Gardez votre énergie !

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Energie ! C’est un mot-valise qui a fait son apparition dans le langage quotidien. On en a parfois trop, souvent pas assez, la fatigue est un peu le mal de cette décennie. Mais quelles sont ces énergies qui nous traversent ? Les médecins Orientaux, dans le tao ou l’ayurvédique, voient le corps, à l’image de l’Univers, comme une circulation d’énergie, dont il faut favoriser la fluidité, tandis que la psychanalyse parle de l’énergie de notre libido.

Plus récemment, la psychologie expérimentale et les neurosciences ont montré que nos émotions, colère ou joie, influent sur notre énergie. Alors comment cultiver sa vitalité à tout âge, comment nourrir aussi son énergie spirituelle ? Se mettre à l’écoute de cet élan qui nous traverse ? Nos experts ouvrent des pistes pour mieux nourrir notre vie.

> Trois conseils d’un moine bénédictin pour cultiver son énergie spirituelle

> Cinq conseils pour mobiliser son énergie vitale après 60 ans

> La sexualité, une énergie à cultiver

> L’énergie dans les traditions spirituelles

> Ariane Cohen, masseuse : “Le massage est une rencontre du cœur”

La sexualité, une énergie à cultiver

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C’est notre fil rouge. Des premiers moments de l’existence à sa maturation, la sexualité qui traverse toute la vie, est source d’énergie. A condition de lui donner le temps et la qualité qu’elle mérite. Le docteur Ghislaine Paris, sexologue, qui publie L’importance du sexuel, retrouver le désir (éd.Odile Jacob), fait le point.

 

« La sexualité, bien plus large que les seuls rapports sexuels, est une source énergétique et de développement de soi inégalable. Le fil rouge de notre existence. C’est d’ailleurs elle qui, à différents âges, nous permet de dépasser nos fragilités en venant renforcer notre vitalité. Le bébé se nourrit tout autant de caresses, d’échanges d’amour avec sa mère, que d’aliments pour grandir. C’est mû par la pulsion sexuelle que l’adolescent trouve le courage d’aller à la rencontre de l’autre, de développer ses connaissances et de quitter ses parents. A l’automne de la vie, ceux qui cultivent leur sexualité sont aussi ceux qui gardent un lien avec leur énergie vitale : ils font des projets, sont curieux du monde, des autres… A condition que la pulsion sexuelle ne devienne pas l’unique centre d’intérêt. En se retrouvant aliéné au sexe, on risque, par inversion, de se « vider » de son désir, perdant peu à peu son envie de créer, même de travailler, de nouer de nouvelles relations…. Etre à l’écoute de sa vie sexuelle, c’est lui consacrer une place, mais surtout de l’intérêt, du temps. Avant de réclamer l’épanouissement sexuel, comme je l’entends en consultation, les couples doivent attribuer à la sexualité la valeur qu’elle mérite. Se regarder, se dire des mots tendres, se toucher est pour un couple d’ordre vital ».

Vers un service civique pour les seniors ? 

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Lors du colloque « Grands–parents aujourd’hui, la force de la vie » co-organisé mardi 19 novembre par l’École des Grands-Parents Européens de Paris Île-de-France en partenariat avec le Ministère délégué aux personnes âgées, la ministre déléguée Michèle Delaunay a lancé l’idée d’ouvrir aux seniors le dispositif du service civique, actuellement réservé aux moins de 25 ans.

« L’idée serait de valoriser l’engagement des personnes âgées dans la société et dans le milieu associatif en tant que service civique », a-t-elle expliqué. 

Selon le cabinet ministériel que nous avons contacté, le projet de service civique n’est encore qu’au stade de l’idée. « Pour l’instant les grandes lignes sont entrain de se dessiner. Le principe est donc engagé, mais nous étudions l’encadrement juridique possible. » explique-t-on. « Beaucoup de personnes âgées s’adressent à nous pour nous dire qu’elles n’ont pas l’impression d’être reconnu par la société“, souligne le ministère. Si les personnes âgées faisaient grève, notre société se paralyserait complètement ».

Alors qu’un Français sur quatre est grand-parent et que la génération des baby-boomers joue un rôle important dans la vie quotidienne de la société française, la ministre souhaite inciter à la réflexion sur de nouveaux modèles. « On pourrait imaginer que des crèches d’entreprises accueillent des petits-enfants de grands-parents salariés. Ou des crèches grands-parentales sur le modèle des crèches parentales associatives. On pourrait aussi penser un dispositif d’aménagement du temps de travail pour ces grands-parents soutiens de famille.»

Créé par la loi du 10 mars 2010 et entré en vigueur quelques mois plus tard, le 13 mai 2010, le service civique concerne surtout les jeunes entre 16 et 25 ans. Cet engagement volontaire d’une durée de six à douze mois donne lieu à une indemnité et à une couverture sociale prises en charge intégralement par l’État. Un dispositif qui vise à développer l’engagement citoyen des jeunes générations, dans des milieux associatifs par exemple. Concernant surtout la tranche 16-25 ans le service civique est ouvert, sans limite d’âge au-delà de 25 ans, sous la forme du « volontariat de service civique » sur une période de 6 à 24 mois.

 

 

 


 


Le rôle des grands-parents : du temps à donner et pour transmettre

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Plutôt en phase, les grands-parents et petits-enfants interrogés pour l’étude EGPE/Opinion Way sur les activités qu’ils partagent en priorité estiment que le rôle des plus âgés est de transmettre un savoir-faire aux petits-enfants (95% pour les 1329 adultes sondés et 72% des 400 enfants de 12 à 18 ans). Sans surprise, la “mission” consistant à leur offrir des cadeaux arrive en tête des projections des enfants (79%), mais ceux-ci attendent aussi massivement que leurs aînés leur racontent des souvenirs de leur vie, de la vie de famille (77%).

Un rôle également présent dans le “top 5″ des préoccupations des grands-parents qui se sentent aussi investis de la transmission du goût de la lecture et des sorties culturelles. Ce dernier point est relégué loin dans le classement des enfants à qui Armelle Le Bigot-Macaux, présidente de l’Ecole des Grands-Parents européens, accorde pour le coup le crédit du réalisme! “Les grands-parents se la “jouent” un peu sur ce point, s’amuse-t-elle. C’est un fantasme d’adulte, mais les enfants sentent que ce n’est pas le cœur de la relation”.

90% des grands-parents affichent aussi dans leurs tâches prioritaires la garde des enfants “pour dépanner les parents. Une évidence au regard des 23 millions d’heures hebdomadaires (estimées) consacrées aux gardes par les grands-pères et grands-mères français. “Un enjeu dont les enfants sont conscients, puisqu’ils le situent en 7e place des activités prioritaires”, précise Armelle Le Bigot-Macaux. A noter, les 12-18 ans continuent d’estimer que les plus âgés sont aussi là pour “leur autoriser plus de choses et leur laisser plus de liberté que leurs parents”. “Même si ce n’est pas flagrant du point de vue des grands-parents, cette notion fait toujours partie de l’imaginaire des enfants”.

41% des grands-parents estiment que “transmettre des croyances religieuses ou politiques” fait partie de leur rôle. “Mais seuls 9% en sont “tout à fait” convaincus, note Armelle Le Bigot-Macaux. Et ceux qui trouvent cette transmission “plutôt” importante ne sont pas ceux qui passent à la mise en oeuvre. Du coup, c’est peu, souligne la présidente de l’EGPE. Les adultes investissent le plus souvent du temps avec les petits, or c’est justement quand ils sont ados qu’il faudrait parler avec eux de ses convictions…”

Intéressant aussi le classement des valeurs à transmettre. Chez les grands-parents, le respect de l’autre arrive en tête (44%), devant le sens de la famille (39%), lequel est placé en tête chez les enfants (57% des jeunes interrogés). Au regard de la dernière étude menée pour l’EGPE en 2009, la valeur “autorité” a quant à elle bien progressé (en 5e position pour les adultes, et 4e position du point de vue des enfants). “On commence à sortir du temps des parents copains au profit d’un retour partiel des limites. C’est un enjeu en hausse sur lequel, bonne nouvelle, les enfants et les adultes semblent en phase.”

Cinq conseils pour mobiliser son énergie vitale après 60 ans

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1) Identifier son énergie

“L’énergie, c’est ce qui me permet de me sentir exister, de sentir mon envie de vivre. Et ça ne dépend pas de l’âge. Même fatiguée, si j’ai un projet de vie et des intérêts, si je suis en lien avec les autres, c’est source de vitalité. Sans ouverture relationnelle, on perd son énergie. L’isolement peut faire perdre le goût de la vie.  La première question à se poser : Qu’est ce qui me porte et comment je me sens reliée ?


2) Chercher le sens de sa vie

Mobiliser son énergie vitale, c’est se demander : Quel sens je veux donner à ma vie ? Qu’est ce qui, pour moi aujourd’hui, est essentiel ?  Quand on avance dans son existence, il ne s’agit plus de chercher à faire mais à “être”. La question ne se pose donc pas en terme d’activités mais de valeur de sens. Et cela suppose d’être clair avec ses valeurs. Définir ses priorités et ses vraies envies.


3) Ne pas avoir peur du vide et des questions

La crise du milieu de vie s’est aujourd’hui déplacée. Autour de la cinquantaine ou de la soixantaine, les événements nous poussent à faire le point. On peut éprouver une certaine fatigue ou se découvrir une fragilité ; pour les femmes, c’est l’installation de la ménopause. Les enfants partent, la retraite approche, on peut avoir perdu son travail plus tôt que prévu et être tenté de remplir sa vie. Il faut au contraire éviter de se lancer dans une frénésie d’activités et accepter d’affronter un certain vide. On parle aujourd’hui de ces “papyboomers” en pleine santé qui courent d’une activité à l’autre, d’un coin du monde à l’autre. La société nous vend l’éternelle jeunesse. Plutôt que de se lancer dans une fuite en avant, de continuer à vivre sur les mêmes valeurs de productivité et de rapidité, il faut oser l’interrogation. Oser inventer des valeurs propres à ce temps de la vie. Ne pas faire plus de choses, mais les faire mieux.


4) Faire un bilan

Il peut être important de se poser pour faire un petit bilan. Soit seul, guidé par des lectures, ou avec d’autres lors de journées de réflexion pour regarder ses réussites et mesurer ses ressources. Observer aussi la façon dont on a traversé les difficultés et  dont on s’en est sorti. Faire un bilan de vie pour ne pas passer à côté de ce qui est essentiel pour soi et se confronter à ses réalisations pour mieux dégager un projet de vie.


5) Se relier à sa force intérieure

Entrer dans la “force de l’âge”, expression souvent péjorative, c’est en réalité chercher à être mieux connecté à ce que je suis profondément, à cette force intérieure qui définit mon identité, mon rapport à la vie. Choisir de vivre moins vite pour se reconnecter à l’essentiel. A plus d’authenticité, plus de vérité. S’interroger enfin sur cette question : “Où me sentirai-je le plus en vie ?, qu’est-ce qui me donne le sentiment d’exister ?”.

Les grands-parents aujourd’hui, leur rôle, leurs droits

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Dans dix ans, 30 % des Français auront plus de 60 ans. Actuellement, on estime qu’un Français sur quatre est grand-parent ! La démographie connaît de profondes modifications, nos rythmes et nos façons de vivre en famille aussi. Les grands-parents sont en première ligne de la solidarité intergénérationnelle.

« Nous voulons inciter les grands-parents à prendre leur place dans la construction de la société, explique la Ministre. Leur rôle effectif est majeur, mais la prise de conscience de leur action n’est pas à la hauteur. » Michèle Delaunay a donc chargé l’École des grands-parents européens (EGPE) de concevoir un colloque, ouvert à tous, qui se tiendra mardi 19 novembre au Ministère de la Santé.

« Le rôle des grands-parents dans la société est colossal. Quand il s’agit de garder les enfants pour zéro centimes en particulier ! Ce temps donné pour leurs petits-enfants représenterait  23 millions d’heures hebdomadaires ! », précise Armelle Le Bigot, présidente de l’EGPE. D’autant qu’un certain nombre de ces grands-pères et grands-mères sont encore au travail, et que « dans les entreprises ils n’existent pas ». Un constat appuyé par le ministère qui veut encourager la réflexion sur de nouveaux modèles. « On pourrait imaginer que des crèches d’entreprises accueillent des petits-enfants de grands-parents salariés. Ou des crèches grands-parentales sur le modèle des crèches parentales associatives. On pourrait aussi penser un dispositif d’aménagement du temps de travail pour ces grands-parents soutiens de famille », suggère par exemple Michèle Delaunay qui n’entend pas légiférer, mais porter ces questions dans l’espace public et inciter les grosses entreprises à « s’adapter aux évolutions de la société, comme cela s’est fait peu à peu sur les aidants familiaux ». Sur ce terrain, l’EGPE souhaite associer l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises dont le président interviendra le 19 novembre.

Les relations familiales seront également au cœur des discussions, avec la présentation des résultats d’une étude - Opinion Way pour l’EGPE - croisant les regards des grands-parents, parents et petits-enfants sur le rôle des grands-parents dévoilés lors du colloque viendront ainsi éclairer les différentes générations concernées par ce lien particulier. « Or on parle beaucoup des seniors mais jamais des grands-parents, qui sont absents des textes juridiques », note Armelle Le Bigot. Le Code civil parle en effet des ascendants, et garantit le « droit de relations » à l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, et non plus à l’adulte (« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. (…) Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. »)

Un sujet abordé lors du colloque par Manuella Bourassin, professeur en droit privé à l’Université Paris Ouest et auteur des Droits des grands-parents. Une autre dépendance ? (éditions Dalloz), et Sylvie Moisdon-Châtaigner, maître de conférence en droit privé à la faculté de Rennes et auteur des Grands-parents et leurs descendants : quelles relations juridiques ? (éditions Litec). Des enjeux connus à l’EGPE qui reçoit toute l’année des appels d’hommes et de femmes en situation de litige avec leurs propres enfants et parfois empêchés de voir leurs petits-enfants. « Le recours à la justice a toujours des conséquences douloureuses. Pour ne pas en arriver là, nous proposons un service d’écoute Allô Grands Parents, des entretiens possibles avec un psychologue, ou une médiation ». Une personne neutre est ainsi chargée de « mettre les choses à plat en toute confidentialité », de « faciliter le dialogue et rendre aux parties le soin de gérer le conflit en retissant des liens et en élaborant un projet concret ». De son côté, le ministère réfléchit à une charte des « droits des âgés » qui entendrait notamment « favoriser les relations des grands-parents avec leurs descendants ».

En savoir plus

> Service d’écoute Allô Grands Parents de l’École des grands-parents européens :  01 45 44 34 93.

> Colloque « Grands-parents aujourd’hui, la force de la vie ». Mardi 19 novembre 2013, de 10h à 13h

Au Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne, Paris 7ème. Entrée libre, mais inscription préalable impérative. Contacter l’EGPE : 01 45 44 34 93 / egpe@wanadoo.fr

Programme de la matinée :


> 9h30 Accueil


> 10h00 Présentation d’une étude sur les grands-parents (Opinion Way) pour l’École des grands-parents européens (EGPE)


> 10h15  Table ronde animée par Armelle Le Bigot-Macaux, Présidente de l’EGPE avec :

- François de Singly, sociologue

- François Fatoux, délégué général de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises

- Manuella Bourassin, maître de conférences en droit privé à l’université de Nanterre

- Sylvie Moisdon-Chataigner, maître de conférences à l’université de Rennes

- Catherine Enjolet, présidente de l’association « Parrains par mille »

> 11h15 Échange et débat animés par Christine Kelly, journaliste et membre du CSA, avec le pédopsychiatre Marcel Rufo et Michèle Delaunay 


> 12h15 Clôture par Michèle Delaunay

Les grands-parents aujourd’hui, leur rôle, leurs droits

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Dans dix ans, 30 % des Français auront plus de 60 ans. Actuellement, on estime qu’un Français sur quatre est grand-parent ! La démographie connaît de profondes modifications, nos rythmes et nos façons de vivre en famille aussi. Les grands-parents sont en première ligne de la solidarité intergénérationnelle.

« Nous voulons inciter les grands-parents à prendre leur place dans la construction de la société, explique la Ministre. Leur rôle effectif est majeur, mais la prise de conscience de leur action n’est pas à la hauteur. » Michèle Delaunay a donc chargé l’École des grands-parents européens (EGPE) de concevoir un colloque, ouvert à tous, qui se tiendra mardi 19 novembre au Ministère de la Santé.

« Le rôle des grands-parents dans la société est colossal. Quand il s’agit de garder les enfants pour zéro centimes en particulier ! Ce temps donné pour leurs petits-enfants représenterait  23 millions d’heures hebdomadaires ! », précise Armelle Le Bigot, présidente de l’EGPE. D’autant qu’un certain nombre de ces grands-pères et grands-mères sont encore au travail, et que « dans les entreprises ils n’existent pas ». Un constat appuyé par le ministère qui veut encourager la réflexion sur de nouveaux modèles. « On pourrait imaginer que des crèches d’entreprises accueillent des petits-enfants de grands-parents salariés. Ou des crèches grands-parentales sur le modèle des crèches parentales associatives. On pourrait aussi penser un dispositif d’aménagement du temps de travail pour ces grands-parents soutiens de famille », suggère par exemple Michèle Delaunay qui n’entend pas légiférer, mais porter ces questions dans l’espace public et inciter les grosses entreprises à « s’adapter aux évolutions de la société, comme cela s’est fait peu à peu sur les aidants familiaux ». Sur ce terrain, l’EGPE souhaite associer l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises dont le président interviendra le 19 novembre.

Les relations familiales seront également au cœur des discussions, avec la présentation des résultats d’une étude - Opinion Way pour l’EGPE - croisant les regards des grands-parents, parents et petits-enfants sur le rôle des grands-parents dévoilés lors du colloque viendront ainsi éclairer les différentes générations concernées par ce lien particulier. « Or on parle beaucoup des seniors mais jamais des grands-parents, qui sont absents des textes juridiques », note Armelle Le Bigot. Le Code civil parle en effet des ascendants, et garantit le « droit de relations » à l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, et non plus à l’adulte (« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. (…) Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. »)

Un sujet abordé lors du colloque par Manuella Bourassin, professeur en droit privé à l’Université Paris Ouest et auteur des Droits des grands-parents. Une autre dépendance ? (éditions Dalloz), et Sylvie Moisdon-Châtaigner, maître de conférence en droit privé à la faculté de Rennes et auteur des Grands-parents et leurs descendants : quelles relations juridiques ? (éditions Litec). Des enjeux connus à l’EGPE qui reçoit toute l’année des appels d’hommes et de femmes en situation de litige avec leurs propres enfants et parfois empêchés de voir leurs petits-enfants. « Le recours à la justice a toujours des conséquences douloureuses. Pour ne pas en arriver là, nous proposons un service d’écoute Allô Grands Parents, des entretiens possibles avec un psychologue, ou une médiation ». Une personne neutre est ainsi chargée de « mettre les choses à plat en toute confidentialité », de « faciliter le dialogue et rendre aux parties le soin de gérer le conflit en retissant des liens et en élaborant un projet concret ». De son côté, le ministère réfléchit à une charte des « droits des âgés » qui entendrait notamment « favoriser les relations des grands-parents avec leurs descendants ».

En savoir plus

> Service d’écoute Allô Grands Parents de l’École des grands-parents européens :  01 45 44 34 93.

> Colloque « Grands-parents aujourd’hui, la force de la vie ». Mardi 19 novembre 2013, de 10h à 13h

Au Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne, Paris 7ème. Entrée libre, mais inscription préalable impérative. Contacter l’EGPE : 01 45 44 34 93 / egpe@wanadoo.fr

Programme de la matinée :


> 9h30 Accueil


> 10h00 Présentation d’une étude sur les grands-parents (Opinion Way) pour l’École des grands-parents européens (EGPE)


> 10h15  Table ronde animée par Armelle Le Bigot-Macaux, Présidente de l’EGPE avec :

- François de Singly, sociologue

- François Fatoux, délégué général de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises

- Manuella Bourassin, maître de conférences en droit privé à l’université de Nanterre

- Sylvie Moisdon-Chataigner, maître de conférences à l’université de Rennes

- Catherine Enjolet, présidente de l’association « Parrains par mille »

> 11h15 Échange et débat animés par Christine Kelly, journaliste et membre du CSA, avec le pédopsychiatre Marcel Rufo et Michèle Delaunay 


> 12h15 Clôture par Michèle Delaunay

Les grands-parents aujourd’hui, leur rôle, leurs droits

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Dans dix ans, 30 % des Français auront plus de 60 ans. Actuellement, on estime qu’un Français sur quatre est grand-parent ! La démographie connaît de profondes modifications, nos rythmes et nos façons de vivre en famille aussi. Les grands-parents sont en première ligne de la solidarité intergénérationnelle.

« Nous voulons inciter les grands-parents à prendre leur place dans la construction de la société, explique la Ministre. Leur rôle effectif est majeur, mais la prise de conscience de leur action n’est pas à la hauteur. » Michèle Delaunay a donc chargé l’École des grands-parents européens (EGPE) de concevoir un colloque, ouvert à tous, qui se tiendra mardi 19 novembre au Ministère de la Santé.

« Le rôle des grands-parents dans la société est colossal. Quand il s’agit de garder les enfants pour zéro centimes en particulier ! Ce temps donné pour leurs petits-enfants représenterait  23 millions d’heures hebdomadaires ! », précise Armelle Le Bigot, présidente de l’EGPE. D’autant qu’un certain nombre de ces grands-pères et grands-mères sont encore au travail, et que « dans les entreprises ils n’existent pas ». Un constat appuyé par le ministère qui veut encourager la réflexion sur de nouveaux modèles. « On pourrait imaginer que des crèches d’entreprises accueillent des petits-enfants de grands-parents salariés. Ou des crèches grands-parentales sur le modèle des crèches parentales associatives. On pourrait aussi penser un dispositif d’aménagement du temps de travail pour ces grands-parents soutiens de famille », suggère par exemple Michèle Delaunay qui n’entend pas légiférer, mais porter ces questions dans l’espace public et inciter les grosses entreprises à « s’adapter aux évolutions de la société, comme cela s’est fait peu à peu sur les aidants familiaux ». Sur ce terrain, l’EGPE souhaite associer l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises dont le président interviendra le 19 novembre.

Les relations familiales seront également au cœur des discussions, avec la présentation des résultats d’une étude - Opinion Way pour l’EGPE - croisant les regards des grands-parents, parents et petits-enfants sur le rôle des grands-parents dévoilés lors du colloque viendront ainsi éclairer les différentes générations concernées par ce lien particulier. « Or on parle beaucoup des seniors mais jamais des grands-parents, qui sont absents des textes juridiques », note Armelle Le Bigot. Le Code civil parle en effet des ascendants, et garantit le « droit de relations » à l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, et non plus à l’adulte (« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. (…) Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. »)

Un sujet abordé lors du colloque par Manuella Bourassin, professeur en droit privé à l’Université Paris Ouest et auteur des Droits des grands-parents. Une autre dépendance ? (éditions Dalloz), et Sylvie Moisdon-Châtaigner, maître de conférence en droit privé à la faculté de Rennes et auteur des Grands-parents et leurs descendants : quelles relations juridiques ? (éditions Litec). Des enjeux connus à l’EGPE qui reçoit toute l’année des appels d’hommes et de femmes en situation de litige avec leurs propres enfants et parfois empêchés de voir leurs petits-enfants. « Le recours à la justice a toujours des conséquences douloureuses. Pour ne pas en arriver là, nous proposons un service d’écoute Allô Grands Parents, des entretiens possibles avec un psychologue, ou une médiation ». Une personne neutre est ainsi chargée de « mettre les choses à plat en toute confidentialité », de « faciliter le dialogue et rendre aux parties le soin de gérer le conflit en retissant des liens et en élaborant un projet concret ». De son côté, le ministère réfléchit à une charte des « droits des âgés » qui entendrait notamment « favoriser les relations des grands-parents avec leurs descendants ».

En savoir plus

> Service d’écoute Allô Grands Parents de l’École des grands-parents européens :  01 45 44 34 93.

> Colloque « Grands-parents aujourd’hui, la force de la vie ». Mardi 19 novembre 2013, de 10h à 13h

Au Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne, Paris 7ème. Entrée libre, mais inscription préalable impérative. Contacter l’EGPE : 01 45 44 34 93 / egpe@wanadoo.fr

Programme de la matinée :


> 9h30 Accueil


> 10h00 Présentation d’une étude sur les grands-parents (Opinion Way) pour l’École des grands-parents européens (EGPE)


> 10h15  Table ronde animée par Armelle Le Bigot-Macaux, Présidente de l’EGPE avec :

- François de Singly, sociologue

- François Fatoux, délégué général de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises

- Manuella Bourassin, maître de conférences en droit privé à l’université de Nanterre

- Sylvie Moisdon-Chataigner, maître de conférences à l’université de Rennes

- Catherine Enjolet, présidente de l’association « Parrains par mille »

> 11h15 Échange et débat animés par Christine Kelly, journaliste et membre du CSA, avec le pédopsychiatre Marcel Rufo et Michèle Delaunay 


> 12h15 Clôture par Michèle Delaunay

Les grands-parents aujourd’hui, leur rôle, leurs droits

Standard

Dans dix ans, 30 % des Français auront plus de 60 ans. Actuellement, on estime qu’un Français sur quatre est grand-parent ! La démographie connaît de profondes modifications, nos rythmes et nos façons de vivre en famille aussi. Les grands-parents sont en première ligne de la solidarité intergénérationnelle.

« Nous voulons inciter les grands-parents à prendre leur place dans la construction de la société, explique la Ministre. Leur rôle effectif est majeur, mais la prise de conscience de leur action n’est pas à la hauteur. » Michèle Delaunay a donc chargé l’École des grands-parents européens (EGPE) de concevoir un colloque, ouvert à tous, qui se tiendra mardi 19 novembre au Ministère de la Santé.

« Le rôle des grands-parents dans la société est colossal. Quand il s’agit de garder les enfants pour zéro centimes en particulier ! Ce temps donné pour leurs petits-enfants représenterait  23 millions d’heures hebdomadaires ! », précise Armelle Le Bigot, présidente de l’EGPE. D’autant qu’un certain nombre de ces grands-pères et grands-mères sont encore au travail, et que « dans les entreprises ils n’existent pas ». Un constat appuyé par le ministère qui veut encourager la réflexion sur de nouveaux modèles. « On pourrait imaginer que des crèches d’entreprises accueillent des petits-enfants de grands-parents salariés. Ou des crèches grands-parentales sur le modèle des crèches parentales associatives. On pourrait aussi penser un dispositif d’aménagement du temps de travail pour ces grands-parents soutiens de famille », suggère par exemple Michèle Delaunay qui n’entend pas légiférer, mais porter ces questions dans l’espace public et inciter les grosses entreprises à « s’adapter aux évolutions de la société, comme cela s’est fait peu à peu sur les aidants familiaux ». Sur ce terrain, l’EGPE souhaite associer l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises dont le président interviendra le 19 novembre.

Les relations familiales seront également au cœur des discussions, avec la présentation des résultats d’une étude - Opinion Way pour l’EGPE - croisant les regards des grands-parents, parents et petits-enfants sur le rôle des grands-parents dévoilés lors du colloque viendront ainsi éclairer les différentes générations concernées par ce lien particulier. « Or on parle beaucoup des seniors mais jamais des grands-parents, qui sont absents des textes juridiques », note Armelle Le Bigot. Le Code civil parle en effet des ascendants, et garantit le « droit de relations » à l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, et non plus à l’adulte (« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. (…) Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. »)

Un sujet abordé lors du colloque par Manuella Bourassin, professeur en droit privé à l’Université Paris Ouest et auteur des Droits des grands-parents. Une autre dépendance ? (éditions Dalloz), et Sylvie Moisdon-Châtaigner, maître de conférence en droit privé à la faculté de Rennes et auteur des Grands-parents et leurs descendants : quelles relations juridiques ? (éditions Litec). Des enjeux connus à l’EGPE qui reçoit toute l’année des appels d’hommes et de femmes en situation de litige avec leurs propres enfants et parfois empêchés de voir leurs petits-enfants. « Le recours à la justice a toujours des conséquences douloureuses. Pour ne pas en arriver là, nous proposons un service d’écoute Allô Grands Parents, des entretiens possibles avec un psychologue, ou une médiation ». Une personne neutre est ainsi chargée de « mettre les choses à plat en toute confidentialité », de « faciliter le dialogue et rendre aux parties le soin de gérer le conflit en retissant des liens et en élaborant un projet concret ». De son côté, le ministère réfléchit à une charte des « droits des âgés » qui entendrait notamment « favoriser les relations des grands-parents avec leurs descendants ».

En savoir plus

> Service d’écoute Allô Grands Parents de l’École des grands-parents européens :  01 45 44 34 93.

> Colloque « Grands-parents aujourd’hui, la force de la vie ». Mardi 19 novembre 2013, de 10h à 13h

Au Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne, Paris 7ème. Entrée libre, mais inscription préalable impérative. Contacter l’EGPE : 01 45 44 34 93 / egpe@wanadoo.fr

Programme de la matinée :


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> 10h15  Table ronde animée par Armelle Le Bigot-Macaux, Présidente de l’EGPE avec :

- François de Singly, sociologue

- François Fatoux, délégué général de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises

- Manuella Bourassin, maître de conférences en droit privé à l’université de Nanterre

- Sylvie Moisdon-Chataigner, maître de conférences à l’université de Rennes

- Catherine Enjolet, présidente de l’association « Parrains par mille »

> 11h15 Échange et débat animés par Christine Kelly, journaliste et membre du CSA, avec le pédopsychiatre Marcel Rufo et Michèle Delaunay 


> 12h15 Clôture par Michèle Delaunay

Les grands-parents aujourd’hui, leur rôle, leurs droits

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Dans dix ans, 30 % des Français auront plus de 60 ans. Actuellement, on estime qu’un Français sur quatre est grand-parent ! La démographie connaît de profondes modifications, nos rythmes et nos façons de vivre en famille aussi. Les grands-parents sont en première ligne de la solidarité intergénérationnelle.

« Nous voulons inciter les grands-parents à prendre leur place dans la construction de la société, explique la Ministre. Leur rôle effectif est majeur, mais la prise de conscience de leur action n’est pas à la hauteur. » Michèle Delaunay a donc chargé l’École des grands-parents européens (EGPE) de concevoir un colloque, ouvert à tous, qui se tiendra mardi 19 novembre au Ministère de la Santé.

« Le rôle des grands-parents dans la société est colossal. Quand il s’agit de garder les enfants pour zéro centimes en particulier ! Ce temps donné pour leurs petits-enfants représenterait  23 millions d’heures hebdomadaires ! », précise Armelle Le Bigot, présidente de l’EGPE. D’autant qu’un certain nombre de ces grands-pères et grands-mères sont encore au travail, et que « dans les entreprises ils n’existent pas ». Un constat appuyé par le ministère qui veut encourager la réflexion sur de nouveaux modèles. « On pourrait imaginer que des crèches d’entreprises accueillent des petits-enfants de grands-parents salariés. Ou des crèches grands-parentales sur le modèle des crèches parentales associatives. On pourrait aussi penser un dispositif d’aménagement du temps de travail pour ces grands-parents soutiens de famille », suggère par exemple Michèle Delaunay qui n’entend pas légiférer, mais porter ces questions dans l’espace public et inciter les grosses entreprises à « s’adapter aux évolutions de la société, comme cela s’est fait peu à peu sur les aidants familiaux ». Sur ce terrain, l’EGPE souhaite associer l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises dont le président interviendra le 19 novembre.

Les relations familiales seront également au cœur des discussions, avec la présentation des résultats d’une étude - Opinion Way pour l’EGPE - croisant les regards des grands-parents, parents et petits-enfants sur le rôle des grands-parents dévoilés lors du colloque viendront ainsi éclairer les différentes générations concernées par ce lien particulier. « Or on parle beaucoup des seniors mais jamais des grands-parents, qui sont absents des textes juridiques », note Armelle Le Bigot. Le Code civil parle en effet des ascendants, et garantit le « droit de relations » à l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, et non plus à l’adulte (« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. (…) Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. »)

Un sujet abordé lors du colloque par Manuella Bourassin, professeur en droit privé à l’Université Paris Ouest et auteur des Droits des grands-parents. Une autre dépendance ? (éditions Dalloz), et Sylvie Moisdon-Châtaigner, maître de conférence en droit privé à la faculté de Rennes et auteur des Grands-parents et leurs descendants : quelles relations juridiques ? (éditions Litec). Des enjeux connus à l’EGPE qui reçoit toute l’année des appels d’hommes et de femmes en situation de litige avec leurs propres enfants et parfois empêchés de voir leurs petits-enfants. « Le recours à la justice a toujours des conséquences douloureuses. Pour ne pas en arriver là, nous proposons un service d’écoute Allô Grands Parents, des entretiens possibles avec un psychologue, ou une médiation ». Une personne neutre est ainsi chargée de « mettre les choses à plat en toute confidentialité », de « faciliter le dialogue et rendre aux parties le soin de gérer le conflit en retissant des liens et en élaborant un projet concret ». De son côté, le ministère réfléchit à une charte des « droits des âgés » qui entendrait notamment « favoriser les relations des grands-parents avec leurs descendants ».

En savoir plus

> Service d’écoute Allô Grands Parents de l’École des grands-parents européens :  01 45 44 34 93.

> Colloque « Grands-parents aujourd’hui, la force de la vie ». Mardi 19 novembre 2013, de 10h à 13h

Au Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne, Paris 7ème. Entrée libre, mais inscription préalable impérative. Contacter l’EGPE : 01 45 44 34 93 / egpe@wanadoo.fr

Programme de la matinée :


> 9h30 Accueil


> 10h00 Présentation d’une étude sur les grands-parents (Opinion Way) pour l’École des grands-parents européens (EGPE)


> 10h15  Table ronde animée par Armelle Le Bigot-Macaux, Présidente de l’EGPE avec :

- François de Singly, sociologue

- François Fatoux, délégué général de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises

- Manuella Bourassin, maître de conférences en droit privé à l’université de Nanterre

- Sylvie Moisdon-Chataigner, maître de conférences à l’université de Rennes

- Catherine Enjolet, présidente de l’association « Parrains par mille »

> 11h15 Échange et débat animés par Christine Kelly, journaliste et membre du CSA, avec le pédopsychiatre Marcel Rufo et Michèle Delaunay 


> 12h15 Clôture par Michèle Delaunay