Une chorale d’enfants pour découvrir Dieu

Standard
  • Partager par Facebook
  • Partager sur Twitter
  • Envoyer par email
  • Pour imprimer cet article, vous devez être abonné


« À la Pentecôte  (que nous fêtons ce week-end, Ndlr) les apôtres remplis de l’Esprit parlent des merveilles de Dieu, explique le responsable, Pascal Gonzalez, pasteur à Toulouse. Tout chrétien est appelé à témoigner, chacun à sa manière, dans la langue qui lui est propre. Nous, c’est par la musique et par les chants. » La chorale d’enfants Aquarium est née voilà dix ans dans l’Église réformée évangélique d’Alès, dans les Cévennes.

Une chorale d’enfants pour découvrir Dieu

Standard
  • Partager par Facebook
  • Partager sur Twitter
  • Envoyer par email
  • Pour imprimer cet article, vous devez être abonné


« À la Pentecôte  (que nous fêtons ce week-end, Ndlr) les apôtres remplis de l’Esprit parlent des merveilles de Dieu, explique le responsable, Pascal Gonzalez, pasteur à Toulouse. Tout chrétien est appelé à témoigner, chacun à sa manière, dans la langue qui lui est propre. Nous, c’est par la musique et par les chants. » La chorale d’enfants Aquarium est née voilà dix ans dans l’Église réformée évangélique d’Alès, dans les Cévennes.

Une maison de retraite à l’écoute des sourds

Standard
  • Partager par Facebook
  • Partager sur Twitter
  • Envoyer par email
  • Pour imprimer cet article, vous devez être abonné


Le repas est terminé, mais Michel Demarle n’a pas envie de sortir de table, trop occupé à taquiner Lucette Verstraete, sa voisine d’en face. « J’adore bavarder, ça nous plaît d’être ensemble », explique le retraité de 69 ans. Leur discussion est un ballet de gestes et de sourires. Michel et Lucette font partie des 20 résidents sourds de l’Ehpad Saint-François-de-Sales de Capinghem (Nord), une commune de la métropole lilloise.


Inspirée d’un établissement hollandais, cette maison de retraite adaptée aux besoins des personnes sourdes et dépendantes n’a pas d’équivalent en France. Depuis son ouverture, en 2013, l’endroit accueille des seniors venus de tout l’Hexagone.


Vocation sociale et solidaire


Pour les personnes sourdes, le grand âge marque souvent le début d’un isolement douloureux. Après une existence professionnelle et amicale bien remplie, elles se retrouvent souvent seules à leur domicile ou intègrent des…

Les mères chrétiennes sont des femmes comme les autres

Standard
  • Partager par Facebook
  • Partager sur Twitter
  • Envoyer par email
  • Pour imprimer cet article, vous devez être abonné


Sept petites vertus de maman à cultiver patiemment


À la quinzaine de participantes au programme « J’ai rendez-vous avec moi » (rdvavecmoi.org), l’animatrice lance : « Pour commencer, écrivez les femmes de votre lignée, avec leur nom de jeune fille : votre mère, vos grands-mères ou une figure maternelle qui a compté pour vous. » Chacune s’exécute. « À présent, donnez un adjectif qui qualifierait votre mère. » Après un silence, les réponses fusent, parfois sourdes : « Dévouée, combative, pieuse, absente… » La fondatrice de l’association organisatrice, 2d4b, Laure le Douarec, explique l’intérêt de l’exercice : « Qu’on le veuille ou non, nous sommes un maillon d’une lignée féminine qui nous modèle. Les trois générations…

“Depuis les attentats, j’ai peur d’aller à la messe“

Standard
  • Partager par Facebook
  • Partager sur Twitter
  • Envoyer par email
  • Version imprimable


« Je vous écris pour un problème un peu particulier. Depuis les attentats qui ont secoué la France, je n’arrive plus à aller dans les endroits publics clos. Je ne vais plus au cinéma, au théâtre. Et je n’arrive plus à aller à la messe non plus. Ce qui me manque beaucoup. Je n’ai aucune envie de mourir dans de telles conditions.

Je suis maman d’un petit garçon de 9 ans et je fais tout pour ne pas me mettre en position de danger. J’ai bien conscience que mon comportement est irrationnel. Ma tante n’ose plus aller à la messe elle non plus. Quand elle y va c’est dans de grandes églises dont l’entrée est surveillée.

Sommes-nous nombreux à ressentir cela ? J’ai l’impression d’être une mauvaise chrétienne mais j’ai toujours été contre le culte des martyrs que glorifie un peu trop à mon goût l’Église. Je me sens sans courage bien sûr.

Les célébrants de messe prennent-ils en compte le climat actuel en France ? Des mesures de sécurité ont-elles été mises en place dans les églises ?

Merci de me répondre sur ce sentiment ridicule de peur mais qui est pourtant bien présent.

Salutations. »


Florence


> La réponse de Jacques Arènes :


C’est courageux de votre part de décrire ce sentiment dont vous ne tirez pas gloire. Un sentiment irrationnel, mais pas totalement, puisque que vous le rationnalisez, à juste titre. Bien entendu, les églises, surtout les petites ne sont pas beaucoup protégées des attaques terroristes, voire pas du tout.


Je vous épargnerai, quant à moi, le discours habituel du type « il faut que la vie continue », « montrons que nous n’avons pas peur », etc. Ces rodomontades sont inefficaces parce que, justement, nous avons peur, d’une manière différente selon les personnes. Pour beaucoup de gens – c’est ainsi mon cas – cela reste assez abstrait. Et c’est alors seulement une vague inquiétude. Cela peut arriver pas loin de chez moi, puisque j’habite une grande ville. Mais cela reste, pour moi et pour d’autres, presque sans affect. C’est l’avantage de ne pas avoir beaucoup d’imagination, ou plutôt de ne pas avoir l’imagination qui galope. Ce n’est donc pas la dimension objective de la menace – qui existe évidemment, mais reste statistiquement improbable – qui devient envahissante, mais l’imaginaire de la peur, dont il ne faut pas se moquer.


Personne ne vous demande le martyre, mais vous y pensez quand même. Et vous n’en voulez pas. Ce serait d’ailleurs un martyre étrange, pour lequel vous ne connaitriez pas le visage de celui ou celle qui vous condamnerait, sans avoir même pu ouvrir la bouche pour vous défendre. Vous employez néanmoins le mot parce que vous percevez que resurgit aujourd’hui une violence qui détient une dimension religieuse. Votre foi est provoquée par cette peur, même si vous n’avez pas à en témoigner. Et vous la sentez fragile face à cette peur, qui ne concerne pas seulement vous-même, mais aussi l’enfant dont vous êtes responsable.


Le fait de pratiquer sa propre religion n’est pas facile dans divers endroits du monde, et nous nous en rendons – un peu – compte ici dans la période particulière qui est la nôtre. Avec votre peur, vous faites et ferez ce que vous pouvez. Si l’ambiance générale de notre pays ne s’améliore pas dans les mois quoi viennent, ce qui est fort possible si les attentats continuent, votre courage ne sera pas de vous forcer à aller à la messe dans de petites églises, mais de déterminer comment la peur qui vous habite secoue votre foi, et comment cette dernière peut vous aider à apprivoiser la première. La témérité ou la naïveté seraient de dénier la peur, ou de faire comme si elle n’existait pas. Votre maturité et votre humilité vous permettent donc d’oser la considérer et de tenter de faire avec, et, peut-être, de prendre les précautions qui vous rassurent, fussent-elles dérisoires.


Mais, c’est une seconde étape, vous avez à explorer les zones de votre foi qui sont arraisonnées par l’angoisse. Il s’agit alors d’utiliser les trésors de votre religion pour vous confronter à cette angoisse par la réflexion, l’action ou la prière. Cette épreuve est aussi épreuve de vérité. Elle vous donnera l’occasion de mieux connaître les vérités qui vous soutiennent, et aussi ce qui peut les ébranler. La violence religieuse n’est pas nouvelle, les chrétiens le savent bien, puisqu’ils l’ont connu, et « pratiquée ». La dimension profonde, vitale de l’adhésion croyante provoque parfois, d’une manière apparemment paradoxale, des dérives funestes, personnelles ou collectives.


Mais, la foi – je parle des grandes traditions religieuses – est surtout, et d’abord, source de vie. C’est un combat intérieur que vous avez alors à mener, au sein de ce qui vous fait vivre, pour ne pas vous laisser piéger par cette angoisse, pour une part légitime, qui transformerait votre vie intérieure et votre regard sur le monde, et leur donneraient une coloration mortifère. Rien ne vous interdit d’en parler à d’autres, ceux qui vous sont proches ou fréquentent la même paroisse, non pas pour qu’ils vous plaignent, mais pour expérimenter une forme de solidarité dans votre ébranlement actuel. Solidarité qui pourrait aller jusqu’à la prière commune vous unissant à ces proches, et plus largement à tous ceux qui, dans le monde, expérimentent ce type de peur, et même une plus grande détresse. La peur incite à l’isolement : c’est l’enjeu psychique et spirituel de votre détresse actuelle.

La puissance de la discrète Prière des mères

Standard
  • Partager par Facebook
  • Partager sur Twitter
  • Envoyer par email
  • Pour imprimer cet article, vous devez être abonné


Catherine Dolto : “Une bonne mère est une mère en paix avec elle-même“


Sept mères de famille, d’âges et d’horizons divers, sont réunies en cercle dans le salon de l’une des participantes, à Chalon-sur-Saône. Chaque lundi matin, la « prière des mères » débute leur semaine. Au centre de la pièce, sur la table basse, une bougie est allumée. Après des chants d’invocation à l’Esprit saint, toutes s’asseyent. La première lit une prière de protection : « Seigneur, nous venons devant toi prier pour nos enfants, avec nos inquiétudes de mère… » Son cadet blotti contre elle, Bérengère poursuit : « Nous avons perdu trop de temps à vouloir tout rectifier par nous-mêmes, ou…

Catherine Dolto : “Une bonne mère est une mère en paix avec elle-même“

Standard
  • Partager par Facebook
  • Partager sur Twitter
  • Envoyer par email
  • Pour imprimer cet article, vous devez être abonné


Vive et généreuse, Catherine Dolto reçoit chez elle avec affabilité, s’excuse pour le chantier dans son appartement parisien. Sa délicatesse lui fait proposer café, chocolats et gâteaux, assortis d’un « servez-vous, vous me rendrez service ». Elle n’a pu aller chez le coiffeur, faute de temps, et commence par refuser la séance photo. Puis finit par accepter, à condition de pouvoir choisir. Sans se départir de son humour : « Mon seul vrai problème est capillaire. Je ne peux pas me plaindre ! » Elle veut aussi relire l’article avant sa publication. Ce qu’elle fera mot par mot.

À la fois pudique et spontanée, Catherine Dolto se montre précise et nuancée. Celle qui a développé l’haptonomie en France continue à 70 ans d’assumer l’héritage de sa mère, Françoise Dolto. Avec l’éditrice Colline Faure-Poirée, elle a lancé chez Gallimard Jeunesse/Giboulées la collection « Mine de rien », qui compte près de…

Comment le “hand spinner“ vous fera faire de la théologie

Standard
  • Partager par Facebook
  • Partager sur Twitter
  • Envoyer par email
  • Version imprimable


La légende du « hand spinner » s’est répandue aussi vite que cette drôle de toupie s’est incrustée entre les mains des adolescents ou de vos collègues de bureau. Originellement conçu pour aider à la concentration des enfants autistes, cet objet qui semble tourner à l’infini une fois lancé viendrait remplacer de nombreux gestes du quotidien, du stylo qu’on manipule en permanence aux cheveux enroulés autour d’un doigt, en passant par les ongles rongés… Le phénomène est tel que la question finit par se poser : faut-il faire la chasse au jouet du moment ou simplement attendre que la mode passe ? Il existe pourtant une autre option, plus étonnante : en profiter pour comprendre enfin le concept chrétien de la Trinité !


Observons en effet les caractéristiques de l’objet. Un « hand spinner » est composé d’un axe central autour duquel se déploient trois bras (sur la plupart des modèles, du moins), chacun étant lesté de la même façon pour garantir l’équilibre. Dès que la toupie commence à tourner sur elle-même, la force centripète vient encore renforcer son équilibre, si bien qu’on peut la faire tenir aisément sur un doigt aussi longtemps qu’elle reste en mouvement.


Mais alors, quel rapport avec la théologie ? Eh bien il se trouve que par sa forme générique, le « hand spinner » n’est pas sans rappeler un vieux symbole chrétien, connu sous le nom de « bouclier » (ou « écusson ») de la Trinité. Il s’agit en effet d’un schéma très simple, de forme triangulaire, qui explique comment le Père, le Fils et l’Esprit saint peuvent être trois personnes distinctes tout en étant un seul Dieu.

Comment le ?hand spinner? vous fera faire de la théologie


Dieu y est en effet l’axe central autour duquel « tournent » les trois personnes de la Trinité, toutes égales et participant d’une même substance divine (on dit qu’elles sont consubstantielles). Les Pères de l’Église différenciaient ainsi, en grec, l’ousia (l’essence, l’être) et l’hupostasis (l’hypostase, soit le fondement, traduit ensuite par « personne »). Il n’y a donc pas trois dieux différents mais un seul Être, au sein duquel coexistent trois personnes dans un mouvement incessant d’amour que la théologie chrétienne a d’ailleurs appelé périchorèse… du grec périchôrèsis, que l’on peut traduire par « rotation ».


Le schéma est né comme une interprétation visuelle d’un texte apparu au VIe siècle, le Symbole d’Athanase (attribué à Athanase d’Alexandrie, rien ne prouve cependant qu’il en soit réellement l’auteur). Également appelé Quicumque (son premier mot en latin), il s’agit d’un credo dont voici les premières lignes : « Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s’il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l’éternité. Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté. » L’idée de « tenir la foi catholique » pour être sauvé a inspiré cette image de bouclier rappelant la Trinité.


Revenons, alors, au « hand spinner ». Sa ressemblance avec le « bouclier » de la Trinité a l’avantage de permettre une application visuelle aux concepts légèrement complexes d’essence et d’hypostases, de substance et de personnes… Prenez en main l’objet et observez ses trois branches, séparées et pourtant liées entre elles en un seul objet. Faites-le désormais tourner : l’élan donné par le roulement à billes de l’axe central fait que vous ne voyez plus entre vos mains qu’un seul disque complet. Mus par l’élan perpétuel de l’amour divin, Père, Fils et Esprit ne sont qu’un seul et même Dieu. Vous venez de comprendre la Trinité.


La tradition catholique s’est très souvent inspirée d’éléments de culture populaire pour rendre sa théologie accessible à tous. 


Tirée par les cheveux, cette récupération catéchétique d’un gadget à la mode ? Sans doute un peu. Mais n’oublions pas que la tradition catholique s’est très souvent inspirée d’éléments de culture populaire pour rendre sa théologie accessible à tous. C’est ainsi que saint Patrick évangélisa l’Irlande au Ve siècle en utilisant l’image du trèfle pour expliquer – déjà ! – le concept trinitaire.