Le rôle des grands-parents : du temps à donner et pour transmettre

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Plutôt en phase, les grands-parents et petits-enfants interrogés pour l’étude EGPE/Opinion Way sur les activités qu’ils partagent en priorité estiment que le rôle des plus âgés est de transmettre un savoir-faire aux petits-enfants (95% pour les 1329 adultes sondés et 72% des 400 enfants de 12 à 18 ans). Sans surprise, la “mission” consistant à leur offrir des cadeaux arrive en tête des projections des enfants (79%), mais ceux-ci attendent aussi massivement que leurs aînés leur racontent des souvenirs de leur vie, de la vie de famille (77%).

Un rôle également présent dans le “top 5″ des préoccupations des grands-parents qui se sentent aussi investis de la transmission du goût de la lecture et des sorties culturelles. Ce dernier point est relégué loin dans le classement des enfants à qui Armelle Le Bigot-Macaux, présidente de l’Ecole des Grands-Parents européens, accorde pour le coup le crédit du réalisme! “Les grands-parents se la “jouent” un peu sur ce point, s’amuse-t-elle. C’est un fantasme d’adulte, mais les enfants sentent que ce n’est pas le cœur de la relation”.

90% des grands-parents affichent aussi dans leurs tâches prioritaires la garde des enfants “pour dépanner les parents. Une évidence au regard des 23 millions d’heures hebdomadaires (estimées) consacrées aux gardes par les grands-pères et grands-mères français. “Un enjeu dont les enfants sont conscients, puisqu’ils le situent en 7e place des activités prioritaires”, précise Armelle Le Bigot-Macaux. A noter, les 12-18 ans continuent d’estimer que les plus âgés sont aussi là pour “leur autoriser plus de choses et leur laisser plus de liberté que leurs parents”. “Même si ce n’est pas flagrant du point de vue des grands-parents, cette notion fait toujours partie de l’imaginaire des enfants”.

41% des grands-parents estiment que “transmettre des croyances religieuses ou politiques” fait partie de leur rôle. “Mais seuls 9% en sont “tout à fait” convaincus, note Armelle Le Bigot-Macaux. Et ceux qui trouvent cette transmission “plutôt” importante ne sont pas ceux qui passent à la mise en oeuvre. Du coup, c’est peu, souligne la présidente de l’EGPE. Les adultes investissent le plus souvent du temps avec les petits, or c’est justement quand ils sont ados qu’il faudrait parler avec eux de ses convictions…”

Intéressant aussi le classement des valeurs à transmettre. Chez les grands-parents, le respect de l’autre arrive en tête (44%), devant le sens de la famille (39%), lequel est placé en tête chez les enfants (57% des jeunes interrogés). Au regard de la dernière étude menée pour l’EGPE en 2009, la valeur “autorité” a quant à elle bien progressé (en 5e position pour les adultes, et 4e position du point de vue des enfants). “On commence à sortir du temps des parents copains au profit d’un retour partiel des limites. C’est un enjeu en hausse sur lequel, bonne nouvelle, les enfants et les adultes semblent en phase.”

Cinq conseils pour mobiliser son énergie vitale après 60 ans

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1) Identifier son énergie

“L’énergie, c’est ce qui me permet de me sentir exister, de sentir mon envie de vivre. Et ça ne dépend pas de l’âge. Même fatiguée, si j’ai un projet de vie et des intérêts, si je suis en lien avec les autres, c’est source de vitalité. Sans ouverture relationnelle, on perd son énergie. L’isolement peut faire perdre le goût de la vie.  La première question à se poser : Qu’est ce qui me porte et comment je me sens reliée ?


2) Chercher le sens de sa vie

Mobiliser son énergie vitale, c’est se demander : Quel sens je veux donner à ma vie ? Qu’est ce qui, pour moi aujourd’hui, est essentiel ?  Quand on avance dans son existence, il ne s’agit plus de chercher à faire mais à “être”. La question ne se pose donc pas en terme d’activités mais de valeur de sens. Et cela suppose d’être clair avec ses valeurs. Définir ses priorités et ses vraies envies.


3) Ne pas avoir peur du vide et des questions

La crise du milieu de vie s’est aujourd’hui déplacée. Autour de la cinquantaine ou de la soixantaine, les événements nous poussent à faire le point. On peut éprouver une certaine fatigue ou se découvrir une fragilité ; pour les femmes, c’est l’installation de la ménopause. Les enfants partent, la retraite approche, on peut avoir perdu son travail plus tôt que prévu et être tenté de remplir sa vie. Il faut au contraire éviter de se lancer dans une frénésie d’activités et accepter d’affronter un certain vide. On parle aujourd’hui de ces “papyboomers” en pleine santé qui courent d’une activité à l’autre, d’un coin du monde à l’autre. La société nous vend l’éternelle jeunesse. Plutôt que de se lancer dans une fuite en avant, de continuer à vivre sur les mêmes valeurs de productivité et de rapidité, il faut oser l’interrogation. Oser inventer des valeurs propres à ce temps de la vie. Ne pas faire plus de choses, mais les faire mieux.


4) Faire un bilan

Il peut être important de se poser pour faire un petit bilan. Soit seul, guidé par des lectures, ou avec d’autres lors de journées de réflexion pour regarder ses réussites et mesurer ses ressources. Observer aussi la façon dont on a traversé les difficultés et  dont on s’en est sorti. Faire un bilan de vie pour ne pas passer à côté de ce qui est essentiel pour soi et se confronter à ses réalisations pour mieux dégager un projet de vie.


5) Se relier à sa force intérieure

Entrer dans la “force de l’âge”, expression souvent péjorative, c’est en réalité chercher à être mieux connecté à ce que je suis profondément, à cette force intérieure qui définit mon identité, mon rapport à la vie. Choisir de vivre moins vite pour se reconnecter à l’essentiel. A plus d’authenticité, plus de vérité. S’interroger enfin sur cette question : “Où me sentirai-je le plus en vie ?, qu’est-ce qui me donne le sentiment d’exister ?”.

Les grands-parents aujourd’hui, leur rôle, leurs droits

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Dans dix ans, 30 % des Français auront plus de 60 ans. Actuellement, on estime qu’un Français sur quatre est grand-parent ! La démographie connaît de profondes modifications, nos rythmes et nos façons de vivre en famille aussi. Les grands-parents sont en première ligne de la solidarité intergénérationnelle.

« Nous voulons inciter les grands-parents à prendre leur place dans la construction de la société, explique la Ministre. Leur rôle effectif est majeur, mais la prise de conscience de leur action n’est pas à la hauteur. » Michèle Delaunay a donc chargé l’École des grands-parents européens (EGPE) de concevoir un colloque, ouvert à tous, qui se tiendra mardi 19 novembre au Ministère de la Santé.

« Le rôle des grands-parents dans la société est colossal. Quand il s’agit de garder les enfants pour zéro centimes en particulier ! Ce temps donné pour leurs petits-enfants représenterait  23 millions d’heures hebdomadaires ! », précise Armelle Le Bigot, présidente de l’EGPE. D’autant qu’un certain nombre de ces grands-pères et grands-mères sont encore au travail, et que « dans les entreprises ils n’existent pas ». Un constat appuyé par le ministère qui veut encourager la réflexion sur de nouveaux modèles. « On pourrait imaginer que des crèches d’entreprises accueillent des petits-enfants de grands-parents salariés. Ou des crèches grands-parentales sur le modèle des crèches parentales associatives. On pourrait aussi penser un dispositif d’aménagement du temps de travail pour ces grands-parents soutiens de famille », suggère par exemple Michèle Delaunay qui n’entend pas légiférer, mais porter ces questions dans l’espace public et inciter les grosses entreprises à « s’adapter aux évolutions de la société, comme cela s’est fait peu à peu sur les aidants familiaux ». Sur ce terrain, l’EGPE souhaite associer l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises dont le président interviendra le 19 novembre.

Les relations familiales seront également au cœur des discussions, avec la présentation des résultats d’une étude - Opinion Way pour l’EGPE - croisant les regards des grands-parents, parents et petits-enfants sur le rôle des grands-parents dévoilés lors du colloque viendront ainsi éclairer les différentes générations concernées par ce lien particulier. « Or on parle beaucoup des seniors mais jamais des grands-parents, qui sont absents des textes juridiques », note Armelle Le Bigot. Le Code civil parle en effet des ascendants, et garantit le « droit de relations » à l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, et non plus à l’adulte (« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. (…) Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. »)

Un sujet abordé lors du colloque par Manuella Bourassin, professeur en droit privé à l’Université Paris Ouest et auteur des Droits des grands-parents. Une autre dépendance ? (éditions Dalloz), et Sylvie Moisdon-Châtaigner, maître de conférence en droit privé à la faculté de Rennes et auteur des Grands-parents et leurs descendants : quelles relations juridiques ? (éditions Litec). Des enjeux connus à l’EGPE qui reçoit toute l’année des appels d’hommes et de femmes en situation de litige avec leurs propres enfants et parfois empêchés de voir leurs petits-enfants. « Le recours à la justice a toujours des conséquences douloureuses. Pour ne pas en arriver là, nous proposons un service d’écoute Allô Grands Parents, des entretiens possibles avec un psychologue, ou une médiation ». Une personne neutre est ainsi chargée de « mettre les choses à plat en toute confidentialité », de « faciliter le dialogue et rendre aux parties le soin de gérer le conflit en retissant des liens et en élaborant un projet concret ». De son côté, le ministère réfléchit à une charte des « droits des âgés » qui entendrait notamment « favoriser les relations des grands-parents avec leurs descendants ».

En savoir plus

> Service d’écoute Allô Grands Parents de l’École des grands-parents européens :  01 45 44 34 93.

> Colloque « Grands-parents aujourd’hui, la force de la vie ». Mardi 19 novembre 2013, de 10h à 13h

Au Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne, Paris 7ème. Entrée libre, mais inscription préalable impérative. Contacter l’EGPE : 01 45 44 34 93 / egpe@wanadoo.fr

Programme de la matinée :


> 9h30 Accueil


> 10h00 Présentation d’une étude sur les grands-parents (Opinion Way) pour l’École des grands-parents européens (EGPE)


> 10h15  Table ronde animée par Armelle Le Bigot-Macaux, Présidente de l’EGPE avec :

- François de Singly, sociologue

- François Fatoux, délégué général de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises

- Manuella Bourassin, maître de conférences en droit privé à l’université de Nanterre

- Sylvie Moisdon-Chataigner, maître de conférences à l’université de Rennes

- Catherine Enjolet, présidente de l’association « Parrains par mille »

> 11h15 Échange et débat animés par Christine Kelly, journaliste et membre du CSA, avec le pédopsychiatre Marcel Rufo et Michèle Delaunay 


> 12h15 Clôture par Michèle Delaunay

Les grands-parents aujourd’hui, leur rôle, leurs droits

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Dans dix ans, 30 % des Français auront plus de 60 ans. Actuellement, on estime qu’un Français sur quatre est grand-parent ! La démographie connaît de profondes modifications, nos rythmes et nos façons de vivre en famille aussi. Les grands-parents sont en première ligne de la solidarité intergénérationnelle.

« Nous voulons inciter les grands-parents à prendre leur place dans la construction de la société, explique la Ministre. Leur rôle effectif est majeur, mais la prise de conscience de leur action n’est pas à la hauteur. » Michèle Delaunay a donc chargé l’École des grands-parents européens (EGPE) de concevoir un colloque, ouvert à tous, qui se tiendra mardi 19 novembre au Ministère de la Santé.

« Le rôle des grands-parents dans la société est colossal. Quand il s’agit de garder les enfants pour zéro centimes en particulier ! Ce temps donné pour leurs petits-enfants représenterait  23 millions d’heures hebdomadaires ! », précise Armelle Le Bigot, présidente de l’EGPE. D’autant qu’un certain nombre de ces grands-pères et grands-mères sont encore au travail, et que « dans les entreprises ils n’existent pas ». Un constat appuyé par le ministère qui veut encourager la réflexion sur de nouveaux modèles. « On pourrait imaginer que des crèches d’entreprises accueillent des petits-enfants de grands-parents salariés. Ou des crèches grands-parentales sur le modèle des crèches parentales associatives. On pourrait aussi penser un dispositif d’aménagement du temps de travail pour ces grands-parents soutiens de famille », suggère par exemple Michèle Delaunay qui n’entend pas légiférer, mais porter ces questions dans l’espace public et inciter les grosses entreprises à « s’adapter aux évolutions de la société, comme cela s’est fait peu à peu sur les aidants familiaux ». Sur ce terrain, l’EGPE souhaite associer l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises dont le président interviendra le 19 novembre.

Les relations familiales seront également au cœur des discussions, avec la présentation des résultats d’une étude - Opinion Way pour l’EGPE - croisant les regards des grands-parents, parents et petits-enfants sur le rôle des grands-parents dévoilés lors du colloque viendront ainsi éclairer les différentes générations concernées par ce lien particulier. « Or on parle beaucoup des seniors mais jamais des grands-parents, qui sont absents des textes juridiques », note Armelle Le Bigot. Le Code civil parle en effet des ascendants, et garantit le « droit de relations » à l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, et non plus à l’adulte (« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. (…) Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. »)

Un sujet abordé lors du colloque par Manuella Bourassin, professeur en droit privé à l’Université Paris Ouest et auteur des Droits des grands-parents. Une autre dépendance ? (éditions Dalloz), et Sylvie Moisdon-Châtaigner, maître de conférence en droit privé à la faculté de Rennes et auteur des Grands-parents et leurs descendants : quelles relations juridiques ? (éditions Litec). Des enjeux connus à l’EGPE qui reçoit toute l’année des appels d’hommes et de femmes en situation de litige avec leurs propres enfants et parfois empêchés de voir leurs petits-enfants. « Le recours à la justice a toujours des conséquences douloureuses. Pour ne pas en arriver là, nous proposons un service d’écoute Allô Grands Parents, des entretiens possibles avec un psychologue, ou une médiation ». Une personne neutre est ainsi chargée de « mettre les choses à plat en toute confidentialité », de « faciliter le dialogue et rendre aux parties le soin de gérer le conflit en retissant des liens et en élaborant un projet concret ». De son côté, le ministère réfléchit à une charte des « droits des âgés » qui entendrait notamment « favoriser les relations des grands-parents avec leurs descendants ».

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> Service d’écoute Allô Grands Parents de l’École des grands-parents européens :  01 45 44 34 93.

> Colloque « Grands-parents aujourd’hui, la force de la vie ». Mardi 19 novembre 2013, de 10h à 13h

Au Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne, Paris 7ème. Entrée libre, mais inscription préalable impérative. Contacter l’EGPE : 01 45 44 34 93 / egpe@wanadoo.fr

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> 10h15  Table ronde animée par Armelle Le Bigot-Macaux, Présidente de l’EGPE avec :

- François de Singly, sociologue

- François Fatoux, délégué général de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises

- Manuella Bourassin, maître de conférences en droit privé à l’université de Nanterre

- Sylvie Moisdon-Chataigner, maître de conférences à l’université de Rennes

- Catherine Enjolet, présidente de l’association « Parrains par mille »

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Dans dix ans, 30 % des Français auront plus de 60 ans. Actuellement, on estime qu’un Français sur quatre est grand-parent ! La démographie connaît de profondes modifications, nos rythmes et nos façons de vivre en famille aussi. Les grands-parents sont en première ligne de la solidarité intergénérationnelle.

« Nous voulons inciter les grands-parents à prendre leur place dans la construction de la société, explique la Ministre. Leur rôle effectif est majeur, mais la prise de conscience de leur action n’est pas à la hauteur. » Michèle Delaunay a donc chargé l’École des grands-parents européens (EGPE) de concevoir un colloque, ouvert à tous, qui se tiendra mardi 19 novembre au Ministère de la Santé.

« Le rôle des grands-parents dans la société est colossal. Quand il s’agit de garder les enfants pour zéro centimes en particulier ! Ce temps donné pour leurs petits-enfants représenterait  23 millions d’heures hebdomadaires ! », précise Armelle Le Bigot, présidente de l’EGPE. D’autant qu’un certain nombre de ces grands-pères et grands-mères sont encore au travail, et que « dans les entreprises ils n’existent pas ». Un constat appuyé par le ministère qui veut encourager la réflexion sur de nouveaux modèles. « On pourrait imaginer que des crèches d’entreprises accueillent des petits-enfants de grands-parents salariés. Ou des crèches grands-parentales sur le modèle des crèches parentales associatives. On pourrait aussi penser un dispositif d’aménagement du temps de travail pour ces grands-parents soutiens de famille », suggère par exemple Michèle Delaunay qui n’entend pas légiférer, mais porter ces questions dans l’espace public et inciter les grosses entreprises à « s’adapter aux évolutions de la société, comme cela s’est fait peu à peu sur les aidants familiaux ». Sur ce terrain, l’EGPE souhaite associer l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises dont le président interviendra le 19 novembre.

Les relations familiales seront également au cœur des discussions, avec la présentation des résultats d’une étude - Opinion Way pour l’EGPE - croisant les regards des grands-parents, parents et petits-enfants sur le rôle des grands-parents dévoilés lors du colloque viendront ainsi éclairer les différentes générations concernées par ce lien particulier. « Or on parle beaucoup des seniors mais jamais des grands-parents, qui sont absents des textes juridiques », note Armelle Le Bigot. Le Code civil parle en effet des ascendants, et garantit le « droit de relations » à l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, et non plus à l’adulte (« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. (…) Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. »)

Un sujet abordé lors du colloque par Manuella Bourassin, professeur en droit privé à l’Université Paris Ouest et auteur des Droits des grands-parents. Une autre dépendance ? (éditions Dalloz), et Sylvie Moisdon-Châtaigner, maître de conférence en droit privé à la faculté de Rennes et auteur des Grands-parents et leurs descendants : quelles relations juridiques ? (éditions Litec). Des enjeux connus à l’EGPE qui reçoit toute l’année des appels d’hommes et de femmes en situation de litige avec leurs propres enfants et parfois empêchés de voir leurs petits-enfants. « Le recours à la justice a toujours des conséquences douloureuses. Pour ne pas en arriver là, nous proposons un service d’écoute Allô Grands Parents, des entretiens possibles avec un psychologue, ou une médiation ». Une personne neutre est ainsi chargée de « mettre les choses à plat en toute confidentialité », de « faciliter le dialogue et rendre aux parties le soin de gérer le conflit en retissant des liens et en élaborant un projet concret ». De son côté, le ministère réfléchit à une charte des « droits des âgés » qui entendrait notamment « favoriser les relations des grands-parents avec leurs descendants ».

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- Sylvie Moisdon-Chataigner, maître de conférences à l’université de Rennes

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Les grands-parents aujourd’hui, leur rôle, leurs droits

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Dans dix ans, 30 % des Français auront plus de 60 ans. Actuellement, on estime qu’un Français sur quatre est grand-parent ! La démographie connaît de profondes modifications, nos rythmes et nos façons de vivre en famille aussi. Les grands-parents sont en première ligne de la solidarité intergénérationnelle.

« Nous voulons inciter les grands-parents à prendre leur place dans la construction de la société, explique la Ministre. Leur rôle effectif est majeur, mais la prise de conscience de leur action n’est pas à la hauteur. » Michèle Delaunay a donc chargé l’École des grands-parents européens (EGPE) de concevoir un colloque, ouvert à tous, qui se tiendra mardi 19 novembre au Ministère de la Santé.

« Le rôle des grands-parents dans la société est colossal. Quand il s’agit de garder les enfants pour zéro centimes en particulier ! Ce temps donné pour leurs petits-enfants représenterait  23 millions d’heures hebdomadaires ! », précise Armelle Le Bigot, présidente de l’EGPE. D’autant qu’un certain nombre de ces grands-pères et grands-mères sont encore au travail, et que « dans les entreprises ils n’existent pas ». Un constat appuyé par le ministère qui veut encourager la réflexion sur de nouveaux modèles. « On pourrait imaginer que des crèches d’entreprises accueillent des petits-enfants de grands-parents salariés. Ou des crèches grands-parentales sur le modèle des crèches parentales associatives. On pourrait aussi penser un dispositif d’aménagement du temps de travail pour ces grands-parents soutiens de famille », suggère par exemple Michèle Delaunay qui n’entend pas légiférer, mais porter ces questions dans l’espace public et inciter les grosses entreprises à « s’adapter aux évolutions de la société, comme cela s’est fait peu à peu sur les aidants familiaux ». Sur ce terrain, l’EGPE souhaite associer l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises dont le président interviendra le 19 novembre.

Les relations familiales seront également au cœur des discussions, avec la présentation des résultats d’une étude - Opinion Way pour l’EGPE - croisant les regards des grands-parents, parents et petits-enfants sur le rôle des grands-parents dévoilés lors du colloque viendront ainsi éclairer les différentes générations concernées par ce lien particulier. « Or on parle beaucoup des seniors mais jamais des grands-parents, qui sont absents des textes juridiques », note Armelle Le Bigot. Le Code civil parle en effet des ascendants, et garantit le « droit de relations » à l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, et non plus à l’adulte (« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. (…) Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. »)

Un sujet abordé lors du colloque par Manuella Bourassin, professeur en droit privé à l’Université Paris Ouest et auteur des Droits des grands-parents. Une autre dépendance ? (éditions Dalloz), et Sylvie Moisdon-Châtaigner, maître de conférence en droit privé à la faculté de Rennes et auteur des Grands-parents et leurs descendants : quelles relations juridiques ? (éditions Litec). Des enjeux connus à l’EGPE qui reçoit toute l’année des appels d’hommes et de femmes en situation de litige avec leurs propres enfants et parfois empêchés de voir leurs petits-enfants. « Le recours à la justice a toujours des conséquences douloureuses. Pour ne pas en arriver là, nous proposons un service d’écoute Allô Grands Parents, des entretiens possibles avec un psychologue, ou une médiation ». Une personne neutre est ainsi chargée de « mettre les choses à plat en toute confidentialité », de « faciliter le dialogue et rendre aux parties le soin de gérer le conflit en retissant des liens et en élaborant un projet concret ». De son côté, le ministère réfléchit à une charte des « droits des âgés » qui entendrait notamment « favoriser les relations des grands-parents avec leurs descendants ».

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Au Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne, Paris 7ème. Entrée libre, mais inscription préalable impérative. Contacter l’EGPE : 01 45 44 34 93 / egpe@wanadoo.fr

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> 12h15 Clôture par Michèle Delaunay

Comète ISON, que va-t-il se passer ?

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La comète ISON, photographiée par Damian Peach le 15 novembre 2013. Photo D. Peach.

La comète ISON, photographiée par Damian Peach le 15 novembre 2013. Photo D. Peach.

Cette fois, ça y est, les choses sérieuses commencent… La comète ISON, que les astronomes amateurs et professionnels suivent avec curiosité depuis plus d’un an, est en pleine effervescence et change d’aspect d’heure en heure… Tous les observatoires du monde ont un télescope pointé vers la belle comète, qui gagne en éclat et en taille de nuit en nuit… Pourquoi cet engouement ? Parce que ISON, après son passage auprès du Soleil, le 28 novembre, pourrait offrir un spectacle extraordinaire… Pourrait ? Oui : les comètes, astres fantasques et fragiles, sont notoirement imprévisibles. Alors, « grande comète de 2013 », comme je l’espérais ici voici quelques mois, « comète du siècle », selon des confrères peut-être trop optimistes, ou « flop de l’année » ? En fait, cette question n’intéresse que les astronomes amateurs, et le grand public, qui peut espérer contempler à l’œil nu le passage de la comète dans le ciel de la Terre.
Mais pour les scientifiques, les choses ne se présentent pas ainsi. Pour eux, la comète ISON sera dans tous les cas une source d’information précieuse sur les petits corps glacés qui orbitent loin du Soleil. ISON (International Scientific Optical Network) a été découverte en Russie par Vitali Nevski et Artyom Novichonok en septembre 2012. Très vite, il est apparu que l’astre provenait probablement du nuage de Oort, situé à des centaines de milliards de kilomètres du Soleil. Ce nuage, qui pourrait contenir des milliards de comètes, serait le vestige de la formation du système solaire et marquerait sa limite.
ISON pourrait donc être l’une de ces comètes primordiales, qui, venue des fins fonds du ciel, nous visiterait pour la première – et peut-être la dernière – fois… Son voyage, depuis qu’elle a décroché de son orbite lointaine, a probablement duré un million d’années.
En s’approchant du Soleil, ISON, d’abord complètement gelée, a commencé à sortir de son hibernation entre les planètes Mars et Jupiter, au printemps 2013. La comète, qui mesure environ 5 kilomètres de diamètre et pèse peut-être cinquante milliards de tonnes, regorge de glaces, de gaz et de poussières. Aujourd’hui, chauffée par le Soleil qu’elle voit se rapprocher dangereusement, elle se sublime et éjecte des milliers de tonnes de matière à chaque seconde ! L’astre est désormais auréolé d’une chevelure pleine de glace et de poussières. En s’approchant du Soleil, la chevelure de la comète va s’accroître encore puis ISON va développer une queue longue de plusieurs dizaines de millions de kilomètres…
On en est là aujourd’hui. La comète, distante de moins de cent millions de kilomètres du Soleil, et qui fonce vers lui à raison de cinq millions de kilomètres par jour, projette derrière elle une magnifique chevelure. Son éclat, entre le début et la mi novembre, a augmenté d’un facteur cent ! Sous un très bon ciel, il est possible de l’apercevoir à l’œil nu et aux jumelles, dans la constellation de la Vierge. Mais la Lune va bientôt éclairer le ciel nocturne et probablement éclipser la comète jusqu’à la fin du mois…

Cette augmentation d’éclat est-elle une bonne nouvelle ? Pas forcément… D’après les mesures réalisées à l’observatoire de Pico Veleta, dans la Sierra Nevada andalouse, ce regain d’activité pourrait être lié à une fragmentation du noyau, la comète pourrait se briser et s’évaporer littéralement lorsqu’elle s’approchera du Soleil. Car ISON, dans sa trajectoire céleste, a choisi de jouer avec le feu… Le 28 novembre 2013, en effet, elle passera à un peu plus de un million de kilomètres seulement de notre étoile ! Là, durant, quelques heures, chauffée à plus de 2000 degrés, elle risque tout simplement de se désintégrer sous l’effet de l’attraction et de la chaleur de notre étoile.
Nous allons vivre cet événement heure par heure. En effet, si la comète, en frôlant le Soleil, sera évidemment invisible depuis la Terre, en revanche, elle n’échappera pas aux télescopes spatiaux en orbite autour de notre étoile, Stereo A, Stereo B, Solar Dynamics Observatory et Soho, qui la surveillent 24 h sur 24. Nous saurons donc, dès le 28 novembre, ce qui nous attend lorsque la comète s’éloignera du Soleil pour émerger dans les lueurs de l’aube, début décembre…
Si ISON survit à son incroyable rases-mottes stellaire, nous devrions voir émerger sa chevelure au dessus de l’horizon est le 3 ou le 4 décembre, à l’aube. Puis, nuit après nuit, elle s’éloignera du Soleil et se montrera, en fin de nuit, de plus en plus haut sur l’horizon, cheminant entre les constellations de la Couronne Boréale, le Bouvier, le Dragon et la Grande Ourse. Mais ne tirons pas de plans sur la comète avant d’assister à son passage face aux feux du Soleil.
Serge Brunier

Pour en savoir plus sur les comètes en général et ISON en particulier, Guillaume Cannat nous propose un excellent ouvrage, abondamment illustré, Le grand livre des comètes.

Les grands-parents aujourd’hui, leur rôle, leurs droits

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Dans dix ans, 30 % des Français auront plus de 60 ans. Actuellement, on estime qu’un Français sur quatre est grand-parent ! La démographie connaît de profondes modifications, nos rythmes et nos façons de vivre en famille aussi. Les grands-parents sont en première ligne de la solidarité intergénérationnelle.

« Nous voulons inciter les grands-parents à prendre leur place dans la construction de la société, explique la Ministre. Leur rôle effectif est majeur, mais la prise de conscience de leur action n’est pas à la hauteur. » Michèle Delaunay a donc chargé l’École des grands-parents européens (EGPE) de concevoir un colloque, ouvert à tous, qui se tiendra mardi 19 novembre au Ministère de la Santé.

« Le rôle des grands-parents dans la société est colossal. Quand il s’agit de garder les enfants pour zéro centimes en particulier ! Ce temps donné pour leurs petits-enfants représenterait  23 millions d’heures hebdomadaires ! », précise Armelle Le Bigot, présidente de l’EGPE. D’autant qu’un certain nombre de ces grands-pères et grands-mères sont encore au travail, et que « dans les entreprises ils n’existent pas ». Un constat appuyé par le ministère qui veut encourager la réflexion sur de nouveaux modèles. « On pourrait imaginer que des crèches d’entreprises accueillent des petits-enfants de grands-parents salariés. Ou des crèches grands-parentales sur le modèle des crèches parentales associatives. On pourrait aussi penser un dispositif d’aménagement du temps de travail pour ces grands-parents soutiens de famille », suggère par exemple Michèle Delaunay qui n’entend pas légiférer, mais porter ces questions dans l’espace public et inciter les grosses entreprises à « s’adapter aux évolutions de la société, comme cela s’est fait peu à peu sur les aidants familiaux ». Sur ce terrain, l’EGPE souhaite associer l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises dont le président interviendra le 19 novembre.

Les relations familiales seront également au cœur des discussions, avec la présentation des résultats d’une étude - Opinion Way pour l’EGPE - croisant les regards des grands-parents, parents et petits-enfants sur le rôle des grands-parents dévoilés lors du colloque viendront ainsi éclairer les différentes générations concernées par ce lien particulier. « Or on parle beaucoup des seniors mais jamais des grands-parents, qui sont absents des textes juridiques », note Armelle Le Bigot. Le Code civil parle en effet des ascendants, et garantit le « droit de relations » à l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, et non plus à l’adulte (« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. (…) Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. »)

Un sujet abordé lors du colloque par Manuella Bourassin, professeur en droit privé à l’Université Paris Ouest et auteur des Droits des grands-parents. Une autre dépendance ? (éditions Dalloz), et Sylvie Moisdon-Châtaigner, maître de conférence en droit privé à la faculté de Rennes et auteur des Grands-parents et leurs descendants : quelles relations juridiques ? (éditions Litec). Des enjeux connus à l’EGPE qui reçoit toute l’année des appels d’hommes et de femmes en situation de litige avec leurs propres enfants et parfois empêchés de voir leurs petits-enfants. « Le recours à la justice a toujours des conséquences douloureuses. Pour ne pas en arriver là, nous proposons un service d’écoute Allô Grands Parents, des entretiens possibles avec un psychologue, ou une médiation ». Une personne neutre est ainsi chargée de « mettre les choses à plat en toute confidentialité », de « faciliter le dialogue et rendre aux parties le soin de gérer le conflit en retissant des liens et en élaborant un projet concret ». De son côté, le ministère réfléchit à une charte des « droits des âgés » qui entendrait notamment « favoriser les relations des grands-parents avec leurs descendants ».

En savoir plus

> Service d’écoute Allô Grands Parents de l’École des grands-parents européens :  01 45 44 34 93.

> Colloque « Grands-parents aujourd’hui, la force de la vie ». Mardi 19 novembre 2013, de 10h à 13h

Au Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne, Paris 7ème. Entrée libre, mais inscription préalable impérative. Contacter l’EGPE : 01 45 44 34 93 / egpe@wanadoo.fr

Programme de la matinée :


> 9h30 Accueil


> 10h00 Présentation d’une étude sur les grands-parents (Opinion Way) pour l’École des grands-parents européens (EGPE)


> 10h15  Table ronde animée par Armelle Le Bigot-Macaux, Présidente de l’EGPE avec :

- François de Singly, sociologue

- François Fatoux, délégué général de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises

- Manuella Bourassin, maître de conférences en droit privé à l’université de Nanterre

- Sylvie Moisdon-Chataigner, maître de conférences à l’université de Rennes

- Catherine Enjolet, présidente de l’association « Parrains par mille »

> 11h15 Échange et débat animés par Christine Kelly, journaliste et membre du CSA, avec le pédopsychiatre Marcel Rufo et Michèle Delaunay 


> 12h15 Clôture par Michèle Delaunay

Les grands-parents aujourd’hui, leur rôle, leurs droits

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Dans dix ans, 30 % des Français auront plus de 60 ans. Actuellement, on estime qu’un Français sur quatre est grand-parent ! La démographie connaît de profondes modifications, nos rythmes et nos façons de vivre en famille aussi. Les grands-parents sont en première ligne de la solidarité intergénérationnelle.

« Nous voulons inciter les grands-parents à prendre leur place dans la construction de la société, explique la Ministre. Leur rôle effectif est majeur, mais la prise de conscience de leur action n’est pas à la hauteur. » Michèle Delaunay a donc chargé l’École des grands-parents européens (EGPE) de concevoir un colloque, ouvert à tous, qui se tiendra mardi 19 novembre au Ministère de la Santé.

« Le rôle des grands-parents dans la société est colossal. Quand il s’agit de garder les enfants pour zéro centimes en particulier ! Ce temps donné pour leurs petits-enfants représenterait  23 millions d’heures hebdomadaires ! », précise Armelle Le Bigot, présidente de l’EGPE. D’autant qu’un certain nombre de ces grands-pères et grands-mères sont encore au travail, et que « dans les entreprises ils n’existent pas ». Un constat appuyé par le ministère qui veut encourager la réflexion sur de nouveaux modèles. « On pourrait imaginer que des crèches d’entreprises accueillent des petits-enfants de grands-parents salariés. Ou des crèches grands-parentales sur le modèle des crèches parentales associatives. On pourrait aussi penser un dispositif d’aménagement du temps de travail pour ces grands-parents soutiens de famille », suggère par exemple Michèle Delaunay qui n’entend pas légiférer, mais porter ces questions dans l’espace public et inciter les grosses entreprises à « s’adapter aux évolutions de la société, comme cela s’est fait peu à peu sur les aidants familiaux ». Sur ce terrain, l’EGPE souhaite associer l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises dont le président interviendra le 19 novembre.

Les relations familiales seront également au cœur des discussions, avec la présentation des résultats d’une étude - Opinion Way pour l’EGPE - croisant les regards des grands-parents, parents et petits-enfants sur le rôle des grands-parents dévoilés lors du colloque viendront ainsi éclairer les différentes générations concernées par ce lien particulier. « Or on parle beaucoup des seniors mais jamais des grands-parents, qui sont absents des textes juridiques », note Armelle Le Bigot. Le Code civil parle en effet des ascendants, et garantit le « droit de relations » à l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, et non plus à l’adulte (« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. (…) Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. »)

Un sujet abordé lors du colloque par Manuella Bourassin, professeur en droit privé à l’Université Paris Ouest et auteur des Droits des grands-parents. Une autre dépendance ? (éditions Dalloz), et Sylvie Moisdon-Châtaigner, maître de conférence en droit privé à la faculté de Rennes et auteur des Grands-parents et leurs descendants : quelles relations juridiques ? (éditions Litec). Des enjeux connus à l’EGPE qui reçoit toute l’année des appels d’hommes et de femmes en situation de litige avec leurs propres enfants et parfois empêchés de voir leurs petits-enfants. « Le recours à la justice a toujours des conséquences douloureuses. Pour ne pas en arriver là, nous proposons un service d’écoute Allô Grands Parents, des entretiens possibles avec un psychologue, ou une médiation ». Une personne neutre est ainsi chargée de « mettre les choses à plat en toute confidentialité », de « faciliter le dialogue et rendre aux parties le soin de gérer le conflit en retissant des liens et en élaborant un projet concret ». De son côté, le ministère réfléchit à une charte des « droits des âgés » qui entendrait notamment « favoriser les relations des grands-parents avec leurs descendants ».

En savoir plus

> Service d’écoute Allô Grands Parents de l’École des grands-parents européens :  01 45 44 34 93.

> Colloque « Grands-parents aujourd’hui, la force de la vie ». Mardi 19 novembre 2013, de 10h à 13h

Au Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne, Paris 7ème. Entrée libre, mais inscription préalable impérative. Contacter l’EGPE : 01 45 44 34 93 / egpe@wanadoo.fr

Programme de la matinée :


> 9h30 Accueil


> 10h00 Présentation d’une étude sur les grands-parents (Opinion Way) pour l’École des grands-parents européens (EGPE)


> 10h15  Table ronde animée par Armelle Le Bigot-Macaux, Présidente de l’EGPE avec :

- François de Singly, sociologue

- François Fatoux, délégué général de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises

- Manuella Bourassin, maître de conférences en droit privé à l’université de Nanterre

- Sylvie Moisdon-Chataigner, maître de conférences à l’université de Rennes

- Catherine Enjolet, présidente de l’association « Parrains par mille »

> 11h15 Échange et débat animés par Christine Kelly, journaliste et membre du CSA, avec le pédopsychiatre Marcel Rufo et Michèle Delaunay 


> 12h15 Clôture par Michèle Delaunay

Un nouveau procédé pour révéler les empreintes digitales voit le jour

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Fumigation au Lumicyano - Empreinte (UV) Détail des crêtes x200

Fumigation au Lumicyano – Empreinte (UV)
Détail des crêtes x200

Une nouvelle technique permettant de révéler les empreintes digitales a été développée par des scientifiques français. Cette méthode serait beaucoup plus performante que celle actuellement utilisée par la police scientifique.

Pour comprendre la portée de cette innovation, il faut d’abord savoir que depuis plusieurs décennies, plusieurs laboratoires dans le monde travaillent activement à la mise au point de nouveaux procédés permettant de révéler les empreintes digitales. Des efforts légitimés par le fait que la technique actuellement utilisée par la police scientifique, demeurée pratiquement inchangée depuis un siècle, est faiblement efficace.

En effet, de nombreux paramètres peuvent empêcher l’obtention de relevés d’empreintes exploitables, comme par exemple un support d’empreinte dont la couleur est trop claire, ou une empreinte trop légèrement apposée.

Certes, il existe bien un procédé plus récent qui permet de rendre l’empreinte fluorescente lorsque le relevé de l’empreinte digitale par la méthode classique est trop complexe. Mais son coût dissuade souvent les services de police qui pourraient avoir besoin de l’utiliser. De surcroît, son utilisation a souvent pour conséquence de dégrader les empreintes à relever, ce qui interdit d’effectuer des relevés ADN par la suite.

Dans cette course technologique visant à concevoir des techniques de révélations d’empreintes digitales plus performantes, des scientifiques français du laboratoire de photophysique et photochimie supramoléculaire et macromoléculaire (CNRS/ENS Cachan) viennent probablement de marquer un point important. En collaboration avec la société française Crime Scene Technology, ces chercheurs ont en effet réussi à mettre au point une substance appelée  Lumicyano, dont l’application sur les empreintes digitales permet de les révéler de façon beaucoup plus efficace que les procédés actuellement utilisés.

De quoi s’agit-il exactement ? Pour comprendre, il faut d’abord savoir que la technique actuellement utilisée consiste à appliquer par fumigation d’un produit appelé cyanoacrylate : celui-ci vient se fixer sur les traces graisseuses laissées par les reliefs du doigt (ces reliefs sont appelés crêtes papillaires), ce qui génère une réaction chimique dont le résultat est l’apparition d’un dépôt blanc à l’endroit de ces crêtes papillaires. Et c’est précisément ce dépôt blanc qui, une fois photographié, peut alors permettre de produire une image de l’empreinte digitale.

Pour concevoir le Lumicyano, les scientifiques français ont réutilisé le cyanoacrylate, qu’ils ont mélangé avec une molécule de la famille des tétrazines, de minuscules colorants fluorescents.

Résultat ? Après exposition au Lumicyano, les empreintes à relever apparaissent fluorescentes lorsqu’elles sont balayées avec le faisceau d’une lampe à UV. Quant à la qualité de l’image obtenue, elle est nettement supérieure à ce que permet le procédé actuel. Le tout pour un coût bien plus réduit que celui engendré par le procédé de révélation par fluorescence actuellement utilisé par la police scientifique.

Ces travaux feront l’objet d’une publication dans l’édition du 10 décembre 2013 de la revue Forensic Science International, dont le titre sera « Lumicyano™: A new fluorescent cyanoacrylate for a one-step luminescent latent fingermark development »

 

Photo : Crime Scene Technology