50 ans, l’âge d’un nouveau départ ?

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Jamais, dans l’histoire de l’humanité, nous n’avons vécu aussi longtemps. Cette révolution démographique semble brouiller le sens des âges, qui relevait autrefois de l’évidence. Qu’est-ce qu’un enfant, un jeune, un adulte ou un vieux en 2017 ? Le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, co-auteur, avec Éric Deschavane, de Philosophie des âges de la vie (Grasset, 2007), et avec Serge Guérin, de la Guerre des générations aura-t-elle lieu ? (Calmann-Lévy, 2017), nous livre ses réflexions sur l’âge de la « maturescence ».


En un siècle, nous avons gagné environ 30 années de vie supplémentaire. Dans ce contexte, les « quinquas » sont-ils des vieux ou des jeunes ?


Chez les animaux, il existe deux âges : l’enfance, qui se termine au moment où commence la capacité de reproduction, et l’adulte, qui a rarement la possibilité de vieillir, sauf dans un zoo… La civilisation humaine, elle, a inventé deux âges supplémentaires, la jeunesse et la…

Redécouvrir l’Évangile… à quatre pattes

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Dans le petit village de Nazareth, où il ne se passe jamais rien, le jeune Bo, âne du meunier, a des rêves de grandeur : il espère bien un jour pouvoir porter un roi sur son dos. Autant dire qu’il rêve… Et pourtant, le voilà qui croise la route d’une certaine Marie et de son époux Joseph, qui vont l’entraîner malgré eux dans une étonnante aventure. Tel est le point de départ du film d’animation l’Étoile de Noël. (On ne vous révèle pas la fin, mais vous ne devriez pas avoir trop de mal à deviner de quoi il retourne).


Ces animaux qui ont la parole


Quand on y pense, c’est un comble : l’âne de la Nativité, l’un des plus célèbres animaux de la tradition chrétienne – avec son fameux compère le bœuf – n’est même pas dans l’Évangile ! Les deux ne doivent leur place de choix qu’à un apocryphe, ainsi qu’à une tradition appuyée par un certain François d’Assise lorsqu’il met en scène une crèche vivante en 1223. Pourtant, l’âne et le bœuf constituent depuis longtemps – avec les moutons et les chameaux des mages – une porte d’entrée privilégiée pour les enfants dans ce mystère. « C’est un excellent prétexte pour accrocher l’attention », analyse Bénédicte Delelis, qui signe avec Éric Puybaret le très bel album l’Évangile raconté par les animaux (Mame). « L’animal convoque tous les sens de l’enfant : son envie de toucher, d’entendre, de ressentir… Il peut aussi provoquer le rire, par son côté décalé. »


Dans son ouvrage, elle donne ainsi la parole non seulement aux bestioles qui croisent réellement la route du Christ (l’âne des Rameaux, le coq qui souligne l’abandon de Pierre) mais aussi ceux, plus nombreux, qui peuplent les paraboles : brebis perdue, renard, chameau, moineau… Une façon très concrète de revisiter ces épisodes, à travers un double regard : celui de l’animal qui s’interroge sur cet homme hors du commun, et celui de Jésus qui contemple la Création. « C’est aussi l’occasion de faire entendre simplement la Parole de Dieu, qu’elle se grave ainsi dans l’imaginaire et le cœur de l’enfant. Qu’en voyant une poule protéger ses petits, il se souvienne de Jésus qui dit : “Ah ! Jérusalem… Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes…” C’est très concret ; et d’ailleurs c’est exactement ce que fait le Christ avec nous ! »


Un univers familier


Un parti pris de fidélité à l’Écriture qui est aussi celui de l’Étoile de Noël. Tout en brodant une aventure palpitante dans les à-côtés du texte, le film respecte jusqu’aux dialogues de l’Évangile et permet de redécouvrir de façon vivante et drôle l’épisode de la Nativité. « On s’y promène comme dans un univers familier, confirme Bénédicte Delelis. J’aime aussi particulièrement la fraîcheur et le naturel avec lesquels les humains, Marie et Joseph, sont représentés. » Ou comment la candeur des animaux peut même aider à redonner plus de chair aux personnages de l’histoire sainte.


 


> Pour aller plus loin :


L’Étoile de Noël,

de Timothy Reckart.

États-Unis. Durée : 1h26, tous publics.


L’Évangile raconté par les animaux,

de Bénédicte Delelis et Éric Puybaret.

Mame, 12€.

Stoppons le harcèlement à l’école

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Pour une broutille, une jalousie, un règlement de comptes… un élève devient soudain la cible de ses pairs : moqué, stigmatisé, menacé. Trop souvent, il s’emmure dans le silence et encaisse. Le temps passe, la plupart s’en sortent ; mais certains n’ont pas trouvé d’autre issue que le suicide. Spécialiste de la question, le psychologue et chercheur scandinave Dan Olweus a élaboré cette définition du harcèlement : « Un élève est victime de violence lorsqu’il est exposé de manière répétée et à long terme à des actions négatives de la part d’un ou plusieurs élèves visant à lui porter préjudice, à le blesser ou à le mettre en difficulté. Il s’agit d’une situation intentionnellement agressive, induisant une relation d’asservissement psychologique. » Le rapport du sociologue de l’éducation Éric Debarbieux avait permis, en 2011, de mieux appréhender cette réalité. Et depuis ? « En cinq ans, plus de 300 “référents harcèlement” ont été répartis sur le territoire. Les enquêtes…

50 ans, l’âge d’un nouveau départ ?

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Jamais, dans l’histoire de l’humanité, nous n’avons vécu aussi longtemps. Cette révolution démographique semble brouiller le sens des âges, qui relevait autrefois de l’évidence. Qu’est-ce qu’un enfant, un jeune, un adulte ou un vieux en 2017 ? Le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, co-auteur, avec Éric Deschavane, de Philosophie des âges de la vie (Grasset, 2007), et avec Serge Guérin, de la Guerre des générations aura-t-elle lieu ? (Calmann-Lévy, 2017), nous livre ses réflexions sur l’âge de la « maturescence ».


En un siècle, nous avons gagné environ 30 années de vie supplémentaire. Dans ce contexte, les « quinquas » sont-ils des vieux ou des jeunes ?


Chez les animaux, il existe deux âges : l’enfance, qui se termine au moment où commence la capacité de reproduction, et l’adulte, qui a rarement la possibilité de vieillir, sauf dans un zoo… La civilisation humaine, elle, a inventé deux âges supplémentaires, la jeunesse et la…

Redécouvrir l’Évangile… à quatre pattes

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Dans le petit village de Nazareth, où il ne se passe jamais rien, le jeune Bo, âne du meunier, a des rêves de grandeur : il espère bien un jour pouvoir porter un roi sur son dos. Autant dire qu’il rêve… Et pourtant, le voilà qui croise la route d’une certaine Marie et de son époux Joseph, qui vont l’entraîner malgré eux dans une étonnante aventure. Tel est le point de départ du film d’animation l’Étoile de Noël. (On ne vous révèle pas la fin, mais vous ne devriez pas avoir trop de mal à deviner de quoi il retourne).


Ces animaux qui ont la parole


Quand on y pense, c’est un comble : l’âne de la Nativité, l’un des plus célèbres animaux de la tradition chrétienne – avec son fameux compère le bœuf – n’est même pas dans l’Évangile ! Les deux ne doivent leur place de choix qu’à un apocryphe, ainsi qu’à une tradition appuyée par un certain François d’Assise lorsqu’il met en scène une crèche vivante en 1223. Pourtant, l’âne et le bœuf constituent depuis longtemps – avec les moutons et les chameaux des mages – une porte d’entrée privilégiée pour les enfants dans ce mystère. « C’est un excellent prétexte pour accrocher l’attention », analyse Bénédicte Delelis, qui signe avec Éric Puybaret le très bel album l’Évangile raconté par les animaux (Mame). « L’animal convoque tous les sens de l’enfant : son envie de toucher, d’entendre, de ressentir… Il peut aussi provoquer le rire, par son côté décalé. »


Dans son ouvrage, elle donne ainsi la parole non seulement aux bestioles qui croisent réellement la route du Christ (l’âne des Rameaux, le coq qui souligne l’abandon de Pierre) mais aussi ceux, plus nombreux, qui peuplent les paraboles : brebis perdue, renard, chameau, moineau… Une façon très concrète de revisiter ces épisodes, à travers un double regard : celui de l’animal qui s’interroge sur cet homme hors du commun, et celui de Jésus qui contemple la Création. « C’est aussi l’occasion de faire entendre simplement la Parole de Dieu, qu’elle se grave ainsi dans l’imaginaire et le cœur de l’enfant. Qu’en voyant une poule protéger ses petits, il se souvienne de Jésus qui dit : “Ah ! Jérusalem… Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes…” C’est très concret ; et d’ailleurs c’est exactement ce que fait le Christ avec nous ! »


Un univers familier


Un parti pris de fidélité à l’Écriture qui est aussi celui de l’Étoile de Noël. Tout en brodant une aventure palpitante dans les à-côtés du texte, le film respecte jusqu’aux dialogues de l’Évangile et permet de redécouvrir de façon vivante et drôle l’épisode de la Nativité. « On s’y promène comme dans un univers familier, confirme Bénédicte Delelis. J’aime aussi particulièrement la fraîcheur et le naturel avec lesquels les humains, Marie et Joseph, sont représentés. » Ou comment la candeur des animaux peut même aider à redonner plus de chair aux personnages de l’histoire sainte.


 


> Pour aller plus loin :


L’Étoile de Noël,

de Timothy Reckart.

États-Unis. Durée : 1h26, tous publics.


L’Évangile raconté par les animaux,

de Bénédicte Delelis et Éric Puybaret.

Mame, 12€.

Stoppons le harcèlement à l’école

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Pour une broutille, une jalousie, un règlement de comptes… un élève devient soudain la cible de ses pairs : moqué, stigmatisé, menacé. Trop souvent, il s’emmure dans le silence et encaisse. Le temps passe, la plupart s’en sortent ; mais certains n’ont pas trouvé d’autre issue que le suicide. Spécialiste de la question, le psychologue et chercheur scandinave Dan Olweus a élaboré cette définition du harcèlement : « Un élève est victime de violence lorsqu’il est exposé de manière répétée et à long terme à des actions négatives de la part d’un ou plusieurs élèves visant à lui porter préjudice, à le blesser ou à le mettre en difficulté. Il s’agit d’une situation intentionnellement agressive, induisant une relation d’asservissement psychologique. » Le rapport du sociologue de l’éducation Éric Debarbieux avait permis, en 2011, de mieux appréhender cette réalité. Et depuis ? « En cinq ans, plus de 300 “référents harcèlement” ont été répartis sur le territoire. Les enquêtes…

Travail : les atouts méconnus des seniors

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C’est une bonne nouvelle pour les uns, une moins bonne pour d’autres. L’emploi des seniors âgés de 50 à 64 ans a connu une croissance de près de 30% ces dix dernières années, pour atteindre 58,7% en 2014 (Insee, Tableau de l’économie française, 2016). Un chiffre qui ne fait plus de la France le mauvais élève de l’Union européenne (UE) en la matière. Le report de l’âge légal de la retraite, l’arrêt de la dispense de recherche d’emploi pour les plus de 57 ans et le recul, dans les entreprises, du recours massif aux retraites anticipées ont mécaniquement augmenté le taux d’emploi des seniors. La France a ainsi suivi les autres pays occidentaux qui ont tous procédé à des réformes, partant du principe que, si nous vivons plus longtemps, il est logique de travailler plus longtemps.


L’âge, critère discriminant


Mais dans une France qui connaît un chômage de masse depuis plusieurs années, l’idée qu’il faut « laisser la place aux jeunes » demeure…

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Jamais, dans l’histoire de l’humanité, nous n’avons vécu aussi longtemps. Cette révolution démographique semble brouiller le sens des âges, qui relevait autrefois de l’évidence. Qu’est-ce qu’un enfant, un jeune, un adulte ou un vieux en 2017 ? Le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, co-auteur, avec Éric Deschavane, de Philosophie des âges de la vie (Grasset, 2007), et avec Serge Guérin, de la Guerre des générations aura-t-elle lieu ? (Calmann-Lévy, 2017), nous livre ses réflexions sur l’âge de la « maturescence ».


En un siècle, nous avons gagné environ 30 années de vie supplémentaire. Dans ce contexte, les « quinquas » sont-ils des vieux ou des jeunes ?


Chez les animaux, il existe deux âges : l’enfance, qui se termine au moment où commence la capacité de reproduction, et l’adulte, qui a rarement la possibilité de vieillir, sauf dans un zoo… La civilisation humaine, elle, a inventé deux âges supplémentaires, la jeunesse et la…

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Dans le petit village de Nazareth, où il ne se passe jamais rien, le jeune Bo, âne du meunier, a des rêves de grandeur : il espère bien un jour pouvoir porter un roi sur son dos. Autant dire qu’il rêve… Et pourtant, le voilà qui croise la route d’une certaine Marie et de son époux Joseph, qui vont l’entraîner malgré eux dans une étonnante aventure. Tel est le point de départ du film d’animation l’Étoile de Noël. (On ne vous révèle pas la fin, mais vous ne devriez pas avoir trop de mal à deviner de quoi il retourne).


Ces animaux qui ont la parole


Quand on y pense, c’est un comble : l’âne de la Nativité, l’un des plus célèbres animaux de la tradition chrétienne – avec son fameux compère le bœuf – n’est même pas dans l’Évangile ! Les deux ne doivent leur place de choix qu’à un apocryphe, ainsi qu’à une tradition appuyée par un certain François d’Assise lorsqu’il met en scène une crèche vivante en 1223. Pourtant, l’âne et le bœuf constituent depuis longtemps – avec les moutons et les chameaux des mages – une porte d’entrée privilégiée pour les enfants dans ce mystère. « C’est un excellent prétexte pour accrocher l’attention », analyse Bénédicte Delelis, qui signe avec Éric Puybaret le très bel album l’Évangile raconté par les animaux (Mame). « L’animal convoque tous les sens de l’enfant : son envie de toucher, d’entendre, de ressentir… Il peut aussi provoquer le rire, par son côté décalé. »


Dans son ouvrage, elle donne ainsi la parole non seulement aux bestioles qui croisent réellement la route du Christ (l’âne des Rameaux, le coq qui souligne l’abandon de Pierre) mais aussi ceux, plus nombreux, qui peuplent les paraboles : brebis perdue, renard, chameau, moineau… Une façon très concrète de revisiter ces épisodes, à travers un double regard : celui de l’animal qui s’interroge sur cet homme hors du commun, et celui de Jésus qui contemple la Création. « C’est aussi l’occasion de faire entendre simplement la Parole de Dieu, qu’elle se grave ainsi dans l’imaginaire et le cœur de l’enfant. Qu’en voyant une poule protéger ses petits, il se souvienne de Jésus qui dit : “Ah ! Jérusalem… Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes…” C’est très concret ; et d’ailleurs c’est exactement ce que fait le Christ avec nous ! »


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Un parti pris de fidélité à l’Écriture qui est aussi celui de l’Étoile de Noël. Tout en brodant une aventure palpitante dans les à-côtés du texte, le film respecte jusqu’aux dialogues de l’Évangile et permet de redécouvrir de façon vivante et drôle l’épisode de la Nativité. « On s’y promène comme dans un univers familier, confirme Bénédicte Delelis. J’aime aussi particulièrement la fraîcheur et le naturel avec lesquels les humains, Marie et Joseph, sont représentés. » Ou comment la candeur des animaux peut même aider à redonner plus de chair aux personnages de l’histoire sainte.


 


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de Timothy Reckart.

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L’Évangile raconté par les animaux,

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