Entrez en Avent et préparez Noël !

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De nos jours, il suffit souvent d’un clic : pour écouter sa chanson préférée, vérifier une information pour un exposé, bavarder avec sa meilleure copine par webcam, dénicher la pièce rare d’une collection de BD qu’on aurait autrefois mis des années à trouver. L’arrivée d’Internet dans nos vies quotidiennes habitue nos enfants à la satisfaction instantanée de toutes leurs envies. Au point que le moindre délai devient intolérable.

Dans ce climat d’hyperconsommation et d’immédiateté, l’un des grands défis éducatifs est bien d’apprendre à nos chers petits à gérer le sentiment de frustration. Désirer, attendre, savoir différer le plaisir en acceptant la notion d’étape, voilà un atout majeur pour qu’ils soient heureux dans la vie. Avoir grandi dans une famille où l’on a cultivé le goût de l’attente est une chance. Pas facile pourtant : forfaits illimités, e-commerce, accès toujours plus précoce aux nouvelles technologies, tout joue contre les efforts des parents à transmettre la vertu de la patience qui est, pour les philosophes, non pas un but en soi, mais une voie de sagesse, un chemin spirituel.

Les quatre semaines de l’Avent sont une période privilégiée pour expérimenter en famille, sans grand discours, le plaisir d’une attente riche de la promesse qu’elle contient. Bien plus que dans le jour même du 25 décembre, le mystère de la joie de Noël n’est-il pas entièrement contenu dans le temps qui le précède ? Cette fête dont le paroxysme a lieu dans le silence d’une nuit toujours étoilée est avant tout celle de l’espérance, du latin sperare, attendre. Et c’est justement ce qui est le plus excitant : décorer, inviter, cuisiner, trouver, emballer, imaginer la joie de ceux qu’on aime, anticiper le plaisir des retrouvailles. On peut facilement mettre en valeur l’aspect positif du délai, du désir qui monte jusqu’à la nuit merveilleuse, en s’appuyant sur les nombreux rituels qui jalonnent le mois de décembre.

« Il est plus facile d’attendre quand le temps est rythmé par des rendez-vous, souligne Rosette Poletti, formatrice en sciences de l’éducation, auteure de nombreux livres de développement personnel, dont le dernier a pour titre Rendre grâces. Exprimer sa gratitude au fil des jours (Jouvence). Ainsi, tout ce qui donne de la densité au temps durant cette période est bienvenu : les pauses du soir devant un calendrier de l’Avent, les bricolages qu’on réalise ensemble en prenant son temps, la bougie supplémentaire allumée chaque dimanche autour d’un goûter… »

« Noël est une fête puissante pour les enfants, souligne pour sa part Lise Bartoli, psychologue clinicienne, auteur de l’Art d’apaiser son enfant (Payot, 2010). Ils perçoivent chez leurs parents un afflux d’émotion qui les touche beaucoup. Généralement, ce sont des émotions positives, une joie très simple qui se partage à travers les rituels familiaux de préparation. Ces objets qu’on ressort chaque année des cartons, ces odeurs de clémentine et de sapin sont des supports pour magnifier l’attente. Cette fête précède le début d’une nouvelle année et marque une naissance. Elle porte une dimension de “passage”, avec ce que cela constitue de temps fort de la vie. »

C’est aussi l’avis de la psychanalyste Catherine Ternynck. « Cette ponctuation des jours par des rituels permet de retrouver une scansion du temps qui est en train de disparaître complètement avec la banalisation commerciale du dimanche. L’Avent est l’un des rares moments de l’année où l’on se prépare à quelque chose qui nous dépasse, nous ouvre à la grâce, à l’émerveillement, à la gratitude. »

Pour les adultes, s’investir dans ce partage du temps familial suppose de ralentir, de se poser pour savourer aussi cette préparation. « Si nos enfants ont un rapport problématique au temps, c’est aussi parce que courir est de rigueur aujourd’hui, rappelle Catherine Ternynck. Nous vivons dans la précipitation. » Du coup, dire à son enfant : « Pas maintenant », « Plus tard » face à une demande de portable, une demande de sortie, ou une barre chocolatée avant le dîner réclame conviction et confiance en soi. « La mission des parents est précisément de résister à la facilité d’aller au plus court. Le désir se nourrit de l’attente, encore faut-il avoir appris à la supporter et mieux encore à la goûter. »

Au marchand de pilules qui apaisent la soif et permettent de gagner 53 minutes par semaine, le Petit Prince répond : « Moi, si j’avais 53 minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine. » Comme lui, allongeons le temps pour cheminer très lentement vers la source d’une joie profonde.

• Remplacez l’usuel calendrier de l’Avent, où l’on pioche des cadeaux, par un calendrier à remplir jour après jour de cadeaux personnels à offrir à vos convives à Noël.

• Préparez votre calendrier avant dimanche prochain en utilisant un cadre en bois, sans verre ni fond, et de la toile cirée unie. Coupez la toile cirée un peu plus grand que le cadre, entaillez-la au cutter de 28 fentes semblables disposées en forme de sapin, puis fixez-la solidement sur le cadre. Pour simplifier, vous pouvez aussi acheter une toile à peindre fixée sur un châssis. Au dos du cadre, collez ou clouez 4 boules de cotillon à chaque angle pour que le calendrier suspendu soit décollé du mur.

• Accrochez le cadre, inscrivez toutes les dates de l’Avent sur des gommettes et collez-les sur les fentes en prévoyant une grande étoile tout en haut du sapin pour le jour de Noël.

• Chaque jour, notez sur un petit papier un cadeau personnel que vous souhaitez offrir : une chanson, un poème, un rébus ou une recette de cuisine que vous avez créés, une invitation pour un week-end surprise, un bon pour un après-midi d’aide ou un service au choix… Roulez, pliez ou froissez le papier en boule puis nouez-le comme un cadeau avec de jolies boucles, retirez la gommette du jour et glissez le papier dans la fente en laissant dépasser le nœud.

• Le jour de Noël, décorez votre étoile d’un nœud identique aux autres.

Vos convives pourront alors cueillir au hasard, en tirant sur les nœuds, tous les jolis présents que vous avez préparés pour eux !

ISON : fin d’une comète…

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Apparemment, sur les dernières images prises par l'un des deux télescopes solaires spatiaux Stereo, la comète ISON n'existe plus... Ne reste, sur sa trajectoire, que son immense queue de gaz et de poussières, qui devrait lentement se diluer dans l'espace, soufflée par le vent solaire... Photo Nasa.

Apparemment, sur les dernières images prises par l’un des deux télescopes solaires spatiaux Stereo, la comète ISON n’existe plus… Ne reste, sur sa trajectoire, que son immense queue de gaz et de poussières, qui devrait lentement se diluer dans l’espace, soufflée par le vent solaire… Photo Nasa.

28 novembre, 22 h 20

Il semble, d’après les dernières images de ISON prises par l’un des deux satellites Stereo de la Nasa, que la comète n’a pas résisté à son passage auprès du Soleil et s’est désintégrée…

Nous aurons la confirmation de l’évaporation complète de ISON dans la soirée, en surveillant les images prises par les satellites SDO et SOHO…

Aucune image de la comète n’a, jusqu’à maintenant, été publiée par l’équipe du SDO, Solar Dynamics Observatory, ce qui semble confirmer la désintégration de la comète…

Voilà, c’est fait : SOHO vient de transmettre les dernières images prises par son télescope : seules des volutes de la queue de la comète continuent leur trajectoire. La comète ISON a vécu…

22 h 25 min : Attention : sur certaines images de SOHO, la comète demeure visible après le périhélie ! Extrêmement faible, elle est peut-être en cours de désintégration finale, mais elle est encore là !

A suivre dans les heures qui viennent, et surtout quand, et si, la comète réapparaitra dans le champ de vision du coronographe à grand champ de Soho, ce qui permettra d’évaluer l’éclat des derniers vestiges de ISON…

Serge Brunier

La comète ISON n'a pas survécu à son passage près du Soleil. Sur cette image prise par SOHO à 19 h 48 min, seules des volutes de la queue de la comète demeurent visibles. Photo Nasa/ESA.

La comète ISON n’a pas survécu à son passage près du Soleil. Sur cette image prise par SOHO à 19 h 48 min, seules des volutes de la queue de la comète demeurent visibles. Photo Nasa/ESA.

Le lait maternel vendu sur Internet serait dangereux

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On le sait, la vente de lait maternel en ligne, une pratique qui a vu le jour en Amérique, se répand peu à peu en Europe. Même si elle reste encore très marginale en France, du fait de son interdiction par le code de la santé publique.

Or, une étude publiée le 21 octobre 2013 dans la revue Pediatrics révèle qu’il est préférable de se méfier de ce lait maternel. En effet, ces travaux, menés sur 101 échantillons de lait acheté en ligne sur un site américain spécialisé pour les besoins de l’étude, ont révélé que 74% de ces lots contenaient des bactéries dangereuses pour les nourrissons, comme les staphylocoques, les streptocoques ou encore la bactérie E. coli.

En soi, un tel résultat n’est pas forcément préoccupant. En effet, tout dépend de la quantité présente de ces bactéries.

Problème : selon les auteurs de cette étude, 9 % des échantillons analysés contiendraient des quantités élevées, et donc dangereuses, de staphylocoques.

Ces 101 échantillons ont ensuite été comparés à 20 échantillons de lait maternel achetés dans une banque de lait agréé. Résultat ? Sept échantillons sur 20, soit un peu moins d’un tiers, étaient contaminés par le même type de bactéries. Une proportion moins élevée donc, bien que toutefois non négligeable.

Ces résultats doivent inquiéter ?  En France, non. Tout d’abord parce que, répétons-le, la vente de lait maternel en ligne est encore très marginale du fait de son interdiction par le code de la santé publique. Mais aussi parce que cette étude devra forcément être reproduite par d’autres équipes, et de surcroît en variant si possible les sites web de vente de lait maternel en ligne  (rappelons  en effet que cette étude  s’est focalisée sur un seul site, ce qui peut occasionner des biais méthodologiques).

Par ailleurs, il faut souligner que les résultats obtenus par les auteurs de cette étude avec l’analyse des 20 échantillons achetés dans une banque de lait suggèrent que, même dans un lactarium agréé par l’État français, la présence de bactéries ne peut pas être totalement écartée.

Il est à noter que des pédiatres allemands avaient déjà mis en garde en 2012, dans le quotidien allemand Der Spiegel, contre le développement de la pratique de l’achat en ligne de lait maternel. Ces spécialistes arguaient du fait que cette pratique n’offrait aucune garantie sur la santé de la vendeuse (laquelle pouvait tout à fait bien être toxicomane, ou encore atteinte d’une maladie grave susceptible de contaminer son lait).

Cette étude a été publiée le 21 octobre 2013 dans la revue Pediatrics, sous le titre « Microbial Contamination of Human Milk Purchased Via the Internet »

 

Suivez le passage de la comète ISON en direct

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La comète ISON entre dans le champ d'observation du satellite européen SOHO, le mercredi 27 novembre 2013, à 8 h 30. La comète se trouve en bas et à droite de l'image, le Soleil (cercle blanc) est caché par le coronographe du satellite, qui permet d'observer la couronne solaire et même les étoiles en arrière-plan. Photo ESA/NASA.

La comète ISON entre dans le champ d’observation du satellite européen SOHO, le mercredi 27 novembre 2013, à 8 h 30. La comète se trouve en bas et à droite de l’image, le Soleil (cercle blanc) est caché par le coronographe du satellite, qui permet d’observer la couronne solaire et même les étoiles en arrière-plan. Photo ESA/NASA.

Si la comète ISON a disparu du champ de vision des astronomes amateurs et professionnels terriens, car elle est désormais trop proche du Soleil, elle est en revanche suivie en direct par quatre satellites qui tournent autour du Soleil.

Dans les deux jours qui viennent, la trajectoire de la comète à un peu plus de un million de kilomètres de notre étoile pourra donc être suivie heure par heure sur…

Le site du satellite européen SOHO

Le site des satellites américains Stereo

Le site du satellite SDO

La comète résistera-t-elle, ce jeudi 28 novembre 2013, aux feux du Soleil, et sa longue chevelure émergera-t-elle dans les lueurs de l’aube le 3 ou 4 décembre ? Réponse dans les jours qui viennent.

Aux toutes dernières nouvelles, le comportement de la comète, qui est entrée dans le champ d’observation de SOHO, est plutôt inquiétant. Il semblerait que son activité baisse, peut-être parce que son noyau, plus petit que prévu, a déjà libéré tout son gaz.

Serge Brunier

 

 

La couverture nuageuse de Kepler 7b cartographiée

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Ciel nuageux sur Kepler-7b

En utilisant les données fournies par les télescopes spatiaux Kepler et Spitzer, des astronomes sont parvenus à dresser la cartographie d’une planète située au-delà de notre système solaire, appelée Kepler 7b. Une performance dont le compte-rendu sera prochainement publié dans la revue Astrophysical Journal Letters.

La planète Kepler 7b est l’une des premières planètes extrasolaires découvertes par le télescope spatial Kepler, ce célèbre chasseur d’exoplanètes qui a été récemment contraint de prendre sa retraite de façon prématurée (lire « Le télescope Kepler ne sera pas réparé » ).

Les observations relatives à la couverture nuageuse de la planète Kepler 7b, une planète gazeuse 1.5 fois plus grande que Jupiter, révèlent l’existence de deux zones distinctes : à l’ouest, de nombreux nuages tandis qu’à l’est, c’est un ciel sans nuage qui prévaut.

Une cartographie nuageuse qu’il n’a toutefois pas été facile de dresser. En effet, dans un premier temps, les données fournies par le télescope spatial Kepler ont révélé l’existence d’une zone très claire située à l’ouest : s’agissait-il d’une couverture nuageuse, ou bien ce phénomène était-il causé par des températures élevées ? Pour trancher, les informations recueillies par le télescope spatial Spitzer ont été cruciales. En effet, ces données ont permis de produire une estimation des températures régnant sur la planète Kepler 7b, comprises entre 820 °C et 1000 °C. Soit des températures qui, bien qu’élevé, ne sont pas suffisantes pour expliquer la présence de cette zone très claire localisée par le télescope Kepler sur l’hémisphère ouest de la planète.

Pour cartographier les nuages de la planète Kepler 7b, il a fallu pas moins de trois années d’observations et de calculs à l’astronome  Brice-Olivier Demory (Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, États-Unis) et à ses collègues. Si la carte nuageuse ainsi obtenue est certes dotée d’une résolution très basse, c’est toutefois la première fois qu’un tel travail est effectué sur une planète située en dehors de notre système solaire.

Précédemment, en utilisant les données du télescope spatial Spitzer, il est à noter que d’autres scientifiques étaient parvenus à cartographier les températures de planètes extra solaires.

Image credit: NASA/JPL-Caltech/MIT

Un informaticien amateur révèle la beauté de Saturne

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On pourrait croire qu’il s’agit d’une vue d’artiste, comme on en produit souvent dans les publications spécialisées relatives à l’astronomie. Et pourtant, cette photographie est bel et bien réelle.

Il s’agit en réalité de la compilation de 36 photographies de la planète Saturne, prises par la sonde américaine Cassini le 10 octobre 2013 alors qu’elle orbitait au-dessus de l’hémisphère Nord de la planète aux anneaux.

Les fichiers bruts de ces 36 clichés ont ensuite été récupérés par Gordan Ugarkovic, un informaticien croate. Une fois compilés par ses soins, ces clichés ont au final révélé cette stupéfiante photo composite.

Sur cette photo, on remarque notamment une étrange forme hexagonale située à la hauteur du pôle Nord de Saturne : il s’agit d’un vortex nuageux, dont la forme hexagonale avait été mise en évidence dès le passage de la sonde Voyager 2 au début des années 1980 (lire sur Futura Sciences « Saturne : une étrange structure hexagonale entoure le pôle nord » ).

Autre intérêt de cette photo composite : les couleurs des clichés qui la composent présentent la particularité d’être très proches des vraies couleurs. Et ce grâce au choix des filtres qui ont été utilisés par les ingénieurs américains pour traiter ces images.

La sonde Cassini, conçue par le Jet Propulsion Laboratory américain en collaboration avec l’Agence Spatiale Européenne (ESA), orbite autour de la planète Saturne depuis l’année 2004. À l’origine, l’objectif de cette mission était d’étudier les lunes de cette planète. On se souvient que ces travaux avaient notamment permis à la petite sonde de découvrir qu’il neigeait sur Encelade, cette lune de Saturne, depuis 100 millions d’années au moins (lire « Il neige sur Encelade depuis 100 millions d’années »).

 

Crédits : NASA / JPL / Space Science Institute / GordanUgarkovic

Gardez votre énergie !

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Energie ! C’est un mot-valise qui a fait son apparition dans le langage quotidien. On en a parfois trop, souvent pas assez, la fatigue est un peu le mal de cette décennie. Mais quelles sont ces énergies qui nous traversent ? Les médecins Orientaux, dans le tao ou l’ayurvédique, voient le corps, à l’image de l’Univers, comme une circulation d’énergie, dont il faut favoriser la fluidité, tandis que la psychanalyse parle de l’énergie de notre libido.

Plus récemment, la psychologie expérimentale et les neurosciences ont montré que nos émotions, colère ou joie, influent sur notre énergie. Alors comment cultiver sa vitalité à tout âge, comment nourrir aussi son énergie spirituelle ? Se mettre à l’écoute de cet élan qui nous traverse ? Nos experts ouvrent des pistes pour mieux nourrir notre vie.

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