Le secret des aubergines confites d’Esther

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Enfant, je vivais à quelques centaines de mètres d’une plage ombragée de pins, au bord de la ­Méditerranée. Ma mère, qui habite toujours dans cette maison côtière, était un cordon-bleu. Née au Maroc, elle cuisinait des plats aux saveurs exotiques. À table, nous voyagions de la Chine au Maghreb en passant par l’Europe de l’Est et l’Afrique. Mes parents ont vécu deux ans à Madagascar, où je suis née. Achards de citrons, sauce rougail, romazava : ces plats, propres à éveiller les papilles, ont aussi épicé mon enfance. Nous étions loin du steak-purée !


Par ailleurs, ma mère cuisinait des plats chers à mon père, un Provençal amateur de bonne chère : ragoût de morue aux olives, ragoût de mouton, aïoli, oreillettes au sucre glace. Entre mille divines spécialités, ma mère nous régalait de pizzas aux poivrons, de couscous aux raisins, de poulet au Porto, de brioches et de tartes à l’orange. Quand on la félicitait pour son talent, elle…