Fêter la nature dans la vallée de Trobodec

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Cela commençait bien. Les averses continuelles de la semaine avaient cessé, laissant la place à un soleil lumineux, et, dans l’ancien lavoir de Guimaëc, point de départ de notre randonnée, tritons, grenouilles et mêmes salamandres s’étaient laissées apercevoir sous les lentilles vertes. Géraldine Gabillet, notre guide, animatrice nature au CPIE (Centre permanent d’initiative pour l’environnement) du pays de Morlaix (Finistère), portant à la boutonnière le badge rouge « Nous voulons des coquelicots » (une campagne nationale antipesticides), nous avait prévenu : « C’est un petit sentier, pas très long, mais on y voit plein de choses… » Plein de confiance, nous nous engageons dans un chemin un peu boueux qui longe un ruisseau.


Éveil des sens


Ce bruit aquatique – parfois simple murmure, d’autres fois cascade plus sonore – nous accompagnera tout au long de notre déambulation champêtre. « C’est la nature en mouvement, le thème précisément…

Avec les enfants, “il y a plein de façons de parler de Dieu”

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« J‘ai posé la question :”Où se trouve le paradis ?” », déclare fièrement Raphaël, 10 ans, qui a suivi le programme #taslaParole. Bien que réservé, ce garçon accepte de témoigner. « Un copain a répondu : “À la droite du Père”, ça m’a assez convaincu », enchaîne avec sérieux le jeune Marseillais qui porte un K-way noir. Le ciel est menaçant au-dessus de la basilique Notre-Dame-de-La-Garde, à Marseille, en ce 8 mai. Mais dans l’enceinte de l’école Lacordaire, dans le XIIIe arrondissement de la cité phocéenne, l’heure est à la joie. Plusieurs centaines d’enfants, de parents et de catéchistes sont venus assister à la Fête du caté, point culminant d’un programme de catéchèse novateur démarré en septembre 2018 et qui court jusqu’à fin juin, intitulé #taslaParole.


Centrales, les questions de l’enfant


Sous cette appellation inspirée des réseaux sociaux, le projet a voulu mettre l’accent sur le questionnement de l’enfant plutôt que sur une transmission verticale du message chrétien. Lors de chaque cours de catéchèse, les élèves marseillais de 7 à 11 ans ont donc été invités à poser des questions à Dieu : « Pourquoi es-tu au ciel ? », « Pourquoi quand on prend l’avion, on ne te voit pas ? », « Comment fais-tu pour nous aimer chacun à la fois ? »… Plus d’une centaine de questions ont circulé dans des boîtes dédiées au sein de jumelages mêlant écoles catholiques et paroisses des quartiers nord et sud de la ville, dans un objectif affiché de mixité sociale et culturelle.


La diversité, un atout clé


« La foi, c’est des questions », argumente soeur Marie-Anne Bourgois, responsable de la catéchèse au sein du diocèse marseillais et instigatrice du projet #taslaParole. « C’est parce que l’enfant se questionne qu’il sera réceptif. L’essentiel n’est pas de donner une réponse, mais d’avancer ensemble, d’écouter l’autre et d’apprendre à respecter les différences », précise la religieuse. La proposition a rapidement fait des émules : une quarantaine de groupes de catéchisme se sont engagés dans l’aventure, chacun recevant les messages des uns et des autres au long des semaines. 


« Le fait que d’autres enfants se posent les mêmes questions qu’eux, ça les marque. Et comme c’est anonyme, il y a moins d’a priori », analyse Gratienne Disdier, enseignante et catéchiste dans une école de l’est marseillais. Depuis septembre, ses élèves ont pu échanger leurs interrogations sur Dieu avec d’autres enfants issus d’une paroisse à forte concentration d’immigrés ainsi qu’avec ceux de Saint-Victor, église historique du Vieux-Port. « Ils comprennent qu’il y a plein de façons de parler de Dieu, ça développe leur écoute », poursuit l’enseignante. Et de conclure : « L’Esprit saint parle à travers eux, et ils ont des choses à dire ! »


Prolonger la réflexion en famille


« Ça m’a motivé pour continuer le caté l’an prochain », assure un élève de CM2. La démarche semble avoir porté ses fruits. Lors de cette fête du 8 mai, les parents ont été conviés à cultiver l’intérêt de leurs enfants pour les questions de foi. Pour Sandrine, mère de Lucas, 8 ans, « ce ne sont pas des sujets dont on discute habituellement à la maison ». Mais elle a constaté l’effet positif de cette méthode : « Lucas ne s’exprime pas beaucoup en classe, là il a été très fédérateur dans son groupe de caté. Une brèche est ouverte : il m’a même demandé de faire sa première communion. »


À Savoir

#taslaParole https://marseille.catholique.fr

Tenir bon face à la surconsommation

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Éduquer à contre-courant dès le plus jeune âge n’a rien d’évident avec les jouets sous licence, la mode vestimentaire, puis très vite les goûters d’anniversaires, la malbouffe, les écrans, un Smartphone à 10 ans… Valérie Halfon vient de publier Tout le monde en a un, sauf moi ! dans lequel elle passe en revue tous ces sujets devenus problématiques. Elle rappelle le rôle essentiel des parents et la juste manière de présenter une alternative qui aidera l’enfant à se construire, gagner en confiance en lui, sans pour autant devenir un paria. Interview.


Comment réagir lorsqu’il veut un sac à dos neuf alors que le sien n’est pas abîmé, une paire de baskets ou un blouson hors de prix, un téléphone ?


Toute demande est une opportunité de dialogue. Plutôt que de passer en mode automatique, évaluer le budget et répondre par oui ou par non, commencez par écouter, posez-lui des questions. En réalité, au-delà du permis/défendu, ces sujets renvoient à des questions existentielles : identité, affirmation de soi et de ses valeurs, place dans un groupe… Les enfants sont gouvernés par le principe du plaisir. Tout l’enjeu de l’éducation consiste à les amener au principe de réalité. Si les parents ne le font pas, la vie s’en chargera… sans tendresse. Or notre société de consommation invite à la facilité. Très tôt, il s’agit de donner des limites, d’accepter qu’on ne pourra pas tout avoir et que l’argent ne saurait nous combler.


Parfois, les parents cèdent de crainte que leur enfant ne soit marginalisé.


Être reconnu par ses pairs est un besoin, à tout âge, sans doute davantage à l’adolescence où l’enfant se construit, se distancie du modèle parental et cherche à faire ses preuves. C’est pourquoi il ne faut pas attendre le collège pour favoriser des prises de conscience et le baigner dans une manière de penser alternative. Elle commence par notre propre attitude d’adulte… Quel est mon rapport à la technologie, à l’argent, au regard de l’autre, à la conformité ? Si mes enfants me voient happée par mon téléphone portable ou occupée à compter le nombre de Like sur mes publications… je peux continuer de leur tenir de beaux discours ! Tout est question de cohérence.


Vous évoquez des prises de conscience, à quoi pensez-vous ?


La réalité, c’est que les enfants sont manipulés par les géants du numérique, par des marques sans scrupules prêtes à tout pour conquérir des parts de marché. Il faut être conscient que des personnes sont payées pour nous faire consommer. Si l’on ne fait rien, nos enfants tomberont dans leurs panneaux publicitaires. Très jeunes, ils peuvent entendre que des enfants de pays pauvres sont exploités pour assembler des vêtements, que des produits alimentaires ou cosmétiques contiennent des produits néfastes pour notre santé, notre planète. Cette conscience les rendra parfois même plus vigilants que nous !


Selon vous, quelle est la priorité éducative pour les parents ?


D’après une étude d’Oxford, 47 % des métiers risquent d’avoir disparu en 2035. Que restera-t-il à l’homme ? Les deux spécificités humaines résident dans sa créativité et ses qualités morales. Voilà le propre de l’homme, qu’une machine n’aura jamais. Face aux succès faciles, aux fortunes gagnées par des « youtubers » parfois encore mineurs, aux salaires disproportionnés de joueurs de foot, favorisez le goût de l’effort, la persévérance et la créativité. Ce sont autant d’antidotes à la passivité à laquelle invite notre société. Veillez aussi à ce qu’ils épanouissent leurs qualités morales et leur vie intérieure… Une étude américaine a montré que les jeunes des années 2010 étaient 40 % moins empathiques que ceux des années 1990 ! Le rôle des parents consiste à aider leur enfant à prendre conscience de ses richesses intérieures.


Comment cultiver ses qualités morales ?


À l’heure des réseaux sociaux, nos enfants ont plus que jamais besoin de vraies relations et de nouer des liens « IRL » (in real life, « dans la vraie vie »). Ils ont cette capacité à donner. Aidons-les à explorer cette fibre, avant qu’ils ne soient transformés en joueurs de jeux vidéo obsessionnels ! Voyez Arthur Soufflet, ce garçon de 10 ans qui finance des paniers-repas pour des sans-abri près de Cambrai en vendant des dessins. Quelles sont les aptitudes de votre enfant, dans quoi peut-il s’engager, devenir bénévole ? Visite de personnes âgées, confection de gâteaux pour des SDF, aide aux devoirs, course pour une cause… Tout est possible ! Se rendre utile rend heureux. Car on comprend pourquoi on est venu dans ce monde et ce qu’on a de spécifique à y apporter.


Ce n’est pas facile de ramer à contre-courant…


Ne doutez pas de vos valeurs. Commencez par en vivre : vous-même, êtes-vous engagés auprès des autres, votre style de vie vous rend-il heureux ? Vous n’êtes pas si isolés que vous le croyez. Beaucoup de parents cèdent à contrecoeur aux sirènes de la consommation, car ils n’osent pas affronter la majorité. Motivez, faites-vous des alliés. À quelques-uns, vous pouvez décider cette année de proposer des anniversaires « made in home », par exemple, ou organiser une conférence sur l’impact des écrans. Un Smartphone à 11 ans, c’est non ! Vos enfants vous remercieront d’avoir tenu bon. Aux États-Unis, une nouvelle tendance prône « Wait until 8 th » c’est-à-dire pas de téléphone portable avant la 4e. En France, la plateforme Slow We Are répertorie les vêtements de mode écoresponsable. Des prises de conscience émergent, rejoignez ce mouvement et devenez acteurs du changement !


Concrètement, par quoi commencer ?


Cette éducation suppose un réel investissement des parents. Cuisiner ensemble plutôt que d’aller dans un fast-food, réparer un objet au lieu de le jeter, entretenir son vélo, bricoler… tout prend du temps. Accompagnez l’enfant qui va sur Internet, aidez-le à ne pas être dupe de la réalité trafiquée d’Instagram. Relevez des défis en famille. Enfin, soyez connectés à la qualité. Si vous prenez soin de proposer à vos enfants de belles choses en tout – des vêtements aux films -, ils sauront reconnaître une étoffe bas de gamme et une série télévisée nulle. Finalement, il n’est pas tant question d’interdire, que d’adopter un certain état d’esprit : veillez à leur offrir des moments de qualité et des souvenirs qu’une console de jeux ne pourra jamais leur procurer.


À lire 
Tout le monde en a un, sauf moi ! de Valérie Halfon, Albin Michel.

Le jeu vidéo Fortnite a lancé sa première Coupe du monde

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C’est le jeu vidéo du moment. Fortnite et ses 200 millions de joueurs dans le monde a beaucoup fait parler de lui, en bien comme en mal. Mais tout d’abord qu’est-ce c’est ? Fortnite est un jeu en ligne de construction et de bataille développé par l’éditeur américain Epic Games. Il est totalement gratuit, ce qu’on appelle un free-to-play dans le langage vidéoludique. Tout le monde peut s’y inscrire et commencer à jouer immédiatement. 


Son modèle économique repose sur l’achat d’objets virtuels : tenues ou accessoires pour les personnages, qui n’améliorent pour autant en rien les performances des joueurs. Le mode de jeu qui a popularisé Fortnite s’appelle Battle Royale : 100 joueurs arrivent sur une carte dont la taille réduit petit à petit et il doit n’en rester qu’un à la fin. Le survivant remporte la partie. « C’est un jeu assez simple et accessible, avec un univers cartoon bien à lui ce qui explique en partie son succès », résume Servane Fischer, consultante juridique chez l’entreprise de développement et d’édition de jeux vidéo Ubisoft.


Il faut en parler aux parents, surveiller les enfants pour qu’ils ne fassent pas que jouer.


Le boum est tel qu’une Coupe du monde a vu le jour le 13 avril dernier. Pendant dix semaines, des tournois seul ou en duo se sont déroulés dans différentes régions du monde. Les meilleurs au classement se sont qualifiés pour la grande finale qui aura lieu à New-York du 26 au 28 juillet. Quatre nouveaux joueurs français se sont qualifiés pour la coupe du monde entre temps : Idris Aichouche (15 ans), Rémy Lehoult (22 ans), Clément Vaudin (18 ans) et Malow Orrieux (15 ans). Ce qui fait polémique, c’est le montant total des récompenses : l’éditeur Epic Games a mis quarante millions de dollars en jeu distribués tout au long de la Coupe du monde. Le vainqueur repartira avec trois millions de dollars, une somme énorme mais insignifiante comparée aux bénéfices engrangés par l’éditeur : trois milliards de dollars en 2018 ! « Pour Epic Games, la compétition va peut-être rapporter dix fois plus que la somme mise en jeu… Pour eux, c’est une question d’attractivité avant tout » , avance Servane Fischer, qui est aussi une ancienne joueuse professionnelle du très populaire jeu de tir Counter Strike Global Offensive.


Autre annonce discutée, la possibilité de participer au tournoi dès 13 ans, avec une autorisation parentale. Ce qui, sur le plan juridique, ne choque pas Servane Fischer puisque Fortnite n’est pas catégorisé comme violent selon PEGI, le système d’évaluation des jeux vidéo. Elle rappelle que, dans l’esport comme pour les enfants stars, une partie de l’argent remporté par les mineurs est consigné à la Caisse des dépôts, le reste étant versé aux parents. 


La juriste considère néanmoins qu’une véritable sensibilisation est nécessaire : « Il faut en parler aux parents, surveiller les enfants pour qu’ils ne fassent pas que jouer. Ils peuvent oublier qu’il y a très peu d’élus et qu’atteindre la première place demande un véritable travail. » Un point encore trop peu mis en avant par l’éditeur et la communauté des joueurs, des coaches et des managers. Cette professionnalisation de Fortnite, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit à travers la compétition, montre combien des avancées sur le plan juridique demandent à être réalisées. 


Pourquoi, par exemple, ne pas créer un statut de sport-étude pour les jeux vidéo, ce qui permettrait d’éviter les dérives en tout genre – addictions et déscolarisation en tête ? Beaucoup de questions sur lesquelles travaille France Esports, l’association qui rassemble les acteurs du secteur en vue de promouvoir et de développer les sports électroniques. En attendant, un premier Français s’est déjà qualifié pour la grande finale de la Coupe du Monde : Nathan Berquignol, de l’équipe LDLC. Il a 16 ans. 

Fêtes de la foi : des cadeaux clin-Dieu

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Trois sites qui renouvellent l’art religieux


Un tee-shirt estampillé « Amour, gloire & bonté », un sweat à capuche « Il prie, il a tout compris », un mug « Certifié enfant de Dieu », une coque de Smartphone « Génération louange »… Il y en a pour tous les goûts sur la boutique en ligne boutique-chretienne.org, lancée par Alexandre Couttier, 27 ans. « C’est une manière de transmettre le message chrétien avec humour, précise cet informaticien de formation. Ce clin d’œil invite à engager une conversation. » Avec trois amis, il a conçu une centaine de logos et créé ce site qui compte près de 5000 références. Un fabricant allemand s’occupe de l’impression et de l’envoi, et garantit la qualité des produits (prévoir 8 à 10 jours de délai). Direction Nantes, où Élodie Clément, 42 ans, a créé la marque Shamea, fruit d’une reconversion professionnelle, voilà deux ans (shamea.fr). « Grande consommatrice de bougies parfumées, j’ai voulu maîtriser ce que je faisais brûler », explique cette mère de deux enfants. Sa microentreprise a déjà écoulé plus de 2000 bougies éthiques et écoresponsables, en cire végétale de soja sans OGM ni pesticides. Elle personnalise chacune, à la demande, avec le prénom de l’enfant, la date de la cérémonie, une colombe ou une étoile. Ces bougies artisanales naturelles et parfumées brûleront de 7 heures pour le petit format à 50 heures pour celles qui pèsent 400g. « Une lumière qui brille dans l’obscurité et se renouvelle, c’est tout un symbole », résume la créatrice. Leur talent renouvelle l’art religieux. Parmi la sélection de la plateforme deliresdecreatrices.com, on apprécie l’atelier de Sylvie van Waesberghe (waesberghe.com), qui s’épanouit dans les peintures et les objets (terre cuite et bois peint). Sur la boutique laubiscreations.com, mention spéciale pour le tableau May the force be with you, de Laurence Mervoyer. Enfin, Salem et Agnès de Bézenac poursuivent leurs publications avec le Petit Dico des super­héros. Deviens un champion des valeurs (Kidible).


BD


Les éditions Glénat s’associent avec le Cerf pour créer une grande collection historique : Un pape dans l’histoire. Sans révolutionner le genre, les deux albums inauguraux (consacrés au premier pape, Pierre, et à Léon le Grand) apportent une touche de modernité bienvenue et raviront les adolescents amateurs de fresques historiques. À noter que deux autres volumes sont annoncés pour Noël : Alexandre VI et Jean Paul II. 


Saint Pierre. Une menace pour l’empire romain, de Patrice Perna et Marc Jailloux  Léon le Grand. Défier Attila, de France Richemond et Stefano Carloni, Glénat/Cerf, 14,95€ l’album.


Roman


Avec son tempérament de feu, le jeune basque Iñigo est destiné à une carrière militaire et aux honneurs qu’il affectionne. Mais, lors du siège de Pampelune, un boulet de canon en décide autrement… Alité pendant neuf mois, le jeune homme de 27 ans, qui resta boiteux, se convertit. Il entreprend un pèlerinage en mendiant jusqu’à Jérusalem. Ce roman historique passionnant lève le voile sur les 40 premières années de celui qui fonda la Compagnie de Jésus et affronta la peste, l’Inquisition, la prison. Passionnant ! À partir de 12 ans. 


Ignace de Loyola. L’appel du roi, de Claire Astolfi, Salvator, 16€.


Albums


Si vous trouvez que les modèles masculins occupent trop de place dans l’Église et dans la société, ce livre est fait pour vos adolescents. Qu’elles s’appellent Madeleine (Delbrêl, Daniélou) ou Dorothy (Day, Stang), Jeanne (Garnier), Claire (de Castelbajac) ou Raïssa (Maritain), ce sont 12 femmes de foi, de cœur, d’action et surtout d’exception qui sont mises en lumière dans ce livre très inspirant, au féminin comme au masculin. 


Des filles épatantes. 12 portraits de femmes dont la foi a changé le monde, de Baudouin de Guillebon, Mame, 14,90€.


Cette hagiographie du grand fondateur de l’Ordre des frères mineurs, en 1210, est magnifiquement illustrée par Emmanuel Beaudesson. À la suite du Poverello, l’enfant apprendra dès 8 ans à respecter la Création, à devenir artisan de paix et à vivre joyeusement, uni à Jésus. 


Saint François d’Assise, d’Odile Haumonté, Téqui, 13€.


Abécédaire


Dans cet abécédaire joliment illustré sont rassemblés différents messages que le pape François a adressés aux jeunes, au fil de son pontificat : Tweets, homélies, journées mondiales, etc. Avec l’humour qu’on lui connaît, il explique les mots de la foi et répond à leurs questions existentielles. Ces exhortations courtes galvaniseront les enfants dès l’âge de 10 ans. 


De A comme Amour à V comme Vie, du pape François, Bayard Jeunesse, 14,90€.


Livre-cd


On ne dira jamais assez le charme de la collection Graine de saints, qui invite les jeunes lecteurs à se mettre dans les pas de belles figures qui leur racontent leur histoire, agrémentée de jolies chansons et sublimée par les illustrations toujours somptueuses d’Éric Puybaret. Après Marcel Van, Thérèse de Lisieux, saint François et Mère Teresa, c’est au tour de Chiara Luce Badano, jeune Italienne très proche de nous (elle est décédée en 1990 et a été béatifiée en 2010) : son parcours, pourtant très dur, est retracé avec délicatesse. Une réussite ! 


Chiara, dis-nous en qui tu crois !, de Bénédicte Delelis, Anne-Sophie Rahm, Alice de Tauriers et Éric Puybaret, Mame, 17,50€.


DVD


Pas si simple de vivre en chrétien ! Deux enfants, Chris et Joy, rencontrent bien des difficultés et des problèmes à résoudre. Cette fois, ils se demandent comment réagir face à la mésentente en classe, lorsque quelqu’un est moqué ou face à un jeu volé. Propulsés dans le temps et immergés dans un épisode biblique… ils découvriront l’attitude appropriée à adopter. Cette série d’animation 3D est bien américaine, mais instructive et bien réalisée. Les enfants (et leurs parents !) en redemandent.


Superbook, Tome 6, saison 2, Saje, 14,99€.


Jeu


La crucifixion, avant ou après le passage de la mer Rouge par le peuple hébreu ? Facile ! Mais quand les événements se rapprochent, on rit jaune afin de reconstituer la frise chronologique des scènes de la Bible en plaçant correctement les cartes. Un bon moyen de découvrir son ignorance… et d’y pallier ! Ce jeu de cartes compte deux niveaux : débutant pour les 8-12 ans et confirmé pour les 13 ans et plus. De 2 à 8 joueurs. 


Quando La Bible, de Florian Thouret Mame, 13,90€.


Roman


Ils sont quatre frères et sœurs, et rien ne leur fait peur… Ni un tour en avion avec leur oncle, ni un orage qui les fait s’écraser sur une île déserte, ni un braquage en plein New York. Ces « petits aventuriers » nous entraînent dans une aventure étourdissante qui ne cesse de rebondir, et tiendra en haleine les plus jeunes lecteurs. 


Les Petits Aventuriers : Destination New York !, d’Anne-Sophie Chauvet, Éditions Emmanuel, 9,90€.


Et pourquoi pas des séjours éducatifs ?


S’il a déjà une bible, une croix et une icône, pourquoi ne pas proposer au jeune de vivre un moment spirituel fort ? Rien de tel pour stimuler sa foi. Selon son âge et sa région, différentes propositions existent : le Frat de Jambville, pour les 13-15 ans d’Île-de-France, du 7 au 10 juin (frat.org), un camp Mej cet été dès 8 ans (mej.fr), une école de prière de cinq jours à partir de 6 ans (lecep.net). Le parrain ou la marraine pourront également conduire leur filleul(e) de plus de 15 ans à Paray-le-Monial, pour participer à un week-end qui leur est spécifiquement dédié, du 24 au 26 mai, afin de renforcer leurs liens (sacrecoeur-paray.org).

Des familles attrape-rêves

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Sortir de tous ses repères, ça ramène à la vie. » Marius, 8 ans, et ses parents sont partis pour un an dans la jungle, à Bali, en mode zéro déchet. Hubert, 58 ans, voulait reprendre des études. Coralie, 46 ans, cherchait un métier qui « consomme » peu. La famille avait surtout envie de se reconnecter et de passer beaucoup de temps ensemble. Ces trois Bretons se ressourcent en pleine nature balinaise où Marius fréquente une « école incroyable », où Hubert étudie paisiblement la médecine holistique et où Coralie apprend à vivre de rien en tournant un court métrage : « La vie est d’une simplicité extrême ici. C’est un vrai cadeau. »


Eux ont gardé une goutte du bleu des Caraïbes dans le regard : près de leur lit, Blanche et Gabin conservent un album des photos du voyage qu’ils ont fait avec leurs parents autour de l’Atlantique sur un petit voilier. « On ne voulait pas avoir de regrets », expliquent Laurent, 33 ans, et…

Les sortilèges du Londres victorien

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C’est une charmante maison-musée, au détour d’une ruelle où pépient les oiseaux, à trois pas des artères trépidantes du quartier de Kensington. Derrière ses murs de briques et ses verrières, Leighton House cache bien son jeu. Celle qui fut la demeure du peintre préraphaélite Frederic Leighton (1830-1896) éblouit le visiteur dès l’entrée par le bleu profond de ses céramiques et la majesté de ses colonnes de marbre, entre palais oriental et fantaisie néoclassique. Murmure de l’eau qui coule au fond d’un patio, divans profonds et apollons sur leurs socles… On se laisse glisser dans l’atmosphère onirique, hors du temps et du tumulte de la ville. La romancière Kate Morton, frange brune et sacoche en bandoulière, ne nous a pas donné rendez-vous par hasard dans ce havre de beauté.


Des rêves mystérieux


Son dernier roman, la Prisonnière du temps, navigue allègrement entre le XIXe siècle victorien et notre période contemporaine. Son héros…

Intercéder pour les enfants grâce à la prière des mères

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Un geste libérateur. Maman de deux filles et d’un garçon, Claudette dépose chaque semaine au pied de la croix « son fardeau » de soucis lors de la réunion de la Prière des mères : « C’est rassurant de confier mes enfants à Dieu. » Comme Claudette, elles sont des milliers de femmes à intercéder pour les jeunes dans le cadre de ce mouvement qui connaît, depuis sa fondation, il y a bientôt un quart de siècle, un développement spectaculaire. En France, des centaines de groupes se réunissent aujourd’hui chaque semaine. « L’amour des mères transforme le monde », clame une de leurs devises.


1. Quel est ce mouvement ?


Il s’agit de petits groupes de femmes qui s’unissent afin de prier pour leurs enfants, petits-enfants mais aussi pour tous les jeunes. Tout a commencé en 1995, dans le Kent, dans le sud-est de l’Angleterre. Veronica Williams, grand-mère catholique, a ressenti, avec sa belle-soeur, un appel à créer des groupes de prière. Leur but : invoquer la puissance de Dieu pour alléger la souffrance des jeunes et les rapprocher de Lui. 


(…)

À l’âge de la retraite : comment souder son couple ? 

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Pourquoi autant de séparations surviennent-elles lors du passage à la retraite ?


C’est le moment où il est impératif de réinventer sa relation conjugale, car deux supports clés de l’identité disparaissent : le travail et la parentalité. Du jour au lendemain, le couple se retrouve à deux, entre quatre murs, 24 heures sur 24. L’augmentation du nombre de divorces chez les seniors est aussi lié à l’accroissement de l’espérance de vie. Il y a 50 ans, on ne se posait pas autant de questions, car on ne disposait pas d’un quart de siècle devant soi.


Que conseillez-vous pour éviter la crise ?


Je préconise aux couples de se retrouver en amont…

À l’âge de la retraite : comment souder son couple ? 

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Pourquoi autant de séparations surviennent-elles lors du passage à la retraite ?


C’est le moment où il est impératif de réinventer sa relation conjugale, car deux supports clés de l’identité disparaissent : le travail et la parentalité. Du jour au lendemain, le couple se retrouve à deux, entre quatre murs, 24 heures sur 24. L’augmentation du nombre de divorces chez les seniors est aussi lié à l’accroissement de l’espérance de vie. Il y a 50 ans, on ne se posait pas autant de questions, car on ne disposait pas d’un quart de siècle devant soi.


Que conseillez-vous pour éviter la crise ?


Je préconise aux couples de se retrouver en amont…