient pas à amadouer l’engin récalcitrant : une imprimante 3D alimentaire. Le beurre devrait s’écouler avec fluidité de la buse, comme l’encre suinte de la cartouche d’une imprimante pour papier. Couche après couche, un objet géométrique – pyramide, cône ou cylindre – devrait prendre forme sous nos yeux gourmands. Nous étions venu à Rennes pour imprimer une crêpe, gouleyante perspective ! Il faudra changer sa spatule d’épaule. Et ce n’est qu’après avoir rallié une crêperie en ville, pour apaiser la faim et vaincre la fatalité, que l’on dégustera finalement une galette de froment. 


Une crêpe tournée sur le billig, à la main, comme une victoire de l’humain sur la machine ! « Nous sommes dans l’expérimentation », avait concédé Jean-Marie Baudic. « C’est compliqué, mais prometteur », avait renchéri Freddy Thiburce, directeur général de ce centre dédié à l’alimentation de demain, inauguré en 2013. La technologie, pourtant, a fait ses preuves. Ici même, des crêpes ont été imprimées, juré, craché. Une crêpe à la silhouette de tour Eiffel, ô hérésie, a vu le jour. Elle a été confectionnée avec un Pancakebot, une imprimante alimentaire qui permet d’en définir l’aspect à l’avance, grâce à un logiciel. « La pâte coule de la seringue et se dépose sur la plaque chauffante, explique Jean-Marie Baudic, pour nous mettre l’eau à la bouche. Il faut trouver la bonne consistance, avoir une pâte sans grumeaux. Les teintes sont obtenues en modulant l’épaisseur de la pâte et le temps de cuisson. » Quant à l’imprimante en panne, elle n’a pas toujours été dans ces fâcheuses dispositions. Elle a déjà imprimé une poule en 3D – une pièce en volume, façonnée en un quart d’heure, à peine le temps de se faire cuire un oeuf. Le gallinacé a été modelé avec de la mousse de dinde. « On peut tout imaginer : créer un cube de boeuf, avec une viande mixée, pour le remplir de sauce, modeler un tartare en forme de pyramide… Noix de coco ou pâte à chou, on peut travailler toutes les matières. »


Gadget pour un design innovant ou révolution culinaire ? Pour l’heure, ce sont les pâtissiers et les chocolatiers qui ont recours à ce matériel. Avec un fin filet de chocolat qui coule de l’imprimante comme d’une poche à douille, l’ustensile traditionnel, il est possible de concevoir des formes complexes, extrêmement précises. Et reproductibles. Pâtissier à Bouy, dans la Marne, Fabien Guillaumet utilise une imprimante depuis quelques années. Insérées dans l’appareil, cinq cartouches de colorant alimentaire (du jaune, du rouge, du bleu et deux types de noir) lui permettent d’obtenir des images sur des feuilles de sucre, comestibles, disposées en décoration sur les gâteaux ou les pièces montées. « Je scanne les photos que me donnent les clients. Grâce à cette technique, je peux confectionner des gâteaux personnalisés, en incorporant des photos de famille que l’on peut manger au dessert ! Ce week-end, on m’a demandé un ballon de foot avec deux étoiles… et une tête de mort pour un gâteau d’anniversaire ! » raconte ce précurseur, âgé de 25 ans, qui travaille sur commande et livre à domicile.


Créateur d’un gâteau en biscuit rose, Fabien Guillaumet est confiant dans le potentiel de ces imprimantes, d’ici à quelques années : fabriquer des moules, des architectures en caramel… De fait, laboratoires, centres de recherche et start-up ne cessent d’imaginer des prototypes de plus en plus perfectionnés, mitonnés davantage pour les entreprises de l’agroalimentaire que les particuliers, mais assortis à des usages divers. Notamment dans les hôpitaux et les maisons de retraite. Les réservoirs – ou cartouches – pouvant être remplis de liquide ou de poudre, les imprimantes permettent d’obtenir des plats avec des ingrédients personnalisés, pour les personnes âgées ou allergiques par exemple. Il est possible de contrôler les apports nutritionnels des repas, de les adapter à chaque individu, à tel ou tel régime, ou d’intégrer des médicaments à de la nourriture mixée. Pour l’heure hors de prix – comptez plusieurs milliers d’euros – et réservée aux professionnels, l’imprimante alimentaire rejoindra-t-elle, d’ici peu, le micro-ondes dans les foyers ? Sans doute. Pour l’instant, on vous conseille tout de même, pour ne pas mourir de faim, de faire sauter les crêpes dans une poêle chaude !


En savoir plus


Centre culinaire contemporain : www.centreculinaire.com. Fabien Guillaumet : www.fabienguillaumet.fr


À table ?


Un menu pour faire bonne impression

Et si l’on imaginait un menu, composé exclusivement de plats imprimés ? Les imprimantes 3D alimentaires permettent, à l’heure actuelle, d’envisager ce banquet insolite !

Pâtes ou pizzas ? Aux cheeseburgers imprimés (grâce à six capsules qui contiennent les préparations !) par la Natural Machines, une imprimante avec compartiments chauffants mise au point par une start-up barcelonaise, on pourra préférer déguster des raviolis, des gnocchis, des quiches ou des pizzas ! Depuis plusieurs années, la Nasa cherche à remplacer la nourriture lyophilisée par des plats imprimés – et notamment des pizzas – pour sustenter les astronautes en mission vers Mars. Plusieurs prototypes ont été testés. Vivement la Margherita de synthèse ! Si vous préférez les légumes, sachez que des engins ont réussi à « imprimer » des brocolis, des carottes ou des pois verts à partir de purées.

Chocolat ou fruits ? On a le choix entre des desserts au chocolat, proposés par plusieurs imprimantes, comme la CocoJet, ou des sculptures en… chewing-gum. À Taïwan, un professeur et ses élèves ont élaboré une machine à « imprimer » des glaces à l’italienne de toutes les formes, cubiques, rondes… Un autre appareil d’un studio de design anglais, Dovetailed, à Cambridge, permet de « recréer » des fruits, de modifier formes et tailles, et de mélanger les saveurs. Pourquoi ne pas terminer ce repas en savourant une banane, grosse comme une courge, qui aurait le goût d’une cerise ? Appétissant, non ?


Seriez-vous prêts à manger de la nourriture « imprimée » ?

À grignoter des carottes ou des omelettes fabriquées par une machine ? Chercheuses à l’université de Canberra (Australie), Deborah Lupton et Bethaney Turner ont sondé une trentaine de convives, soumis à des images d’aliments. Si plus de 60% d’entre eux accepteraient d’avaler une pizza, des pâtes imprimées ou du chocolat, seulement 43% consentiraient à grignoter un steak de poulet engendré par une machine, et à peine 14% des plats imprimés avec des insectes mixés ! Il va falloir oser mettre les pieds dans le plat.

“Mange, mon fils !“ : les mots d’amour d’une mère juive

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Elle avait les doigts potelés, des mains de reine. Son alliance en or jaune creusait un sillon fin dans le gras de son annulaire. Souvent, cette bague sertie d’un petit diamant était recouverte de farine, de beurre, de sucre ou d’huile d’olive. Ma grand-mère, Viviane Saada Elkaim, passait ses journées en cuisine. Dès potron-minet, on entendait claquer ses casseroles et le couteau sur le billot. À 11h, elle traînait son cabas à roulettes au marché, à Juan-les-Pins, où elle négociait ferme chaque livre de légumes. Puis elle faisait mijoter ses plats pendant des heures. Le temps de la cuisson, elle fourrait les dattes de pâte d’amande et roulait les pâtisseries au miel – cigares, makroud , zlabia -, de celles qu’on trouve encore dans certaines boutiques, à Barbès ou à Belsunce, les quartiers « arabes » de Paris et de Marseille. 


Née en 1926 à Tlemcen, en Algérie, elle reproduisait les…

Et si l’on imprimait nos crêpes ?

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Rien à faire, le beurre reste coincé dans la seringue ! Il en est ainsi avec la technologie de pointe : il y a parfois un bidule qui dérègle le machin. Ce jour-là, le chef Jean-Marie Baudic, conseiller technique au Centre culinaire contemporain, à Rennes, ne parvient pas à amadouer l’engin récalcitrant : une imprimante 3D alimentaire. Le beurre devrait s’écouler avec fluidité de la buse, comme l’encre suinte de la cartouche d’une imprimante pour papier. Couche après couche, un objet géométrique – pyramide, cône ou cylindre – devrait prendre forme sous nos yeux gourmands. Nous étions venu à Rennes pour imprimer une crêpe, gouleyante perspective ! Il faudra changer sa spatule d’épaule. Et ce n’est qu’après avoir rallié une crêperie en ville, pour apaiser la faim et vaincre la fatalité, que l’on dégustera finalement une galette de froment. 


Une crêpe tournée sur le billig, à la main, comme une victoire de l’humain sur la machine ! « Nous sommes dans l’expérimentation », avait concédé Jean-Marie Baudic. « C’est compliqué, mais prometteur », avait renchéri Freddy Thiburce, directeur général de ce centre dédié à l’alimentation de demain, inauguré en 2013. La technologie, pourtant, a fait ses preuves. Ici même, des crêpes ont été imprimées, juré, craché. Une crêpe à la silhouette de tour Eiffel, ô hérésie, a vu le jour. Elle a été confectionnée avec un Pancakebot, une imprimante alimentaire qui permet d’en définir l’aspect à l’avance, grâce à un logiciel. « La pâte coule de la seringue et se dépose sur la plaque chauffante, explique Jean-Marie Baudic, pour nous mettre l’eau à la bouche. Il faut trouver la bonne consistance, avoir une pâte sans grumeaux. Les teintes sont obtenues en modulant l’épaisseur de la pâte et le temps de cuisson. » Quant à l’imprimante en panne, elle n’a pas toujours été dans ces fâcheuses dispositions. Elle a déjà imprimé une poule en 3D – une pièce en volume, façonnée en un quart d’heure, à peine le temps de se faire cuire un oeuf. Le gallinacé a été modelé avec de la mousse de dinde. « On peut tout imaginer : créer un cube de boeuf, avec une viande mixée, pour le remplir de sauce, modeler un tartare en forme de pyramide… Noix de coco ou pâte à chou, on peut travailler toutes les matières. »


Gadget pour un design innovant ou révolution culinaire ? Pour l’heure, ce sont les pâtissiers et les chocolatiers qui ont recours à ce matériel. Avec un fin filet de chocolat qui coule de l’imprimante comme d’une poche à douille, l’ustensile traditionnel, il est possible de concevoir des formes complexes, extrêmement précises. Et reproductibles. Pâtissier à Bouy, dans la Marne, Fabien Guillaumet utilise une imprimante depuis quelques années. Insérées dans l’appareil, cinq cartouches de colorant alimentaire (du jaune, du rouge, du bleu et deux types de noir) lui permettent d’obtenir des images sur des feuilles de sucre, comestibles, disposées en décoration sur les gâteaux ou les pièces montées. « Je scanne les photos que me donnent les clients. Grâce à cette technique, je peux confectionner des gâteaux personnalisés, en incorporant des photos de famille que l’on peut manger au dessert ! Ce week-end, on m’a demandé un ballon de foot avec deux étoiles… et une tête de mort pour un gâteau d’anniversaire ! » raconte ce précurseur, âgé de 25 ans, qui travaille sur commande et livre à domicile.


Créateur d’un gâteau en biscuit rose, Fabien Guillaumet est confiant dans le potentiel de ces imprimantes, d’ici à quelques années : fabriquer des moules, des architectures en caramel… De fait, laboratoires, centres de recherche et start-up ne cessent d’imaginer des prototypes de plus en plus perfectionnés, mitonnés davantage pour les entreprises de l’agroalimentaire que les particuliers, mais assortis à des usages divers. Notamment dans les hôpitaux et les maisons de retraite. Les réservoirs – ou cartouches – pouvant être remplis de liquide ou de poudre, les imprimantes permettent d’obtenir des plats avec des ingrédients personnalisés, pour les personnes âgées ou allergiques par exemple. Il est possible de contrôler les apports nutritionnels des repas, de les adapter à chaque individu, à tel ou tel régime, ou d’intégrer des médicaments à de la nourriture mixée. Pour l’heure hors de prix – comptez plusieurs milliers d’euros – et réservée aux professionnels, l’imprimante alimentaire rejoindra-t-elle, d’ici peu, le micro-ondes dans les foyers ? Sans doute. Pour l’instant, on vous conseille tout de même, pour ne pas mourir de faim, de faire sauter les crêpes dans une poêle chaude !


En savoir plus


Centre culinaire contemporain : www.centreculinaire.com. Fabien Guillaumet : www.fabienguillaumet.fr


À table ?


Un menu pour faire bonne impression

Et si l’on imaginait un menu, composé exclusivement de plats imprimés ? Les imprimantes 3D alimentaires permettent, à l’heure actuelle, d’envisager ce banquet insolite !

Pâtes ou pizzas ? Aux cheeseburgers imprimés (grâce à six capsules qui contiennent les préparations !) par la Natural Machines, une imprimante avec compartiments chauffants mise au point par une start-up barcelonaise, on pourra préférer déguster des raviolis, des gnocchis, des quiches ou des pizzas ! Depuis plusieurs années, la Nasa cherche à remplacer la nourriture lyophilisée par des plats imprimés – et notamment des pizzas – pour sustenter les astronautes en mission vers Mars. Plusieurs prototypes ont été testés. Vivement la Margherita de synthèse ! Si vous préférez les légumes, sachez que des engins ont réussi à « imprimer » des brocolis, des carottes ou des pois verts à partir de purées.

Chocolat ou fruits ? On a le choix entre des desserts au chocolat, proposés par plusieurs imprimantes, comme la CocoJet, ou des sculptures en… chewing-gum. À Taïwan, un professeur et ses élèves ont élaboré une machine à « imprimer » des glaces à l’italienne de toutes les formes, cubiques, rondes… Un autre appareil d’un studio de design anglais, Dovetailed, à Cambridge, permet de « recréer » des fruits, de modifier formes et tailles, et de mélanger les saveurs. Pourquoi ne pas terminer ce repas en savourant une banane, grosse comme une courge, qui aurait le goût d’une cerise ? Appétissant, non ?


Seriez-vous prêts à manger de la nourriture « imprimée » ?

À grignoter des carottes ou des omelettes fabriquées par une machine ? Chercheuses à l’université de Canberra (Australie), Deborah Lupton et Bethaney Turner ont sondé une trentaine de convives, soumis à des images d’aliments. Si plus de 60% d’entre eux accepteraient d’avaler une pizza, des pâtes imprimées ou du chocolat, seulement 43% consentiraient à grignoter un steak de poulet engendré par une machine, et à peine 14% des plats imprimés avec des insectes mixés ! Il va falloir oser mettre les pieds dans le plat.

“Mange, mon fils !“ : les mots d’amour d’une mère juive

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Elle avait les doigts potelés, des mains de reine. Son alliance en or jaune creusait un sillon fin dans le gras de son annulaire. Souvent, cette bague sertie d’un petit diamant était recouverte de farine, de beurre, de sucre ou d’huile d’olive. Ma grand-mère, Viviane Saada Elkaim, passait ses journées en cuisine. Dès potron-minet, on entendait claquer ses casseroles et le couteau sur le billot. À 11h, elle traînait son cabas à roulettes au marché, à Juan-les-Pins, où elle négociait ferme chaque livre de légumes. Puis elle faisait mijoter ses plats pendant des heures. Le temps de la cuisson, elle fourrait les dattes de pâte d’amande et roulait les pâtisseries au miel – cigares, makroud , zlabia -, de celles qu’on trouve encore dans certaines boutiques, à Barbès ou à Belsunce, les quartiers « arabes » de Paris et de Marseille. 


Née en 1926 à Tlemcen, en Algérie, elle reproduisait les…

“Mange, mon fils !“ : les mots d’amour d’une mère juive

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Elle avait les doigts potelés, des mains de reine. Son alliance en or jaune creusait un sillon fin dans le gras de son annulaire. Souvent, cette bague sertie d’un petit diamant était recouverte de farine, de beurre, de sucre ou d’huile d’olive. Ma grand-mère, Viviane Saada Elkaim, passait ses journées en cuisine. Dès potron-minet, on entendait claquer ses casseroles et le couteau sur le billot. À 11h, elle traînait son cabas à roulettes au marché, à Juan-les-Pins, où elle négociait ferme chaque livre de légumes. Puis elle faisait mijoter ses plats pendant des heures. Le temps de la cuisson, elle fourrait les dattes de pâte d’amande et roulait les pâtisseries au miel – cigares, makroud , zlabia -, de celles qu’on trouve encore dans certaines boutiques, à Barbès ou à Belsunce, les quartiers « arabes » de Paris et de Marseille. 


Née en 1926 à Tlemcen, en Algérie, elle reproduisait les…

“Mange, mon fils !“ : les mots d’amour d’une mère juive

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Elle avait les doigts potelés, des mains de reine. Son alliance en or jaune creusait un sillon fin dans le gras de son annulaire. Souvent, cette bague sertie d’un petit diamant était recouverte de farine, de beurre, de sucre ou d’huile d’olive. Ma grand-mère, Viviane Saada Elkaim, passait ses journées en cuisine. Dès potron-minet, on entendait claquer ses casseroles et le couteau sur le billot. À 11h, elle traînait son cabas à roulettes au marché, à Juan-les-Pins, où elle négociait ferme chaque livre de légumes. Puis elle faisait mijoter ses plats pendant des heures. Le temps de la cuisson, elle fourrait les dattes de pâte d’amande et roulait les pâtisseries au miel – cigares, makroud , zlabia -, de celles qu’on trouve encore dans certaines boutiques, à Barbès ou à Belsunce, les quartiers « arabes » de Paris et de Marseille. 


Née en 1926 à Tlemcen, en Algérie, elle reproduisait les…

“Mange, mon fils !“ : les mots d’amour d’une mère juive

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Elle avait les doigts potelés, des mains de reine. Son alliance en or jaune creusait un sillon fin dans le gras de son annulaire. Souvent, cette bague sertie d’un petit diamant était recouverte de farine, de beurre, de sucre ou d’huile d’olive. Ma grand-mère, Viviane Saada Elkaim, passait ses journées en cuisine. Dès potron-minet, on entendait claquer ses casseroles et le couteau sur le billot. À 11h, elle traînait son cabas à roulettes au marché, à Juan-les-Pins, où elle négociait ferme chaque livre de légumes. Puis elle faisait mijoter ses plats pendant des heures. Le temps de la cuisson, elle fourrait les dattes de pâte d’amande et roulait les pâtisseries au miel – cigares, makroud , zlabia -, de celles qu’on trouve encore dans certaines boutiques, à Barbès ou à Belsunce, les quartiers « arabes » de Paris et de Marseille. 


Née en 1926 à Tlemcen, en Algérie, elle reproduisait les…

“Mange, mon fils !“ : les mots d’amour d’une mère juive

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Elle avait les doigts potelés, des mains de reine. Son alliance en or jaune creusait un sillon fin dans le gras de son annulaire. Souvent, cette bague sertie d’un petit diamant était recouverte de farine, de beurre, de sucre ou d’huile d’olive. Ma grand-mère, Viviane Saada Elkaim, passait ses journées en cuisine. Dès potron-minet, on entendait claquer ses casseroles et le couteau sur le billot. À 11h, elle traînait son cabas à roulettes au marché, à Juan-les-Pins, où elle négociait ferme chaque livre de légumes. Puis elle faisait mijoter ses plats pendant des heures. Le temps de la cuisson, elle fourrait les dattes de pâte d’amande et roulait les pâtisseries au miel – cigares, makroud , zlabia -, de celles qu’on trouve encore dans certaines boutiques, à Barbès ou à Belsunce, les quartiers « arabes » de Paris et de Marseille. 


Née en 1926 à Tlemcen, en Algérie, elle reproduisait les…